À H. LE COMTE DE YÀLÀISE
aomène, après tous nos in-folios, de voir un homme du ide descendre dans Farène pour traiter une question les plus grandes têtes ont épuisée depuis mille ans. Alexandre de Stourdza appartient à une maison dis- ;uée de Moldavie; il est né à Bucharest, ou peut-être à stantinople, d'une mère qui appartient elle-même aux illes grecques de cette capitale : et c'est là, je pense, du moins avec ses parents maternels,, qu'il s'est pour »i dire imbibé de la haine grecque contre l'Église la- . Il n'a guère que vingt-six ou vingt-sept ans. Je vé- & et j*aime beaucoup sa famille, où la vertu, l'esprit et connaissances se donnent la main. M. de Stourdza sait itin et le grec, qui est sa langue naturelle; il écrit égaent bien en français, en russe et en allemand ; il feit ne des vers dans ces trois langues. Votre Excellence sesurprise de la force et de la pureté de style qu'on trouve s ce livre, qui est écrit en français ; personne ne pour- , imaginer que c'est un Moldave qui tient la plume, et } ce Moldave n'a jamais mis le pied en France, /ouvrage contient 1^ une exposition des principaux rmes chrétiens d'après l^criture sainte, d'après les crèmes métaphysiques, et d'après Tilluminisme mo- •ne ou le martinisme, mot un peu vague, que je crois )ir suffisamment fait connaître à Sa Majesté; l"" Une apologie des dogmes et des rites de l'Église grece, ou russe, ou orientale, ou orthodoxe, ou comme on adra, car elle n'a plus de nom distinctif ; 3® Une attaque des plus violentes contre la doctrine
ine.
Dans toute la controverse qui nous regarde, on ne trouve int dans lé livre de M. Stourdza cette aménité qui disgue ordinairement un homme du monde; c'est plutôt colère d'un professeur irrité. La partie qui concerne le ristianisme en général contient de fort belles pages. Le
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protestantisme^ qui s'avance tous les jours, se fai sentir dans les principes^ moins cependant que 1* nisme. En parlant du purgatoire, Fauteur nie Vé des peines, du moins dans le sens où on l'entend c< uément. Si le saint synode vient à comprendre le fi qui est fort enveloppé, je suis fort curieux de sav ne fera point quelque chicane au gentilhomme de la bre théologien. Par rapport à nous, il a tort sani sur le fond des choses, car il est impossible de dire rite contre la vérité : cependant rien n'empêche qi vers Terreur on ne puisse apercevoir et louer le Ici, M. de Stourdza a beau jeu, puisqu^on ne peut pondre; mais si Touvrage tombe sous quelque plun çaise bien taillée et de mauvaise humeur, il seri rudement. J^ai pâmé de rire tout seul dans mon Ci lorsque je suis tombé sur l'endroit où l'auteur pi Vignorunce de V Église latine. Celui qui ferait ui gramme sur la poltronnerie russe me paraîtrait toi sublime. On peut demander à propos de quoi cet que ? La conscience de Fauteur lui a fait la même qi et il répond, en commençant, que c'est pour repous agression évidemment dirigée contre la religion de Il veut parler de tout ce qui se passa il y a deux i M. de Stourdza est totalement trompé par la passi* jamais nous n'avons écrit une ligne contre la reli^ pays, ni contre ses ministres. Si quelques personi fait mine de venir à nous, c'est autre chose ; la v« représaille serait de convertir un pareil nombre de liques, ce qui serait très-juste, et ne pourrait être que par les catholiques.
AU R. P. rozàybn; 463