‹ Lettres et négociations de Philippe de Commines (volume 3)Chapitre 2 sur 19 · VI INTRODUCTION · texte numérisé non relu

VI INTRODUCTION

ments nouveaux concernent ses relations avec Laurent de Médicis. Nous apprenons que celui-ci lui remit trois cents ducats lors de son départ et qu'il reçut un peu plus des magistrats de la république : ce qui explique son affirmation qu'il fut « mieulx traicté des Florentins « le derrenier jour que le premier. »

Quelques lettres inédites répandront un peu plus de lumière sur la part prise par le seigneur d'Argenton aux trames odieuses dont le jeune duc de Savoie fut la victime.

Les dernières pièces sont celles où brille le moins l'adresse éloquente et persuasive de Commines. Il rencontra, dans ses deux missions à Venise, des diplomates qui , mieux que lui peut-être , savaient profiter des circonstances en ne consultant que leurs intérêts.

Des recherches entreprises dans les archives mêmes de la cité-reine de l'Adriatique sont restées sans résultat. 11 est néanmoins hors de doute que l'on a pu y déposer autrefois soit des lettres de Commines adressées aux doges, soit d'autres lettres interceptées par les Vénitiens.

Jusqu'à ce moment, ce que nous savons des négociations de Commines en Italie , nous le devons pour la plus grande part aux archives de Milan. M. Osio qui nous avait témoigné une si grande obligeance, ne vit plus ; mais le dépôt qu'il dirigeait, est aujourd'hui confié

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