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: sange, il à bien voulu me promettre une carte d’ad-
Thiers, qui ont occupé presque toute la séance. Rouher
mn am te tt bénigne
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l'indomptable énergie. Thiers est plutôt un causenr, mais un caureur qui s'élève aux plus hauts sommets de l'éloquence quand il a en face de lui un adversaire qui lvi rend la monnaie de sa pièce. Rouher m'a | semblé, par son ton plus solennel, par son geste plus étudié, répondre mieux que Thiers à l'idée que nous nous fa’ ns du grand orateur. Mais ce qui est admirable dans tous les deux, c'est l’éloquence. Quelle clarté, quelle méthode dans l'improvisation! Comme les phrases succèdent aux phrases, les périodes aux
périodes, sans effort, sans hésitation! Tout cela coule :
comme un fleuve dont la source est intarissable. Nos | pauvres orateurs canadiens, même lesmeilleurs, quand ils improvisent, ont des tAtonnemenir, des eh et des heu qui les aident à trouver leurs phrases. Ici, rien de cela. L'expression propre arrive sans se faire attendre une seconde, et la phrase faite dans le feu de l'inspiration est claire, nette, élégante comme si elle avait été enfantée dans le silence du cabinet. J'ai-vu là toutes les sommités politiques. Je en longtemps le souvenir de cette journée.
A MM. Léocinee xt Jossex Ombre, Paris, 38 août 1870. :
Mes die frères, heseerne. Voué avez dû être aussi évite RUN
sa en cs la défaite de l'armée per le. 6.
août. Les Anglo-Canadiens doivent être contents de ‘voir que la vieille France a été obligée de reculer devant leur: cousins allemands. Qu'ils ne se hâtent pas trop cependaut d'entonner le chant triomphal. La France a encore pluc d’un atout dans son jeu, et le dernier mot de cette lutte Prin n’est pas encore dit.
Le comte de Palikao, le nouveau ministre de la guerre, fait des prodiges depuis dix jours. La nation se lève, les armées sortent de terre comme par enchantement, et je crois plus que jamais que la victoire définitive appartiendra à la France. MacMahon a maiatenant à Châlons une armée de deux cent vingt-cinq mille hommes, composée, non pas de mobiles ou de gardes nationaux, mais bien de vieilles troupes qui ont vu le feu. C’est dans les plaines de la Champagne que se livrera la grande bataille, et je crois que, cette
: fois, les ‘chances de succès sont du côté du sea tricolore.
Une autre arméé se forme à Lyon. Elle pourra dans quelques jours mettre en ligne cent vingt-cinq mille hommes de troupes aguerries.
Ici, à Paris, on prépare la défense de la capitale: Tout est à peu près terminé, Si la fortune, dans la prochaine rencontre, se déclarait encore pour la Prusss, Paris, avec ses forts détachés et son enceinte continue, ‘aussi imprenable que Gibraltar, pourrait tenir assez
longtemps pour permettre aux armées du Midi et de l'Ouest de venir écraser les Prussiens sous les murs de