INTRODUCTION. VII
à l'illustre historien italien M. Cantu, et nous pouvons compter sur des investigations dirigées par l'érudition la plus persévérante et la plus éclairée.
Nous ne saurions ici passer sous silence un vœu que nos* lecteurs ont formé avant nous en parcourant ces fragments recueillis exclusivement au point de vue de la biographie politique et littéraire de Commines : c'est que les correspondances milanaises du XVe siècle soient mises au jour d'une manière complète. Elles formeraient la source la plus précieuse que l'on pût consulter pour le règne de Louis XI, et nous pourrions aussi y retrouver, bien mieux que dans ce qu'a publié M. le baron de Gingins-la-Sarraz, les jugements des ambassadeurs milanais sur les revers de la redoutable puissance des ducs de Bourgogne.
Je me bornerai à signaler ici les relations de l'année 1 476, cette dernière année du règne de Charles le Hardi, qui s'ouvrit sur le champ de bataille de Granson et que ferma le champ de bataille de Nancy.
A la fin de 1475, Charles le Hardi a signé une trêve avec Louis XI en lui livrant l'ami et le compagnon de sa jeunesse le connétable de Saint-Pol ; il s'est réconcilié avec les Croy ; il reçoit môme à son camp devant Nancy le bâtard Baudouin qui a naguère tenté de l'assassiner, et il l'entretient seul pendant trois heures. C'est