MAITIKSSI DES CL488ES
Je n'ai pas le règlement des classes ici ^ mais je vous dirai bien, sans le voir, qu'il ne faut rien régler pour les promenades, et qu'elles dépendent de la volonté de la première maltresse. Je 'sais qa en son absence la seconde peut faire de même ; mais il faut qu'en effet elles fassent tout de même, et ({oe les demoiselles ne puissent dire : « Notre seconde maltresse n'est pas si sévère que la première; elle est bien plus portée à nous donner du relâchement. » Ne leur donnez jamais lieu de tenir de pareils discours, et que les seconde, troisième et quatrième soient plus ou moins sévères selon la pratique de li première, s'y conformant en tout. Votre gouvernement ne sera jamais solide s'il n'est uniforme, et si, au lieu de songer à se faire aimer des demoiselles, on ne songe à leur faire voir qu'elles sont conduites par le même esprit. Vous avez du bon sens, vous
^ Lettres et Avis y p. 407.
* Marie-Françoise du Mesnil-Adelée de DraguevUle, Dame de Saint-Louis, n'avait pas été élevée à Saini-Gyr : « EUe ooDQQtde bonne heure la vanité du monde, disent les Mémoires de Saint- Cyr^ et comprit qu'il n'y a point de meilleur parti à prendre pour assurer son salut que d'embrasser la vie religieuse. » Elle fit profession le 11 décanbre 1715,el mouruten 1738, &géede qoftranleHïiuq ans.
AVIS A DBinC DEV0ISBLLC8 DE SAINT-CTH (1716). 375
n'êtes point molle, vous connoissezie monde; ainsi je compte que vous rendrez nos filles plus laborieuses, moins enfants, moins attachées à leurs plaisirs, moins causeuses, et en tout raisonnables, comme il convient à leur âge et à leur éducation. Je vous prie de leur faire bien des amitiés de ma part, et de croire que j'en ai beaucoup pour vous.