‹ Lettres et négociations de Philippe de Commines (volume 3)Chapitre 6 sur 19 · X INTRODUCTION · texte numérisé non relu

X INTRODUCTION

de lui demander pardon, ils ne lui obéirent plus.

Un mois après, la défaite de Morat succédait à celle de Granson, et nous regrettons de ne pouvoir poursuivre dans les dépêches milanaises l'étude de cette étrange physionomie qui a conservé une incontestable grandeur par cela même que son adversaire fut plus rampant et plus vil.

A la fin de l'année \ 475 le duc de Bourgogne était trompé et déçu dans ses négociations : à la fin de l'année 1 476 il était trahi dans son camp au milieu de ses hommes d'armes.

Quelle fut l'intervention de Commines dans ces « pratiques » ?

Nous verrons dans ce volume qu'au mois de novembre 1 476 , quelques semaines avant la catastrophe de Nancy, Louis XI avait confié à Commines le soin des affaires qui concernaient le duc de Bourgogne.

11 faut pour l'honneur de Commines ne pas rechercher la part qu'il prit aux complots de Campo-Basso : c'est déjà trop de le voir aussitôt après chargé d'une mission afin d'en recueillir les fruits.

Quelques mois s'étaient écoulés lorsque Commines , qui déjà avait été le dépositaire des engagements du prince d'Orange, fut chargé par Louis XI de recevoir entre ses mains ceux d'un autre traître le bâtard An-

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