‹ Lettres et extases de Gemma GalganiChapitre 3 sur 59 · Gemma craint d'être victime de l'illusion · texte numérisé non relu

Gemma craint d'être victime de l'illusion

Père, que j'ai peur pour mon âme I Père, j'ai peur, j'ai peur, j'ai peur de me damner, parce que hier un prêtre, venu pour voir maman1, nous a raconté qu'une religieuse portail les stigmates aux mains, aux pieds, à la tête et au cœur, qu'elle avait des extases, et que tout était tromperie. Lui ressemblerais-je, Père? S'il y avait chez moi tromperie, j'irais en enfer. Je voudrais que vous m'expliquiez bien la signification de ce mot tromperie, parce que je ne voudrais tromper personne. Recommandez-moi à Jésus; je veux être bonne, sincère et obéissante. L'autre soir il m'est venu une inquiétude, et Jésus m'a dît intérieurement : « Tu me crois peut-être incapable de faire un

i. Mme Cécilia Giannini, qui l'avait adoptée, et «pie Gemma appelait tantôt maman, tantôt tante.

miracle sur toi, ou sur ton confesseur? » Je n'ai pas compris, Père. Priez Jésus de vous donner une explication. Bénissez-moi, je serai bonne. — La pauvre Gemma de Jésus.

6. — Elle se plaint d'avoir dû subir, par ordre de son confesseur, un examen dont le résultat, tràs humiliant pour elle, contribua peu à la gloire de Dieu '.

0 Père, comme j'ai souffert hier! et comme ces choses ont déplu à Jésus!... de cela Jésus n'est pas content. J'ai eu une bien grande humiliation ; mais je suis joyeuse, Jésus est dans mon cœur. N'ayant pu me rendre ce matin à l'église, Jésus est venu lui-même. Il m'a demandé s'il est plus aimable dans les consolations ou dans les humiliations. Père, combien il est plus aimable dans les humiliations ! Jésus est avec moi, et auss1 mon Ange qui me présente de temps en temps une grosse croix à baiser. Combien Jésus est plus aimable dans les humiliations! Je ne m'afflige nullement à cause de moi de ce qu'on fit hier soir, mais bien à cause de Jésus qui en fut mécontent et en éprouva même un grand déplaisir. Et maintenant, Père, si vous voyiez combien je suis heureuse avec Jésus seul; combien il m'aime davantage ainsi humiliée. Ma tante aussi est grandement affligée. Pour moi j'obéis de mon mieux ; je m'abstiens de tout propos blessant comme de tout rapport, et j'observe un perpétuel silence. Avec Jésus seul je suis heureuse. — La pauvre Gemma.

7. — Elle se recommande aux prières de son directeur qui se rend à Isola, près du tombeau du Bienheureux Gabriel.

Mon Père, — Faites tout pour connaître ce que Dieu veut réellement de moi. Écoutez, Père; il faut vous faire beaucoup promettre du Confrère Gabriel. Prenez-vous-y de la sorte : Mettez-vous sur la tombe même, au-dessus de son corps, et au nom de l'obéissance donnez-lui cet ordre : «Dites-moi, que me faut-il faire de Gemma? » A votre retour vous m'écrirez la ré-

i . C'est l'examen médical dont il est parlé au chapitre vm de la biographie de Gemma.

ponse, n'est-ce pas1? De mon côté je prierai comme je pourrai. Vous m'écrirez vite. Je vous supplie de prier beaucoup Jésus de vous éclairer à mon sujet et de vous empêcher d'errer ; par charité... mon Dieu ! — La pauvre Gemma.

8. — A l'occasion d'un nouveau voyage de son directeur à Isola, elle lui adresse les mêmes supplications.

A cette heure vous aurez eu de nouveau, j'en suis sûre, le bonheur de vous agenouiller aux pieds du Vénérable Gabriel. Combien je vous envie ! J'ai une foule de choses à vous dire pour que vous les transmettiez au Saint. Tout d'abord, ô Père, confiez en ses mains l'importante affaire de mon âme; demandez-lui si je peux espérer de la sauver; qu'il ne me laisse pas tomber dans l'illusion ; qu'il ne permette pas non plus que mon directeur se trompe dans la façon de me guider actuellement. Répétez-lui à genoux que j'ai la meilleure volonté de sauver mou âme, au prix de n'importe quelle peine, n'importe quel sacrifice, n'importe quelle humiliation. Diteslui, si j'ai négligé mon âme, de m'obtenir le pardon de Jésus. J'aurais bien dû agir autrement, j'aurais du davantage m'occuper de Jésus et de sa très sainte Mère. L'heure du repentir aurait sonné beaucoup plus tôt pour moi, si je ne m'étais obstinée dans le péché. Dites-lui, avec toute votre âme, de prier Jésus de ne pas m'épargner les épreuves : la souffrance relèvera mon esprit, et loin de m'abattre me donnera la force nécessaire pour correspondre à la grâce de Jésus. Dites-lui que je suis résolue à expier tous mes péchés passés, à obéir, etc..

O Père, Père, priez-le, priez-le ainsi, et faites-lui ces questions : « Ah! Gemma! qu'adviendra-t-il de Gemma? Tout ce qu'il lui semble voir et entendre, d'où cela vient-il?...» Ici je m'arrête, car vous saurez bien ajouter le reste. Par charité, Père, ne craignez pas de perdre un peu de temps, eussiez-vQus d'autres affaires. Restez toujours près du Confrère Gabriel, parlez-lui de moi, de tout ce qui me concerne; dites-lui de

i. Il est parlé tout au long, dans la biographie île Gemma, de 88 dévotion, tendre et féconde en œuvres saintes, au Bienheureux Gabriel de l'Addolorata.

solliciter Jésus saDs relâche de venir à moi, que je meurs du désir de me trouver aux pieds de mon Sauveur; qu'il m'aide à bien prier : la prière me rendra douce l'obéissance et me donnera un peu de patience. Enlevez une étincelle d'amour au Confrère Gabriel, et envoyez-la-moi. Donc je vous fais deux recommandations très pressantes : l'une concernant mon âme ; et l'autre, toutes ces choses qui me sont arrivées et qui m'arrivent".

Père, insistez vivement auprès du Confrère Gabriel, et faites-vous répondre. Je le prie de vous donner de grandes lumières sur moi.

Bénissez-moi : la Pauvre Gemma de Jésus seul.

9. — Générosité dans l'acceptation des épreuves. — Elle connaît, à certaines impressions intérieures, l'état de conscience des personnes qui l'approchent. — Elle désire voir cesser toute manifestation mystique extérieure.

Pardonnez-moi, Père, si j'ai la tête encore si dure; désormais j'y ferai attention. Ce sei'a la dernière fois, vous le verrez, qu'on aura eu à se plaindre de mon défaut de conformité à vos vues.

Que Jésus me caresse ou me frappe, c'est tout un pour moi, j'y reste indifférente; et même, lorsqu'il me frappe, je suis bien plus contente, parce que c'est vraiment ce que je mérite. Cependant je dois avouer qu'à la vue de la croix tous mes sens frémissent ; mais cela n'est pas un péché, me dit mon confesseur. Malgré cette grande répugnance, mon cœur embrasse toutes ses peines et y met toutes ses délices. L'Ange me dit souvent, le jeudi soir, un peu avant de souffrir2, que par le moyen de la douleur je puis devenir semblable à Jésus, lui témoigner mon amour et m'assurer le sien. La prière que vous m'avez enseignée est le premier salut que j'adresse à mon Ange, puis nous nous écrions ensemble : Vive Jésus ! et nous adorons la majesté infinie de Dieu. Moi, je voudrais en rester là; mais lui veut continuer.

i . Les phénomènes mystiques : stigmates, visions, etc. 2. Allusion de Gemma à ses extases douloureuses du jeudi soir au vendredi matin.

Maintenant, écoutez une chose curieuse : Avant de recevoir quelque visite, de mon Ange par exemple, ou bien de sentir plus vivement la présence de Jésus, tous mes péchés se présentent à mon esprit; ils m'occasionnent une forte douleur, mais si forte que des fois je me laisse abattre et fondre en larmes. Après cela, toujours ou presque toujours il me vient quelque visite.

Pour ce qui regarde la connaissance de l'étal des âmes, que je reçois intérieurement, et au sujet de laquelle je vous ai écrit, ne vous en inquiétez pas davantag-e; je n'y fais plus attention. Mon cœur, il est vrai, continue à se réjouir ou à s'attrister suivant... (l'étal moral des personnes), mais je n'en tiens plus compte ; et lorsque cela m'arrive je me distrais. Mon confesseur a deviné en moi cette intuition; lui aussi m'a dit de n'en pas faire cas. Oh! combien je me suis donnée de peine, Père, pour obtenir de Jésus qu'il me mette dans la voie commune ! Effectivement, plus de phénomènes le vendredi ; mais pour le sang-. . . ; d'habitude aussi, quelques petits coups de la flagellation de Jésus. Vive Jésus! D'ailleurs, si Jésus voulait agir autrement, je serais contente, quoi qu'il arrive. Ces jours derniers, mon Ange s'est montré plusieurs fois. Vendredi il vint me ranimer, parce que j'avais reçu pour la première fois les coups (de la flagellation) de Jésus, qui m'avaient anéantie. (Vraimen t je suis nulle en toutl) Il me dit que Jésus avait eu compassion de ma faiblesse ; et que autrementje n'arriverais pas à l'heure où il mourut sur la croix'.

Bénissez-moi bien fort : la pauvre Gemma.

10. — Gemma, qui a déjà fait par dévotion privée les trois vœux de pauvreté, de chasteté et d'obéissance, désire s'obliger, par d'autres plus difficiles, à ce qu'il y a de plus parfait dans la vertu. — Elle brûle de rendre à Dieu amour pour amour.

Mon Père, — Je sors, il y a un instant, de me confesser. A peine étiez-vous parti, que je parlai à mon confesseur des

i. Gemma devait, en effet, participer à tous les tourments de la Passion, y compris les terribles angoisses du Calvaire.

vœux particuliers et de mon désir de les faire. Cette première fois il me répondit par un « non » catégorique, en disant que j'étais trop négligente dans l'accomplissement des trois déjà faits, et que, pour le moment, il ne me donnerait aucune autre autorisation. Or, ce matin, sans que je lui en aie dit un mot, il m'a demandé quels étaient ces vœux, et il a ajouté : « Ecrivez au Père, et, s'il vous le permet, faites-les ; j'y consens volontiers. » Vous m'avez comprise? Maintenant décidez ce que vous croirez bon.

Jésus reste toujours avec moi; il ne m'a pas encore délaissée. Jusqu'où va la douceur et la bonté de Jésus, quelque perfide et mauvaise que je sois! Vive toujours Jésus! Que pourrai-je donc faire pour correspondre à tant de miséricorde de sa part? Que lui rendrai-je en échange de tant de bienfaits? J'ai bien mon cœur (à offrir), mais il est tout rempli de péchés ; j'ai mon âme, mais tout en elle est criminel. Jésus me répond en ce moment : « Ton indignité ne m'offense pas; tu es l'œuvre de mes mains. Donne-moi tout ce que tu as, car tu m'appartiens tout entière. » Si vous saviez combien de fois j'ai échangé Jésus pour une chose vile de ce monde ! Mais maintenant je ne veux plus le faire. Chaque matin, de bonne heure, Jésus vient à moi et me, comble de suavités. Je n'ai plus rien à désirer, je suis heureuse. Si dans la suite Jésus venait à s'éloigner et à se tourner d'un autre côté lorsque je l'appellerais, que ferais-je?

Hier, à la fin de ma méditation, j'offrais à Jésus, comme toujours, la résolution de l'aimer beaucoup, beaucoup. « Eh bien, a répondu mon Ange, tu me donneras une belle preuve de ta sincérité à la première occasion, qui ne tardera pas. » J'ai rapporté ces paroles à mon confesseur; lui non plus ne voit pas à quoi elles peuvent faire allusion. Si vous les avez, vous me le direz? Je suis prête à tout, pourvu que Jésus me reste. Je fais chaque jour la méditation, et toujours sur la Passion. Il me semble, si je l'omettais, que Jésus m'adresserait ce reproche : « Vois, ma fille : sur la croix j'ai expiré, victime d'amour, pour tes nombreuses fautes; considère bien mes souffrances, et refuse-moi, si tu le peux, cette tendre compassion que je mérite. Ne voudrais-tu point penser à ce que j'ai fait pour toi et à ce que tu me dois? Mon cœur attend de toi cette consolation. Ne la lui refuse pas. » Pauvre Jésus! Que dois-je faire?

Bénissez-moi. Je suis la pauvre Gemma de Jésus.

11. — Croyant ne pas maîtriser suffisamment sa langue, elle sollicite l'autorisation de s'obliger à un silence perpétuel.

Père, — Il me faudrait cette fois une toute petite permission ; et vous verrez, si vous en parlez à Jésus, qu'il vous dira immédiatement de me l'accorder. Elle m'est nécessaire. Priez, réfléchissez, et écrivez-moi. Voyez, Père : vous me croyez du nombre des personnes qui parlent peu, n'est-ce pas? C'est tout le contraire. Si j'assiste à une conversation, je dis aussi mon mot. Si j'entends mal parler de quelqu'un, il faut que j'ajoute ma réflexion, etc., etc., etc.. Le pire est lorsque j'invente (non cependant, inventer, non), lorsque j'entame moi-même l'entretien. Que de péchés ! Voulez-vous que je les évite, Père? Faitesmoi promettre à Jésus de garder un très rigoureux silence, de ne parler qu'interrogée, et par pure nécessité! Oh ! le diable me fera la guerre, mais Jésus m'aidera.

Vous allez sûrement vous dire : « Mais voyez si elle est sotte, cette Gemma ! » ou bien : « Que s'est-elle mis dans la tête ? Certaines choses ne sont pas pour elle ; cela ne servirait qu'à multiplier ses péchés, car je sais bien, moi qui connais sa fragilité, qu'elle ne pourrait l'observer. » 0 Père, vous avez raison ; mais j'espère en Jésus. Il m'aidera, parce que ce silence est pour moi nécessaire. Ignorez-vous que je ne vous demande pas à la légère certaines permissions? Ne savez-vous pas qu'avant de les demander je fais des essais ? Je tombe, je tombe et je retombe, mais Jésus est avec moi. Bénissez-moi de toute votre âme et à tout instant. Je suis la pauvre Gemma.

12. — Gemma commence cette lettre avec une ingénuité charmante; puis, s'élevant à de hautes pensées, elle perd les sens et continue d'écrire dans cet état extatique.

Père, — J'ai vaincu. Ce matin, de bonne heure, avant la sainte communion j'ai su par inspiration qu'une de vos lettres devait m'arriver par le premier courrier". J'ai un peu souffert

i. Il est raconté dans la Vie de Gemma qu'une inspiration céleste lui apprenait souveut le moment de l'arrivée des lettres de sou

de ma grande manie de l'annoncer, mais je l'ai réprimée en gardant le silence. Ainsi tout va bien, n'est-ce pas, Père? Courage et en avant, mon cher Père. Je ne dis pas cela pour vous, je le dis pour ifloi. Oui, mais si Jésus ne m'aide pas, je perds courage. Aidez-moi, vous, par vos prières; oh! quel grand besoin j'en ai !

Alors qu'aux âmes vraiment enflammées d'amour tout est facile, pourquoi un petit sacrifice, l'ombre même de la souffrance, m'apparaissent-ils, à moi, si pénibles? C'est un signe évident que je n'aime pas Jésus, n'est-ce pas? Je le lui dis à Jésus que, pour moi, je ne puis, comme les saints, lui demander de souffrir, de souffrir, de souffrir toujours. La souffrance, Père, me consterne ; aussi n'est-il que trop dans le vrai mon confesseur lorsqu'il me dit qu'après avoir reçu tant de grâces de Jésus je devrais être avancée ; et c'est le contraire !... Où en arriverai-je ? Bien-aimé Jésus, venez, venez ; ne vous laissez pas rebuter par ma misère, parce que plus profonde elle est, pi us grande apparaîtra votre miséricorde. Venez par votre virginité purifier mon cœur, par votre douceur abattre mon audace. Visitez ce matin ma conscience, ô Jésus; et si quelque chose y provoque votre dégoût enlevez-le, détruisez-le, anéantissez-le. Tant que mon cœur ne vous offrira pas de vraies et solides vertus, n'y venez pas, ô Jésus ; n'y exposez pas l'hofineur de votre gloire, la grandeur de votre Majesté. Et qu'ai-je dit, Père?... Mon Dieu, puisque votre esprit s'abaisse jusqu'à la plus vile des créatures, que je reconnais être, ah ! relevez-la, Jésus, en réparant les ravages produits en elle par ses fautes. D'ailleurs, venez toujours, Jésus ; si dans le passé j'ai excité votre courroux par mon ingratitude, désormais je vous serai plus reconnaissante. Et puis, savez-vous, ô Jésus? Si vous ne me voulez plus ingrate, comme c'est mon devoir de ne point l'être, ne me différez pas votre secours. O Jésus, si vous me demandiez un amour en rapport avec le vôtre, que devrais-je

directeur. Elle indiquait à son entourage, d'une manière précise, mais avec une grande simplicité, le jour et l'heure où la poste devait les lui remettre, sans que l'événemeut vint jamais démentir ses prédictions. Son directeur, pour la mortifier, lui interdit de manifester ces révélations, et Gemma lui annonce naïvement ici qu'elle a tenu compte de sa défense.

faire?... Je vous dirai que je suis une abjecte créature de la terre, dont vous ne pouvez rien attendre. Ce sont mes péchés... 0 Dieu ! j'oubliais que j'écris à mon Père ! et je continuais avec Jésus'... Oui, oui, ce sont mes péchés qui m'ont privée de tout.

A savoir ce que j'ai écrit ? Je ne veux pas le relire, parce que j'ai honte... Vous prendrez ce qu'il y aura, n'est-ce pas? Ne perdez pas de vue Jésus... Ne veuillons rien en dehors de la volonté de Jésus. Bénissez-moi : je suis la pauvre Gemma.

13. — Elle annonce qu'elle reprend ses méditations ordinaires.

Aujourd'hui, Père, je reprends le cours de mes méditations. En êtes-vous content ? Pour aujourd'hui voici mon sujet : « Jésus, pour ne pas me perdre, a voulu perdre la vie. » Mais que ferai-je, moi qui ne suis plus capable de former la moindre petite pensée ? N'importe, Jésus lui-même m'aidera puisque j'obéis à un ordre de mon confesseur. Demain je prendrai pour sujet de ma méditation : « i° Avec quel amour Jésus m'a retirée de mes misères ! — 20 Par quelles douleurs Jésus m'a rachetée ! » 0 Père, que de choses, que de belles pensées je devrais trouver sur ces deux sujets ! Mais j'en suis incapable. Quel amour m'a témoigné Jésus en me retirant de mes misères sans nombre I Vous le savez, vous. Ici, combien de choses je voudrais dire, que je ne puis exprimer! Que de sentiments, que de sentiments s'éveillent en moi, que je ne sais traduire! Et au prix de quelles douleurs (Jésus) m'a-t-il sauvée! Mou Dieu, à moi vos plaies, elles sont à moi, elles ne vous appartiennent plus; donnez-les-moi. Hàtez-vous, Jésus, hâtez-vous, ou je meurs ! — La pauvre Gemma.

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