INTRODUCTION. XXXV
hàbitudes^crupuleuses de Tabbé Foucher» l'%fM>thèsede la vision en Dieu à laquelle le lien logique des idées nous amène est pour ce dernier le sujet d'une discussion fort bien conduite, et qui forme a meilleure partie de sa critique. « Effet du juge* ment et de la piété de Fauteur, cette pensée, nous dit-il, est bien propre à nous inspirer en même temps du respect et de T amour pour cet estre souverain duquel nous empruntons nos plus secreltes connoissances. » Mais ce n'est qu'une supposition, et elle aie tort de s'appliquer à des objets qui appartiennent à la foi ou du moins qui doivent être considérés comme les dernières conclusions de la science humaine, « je veux dire Tessence de Dieu, sa manière de eonnetre ou de produire les créatures, la subordination de ses idées et tontes les différentes unions dont nous sommes capables à son égard (1) : » vaste domaine de connaissances et de pensées, où le génie de Malebrancbe se complaît, où l'esprit plus timide de l'abbé Foucher refuse de s'élever, si ce n'est par degrés.
Il n'entre pas dans le plan de ce travail d'expo* ser la vision en Dieu de Malebrancbe, mais seulement, après avoir indiqué l'opinion de Foucher, d'ajouter ce que Leibniz en pensait. Qui ne re* gretterait cependant de ne pouvoir s'engager dans
(I) Réponse à la critique.