I. LE COITE JOSEPH DE lAISTIE
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cim Teut faire une révolution à sa made^ etc. : vous devez donc approuver ceux qui prêchent pour llmmobifilé des maximes. Revenant à leur conduite^ je suis forcé d'avouer que^ depuis que je suis ici y j'ai vu moins de sottises de leur façon qu'on n'en aurait vu dans tout autre rassemblement d'une nation quelconque. Les Anglais en ont fait d'énormes^ dont on n'a pas parlé. Si un Français malheureux^ irrité^ dégoûté de la vie^ poussé à bout par les contradictions^ se permet un mot un peu léger^ les démocrates crient haro ! et le gouvernement^ qui incline à oroire par la raison que je vous ai dite^ accueille des dénonciations qui n'ont pas le sens commun. En un mot, mon cher ami^ presque tous les gouvernements d'Europe exécutent sur les royalistes les décrets de la Convention; ce quia fait un mal infini à l'opinion dans tous les pays. Je vous assure que^ si j'étais membre de cet honorable corps, j*en rirais bien. Voilà tous nos prêtres de Nyon renvoyés. On a bâti à Genève des pamphlets qui les accusaient d'avoir voulu créer nne Vendée dans le Jnra. La chose a fait grande sensation. Vous entendez bien qu'il n'y a pas un mot de vrai; mais la vérité ne fait rien. Je crains fort que Torâge ne s'étende jusqu'à Lausanne : on est cependant fort sage, je vous l'assure ; l'histoire des deux prêtres de Nyon était fort légère; car dès que l'une des parties était catholique, ils pouvaient croire que c'était à eux à marier. — Je n'ai point vu le discours du ministre d'Angleterre dont vous me parlez. Est-ce Pitt? mais de Londres même on écrit qu'il ne parle que de guerre. Je n'ai pas compris ce que vous me dites sur deux espèces de paix. Si on en fait une quelconque, nous sommes perdus. J*e6^ père que les puissances alliées méditent quelque chose; s'il n'y a aucune entreprise militaire sur le tapis, il faut avouer que les vingt-cinq mille hommes abandonnés dans les quatre villes conquises sont le comble de l'inhumanité
A M. LE BARON YIGNST DES fiTOLES. 27
et de nmppévoyanoe; mais je sens qu'il faut attendre pour bien juger, <{uoique Landrecies fasse déjà un pré» jugé fâcheux. — Comment trouvez-vous la jolie aventure du 9 thamiidar ? Pour nM>i9 j'aurais mieux aisié voir tomber la €. N.; mais Tévénement, tel qu'il est, me eemUe très-heureux. H suspend nécessairement plus oo moins l'action du gouvernement révolutiomiatre, et fl le fait deecendre dans Popinion. n prouve que ce gouveraon^ ne peut avoir de stabilité. H nous défait d'ime foule de scélérats, et c'est un gain clair et net pour Tunivers. C'est la Providence qui avait jeté dans la municymiité le citoyen Simon , cordonnier, infâme et insolent geôlier des EnfiEuits de France; c'est ainsi qu'il s'est trouvé invité, sans s'en douter, à la féie du 40 sur la place de la Révolution. Je vous rindique, de peur que vous n'ayez pas aperçu -cette tête coupée parmi les quatre-vingt<[uatorze autres.