A II* le eomte de Blaeas
Saint-Pétersbourg, 37 airril (8 mai) I8I7.
Monsieur le comte,
Anriez-vous pu le croire? dans deux mois environ, je nfi à Paris. Une flotte russe de sept à huit vaisseaux de ligne s'en va en France prendre et ramener les soldats, W nombre de cinq ou six mille (je crois), dont leur puismaître veut bien vous débarrasser. Il a bien voulu à permettre que je monte un de ces vaisseaux de lA, «fiec toute ma famille. Nous prendrons terre au Havre ou à Cherbourg, et vous pensez bien, mon très-cher et exceh lenl comte, que je ne reverrai point le beau pays ch' Appmmin parte e' l mar circonda et VAlpiy sans avoir vu la gnnde Lui^ce. J'avais tout à fait renoncé à faire connaislanoe avec cette sage, folle, élégante, grossière, sublime, abominable cité; et voilà qu'un événement unique m'y conduit de la manière la plus naturelle. Vous avez le temps, I. 30
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HoDsieiir le comte^ de me recommander dans la gnftfe capitale; et si je trouve^ en arrivant, un mot de tous^ pêêêê restante^ j*avalerai votre prose comme une limonalk Nous ne mettrons guère k la voile que dans les preoriM jours de juin. Dès que je serai à Paris^ je me hâterai il vous écrire. C'est tout ce que je puis dire aujourd'hui, wà. milieu des visites, des emballages^ des impedimenti et dos duturbamenti qui me suffoquent.
jimez-moi toujours un peu, Mœisieur le comte^ si irvez le temps. Pour moi, je vous aime, comme madame de Sévigné, à bride abattue. Je suis pour la fie. Monsieur le comte^ par terre et par eau, avec les profiadi wntiments que vous connaissez, etc.^ etc.
Rodolphe veut que je vous le nomme, et il me querellera si je l'oublie. Mais je vous prie en grâce de me maître aux pieds de madame la comtesse.