‹ Lettres et négociations de Philippe de Commines (volume 3)Chapitre 7 sur 19 · INTRODUCTION. XI · texte numérisé non relu

INTRODUCTION. XI

toine de Bourgogne. Cela se passait le 15 août 1477 à Angers oîi se conservait la croix de Saint-Lo , impitoyable vengeresse des serments violés. Commines oubliait ceux qu'il avait prêtés lui-même à son ancien maître, et, bien que la fidélité fût la première vertu chevaleresque, il prenait encore dans cette charte le titre $ armatœ militiœ miles, vaine et puérile prétention pour un homme si froid et si supérieur aux flatteries de la fortune, qui avait lui-même choisi une autre voie ! Commines n'est plus un chevalier à la bannière flottante, à l'éperon doré : il s'est prudemment séparé d'une institution qui s'écroule. Sa place est bien plutôt parmi les chevaliers es lois qui soutinrent Philippe le Bel et dont s'entoure aussi Louis XI. Nous ne lui demanderons pas quels coups frappa son épée : ce qui nous intéresse, ce sont les vives et pénétrantes appréciations d'un esprit toujours profond, toujours habile.

Peut-être avons-nous trop analysé la biographie de Commines qui flétrit son caractère : il vaut mieux l'étudier dans les écrits par lesquels son nom s'est relevé et s'est imposé à la postérité.

DE

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