‹ Lettres et opuscules inéditsChapitre 45 sur 166 · A MADAME LA COMTESSE DE LA CHAYANNE · texte numérisé non relu

A MADAME LA COMTESSE DE LA CHAYANNE

digne comte de la Ghavanne^ de vénérable mémoire ^ pour sauver la chèvre et le chou, je ne tardai pas à vous déclarer ma mère : ainsi^ vous voyez, ma chère tante, que mon oœnr a constanunent voulu ajouter au titre que la nature m'avait donné auprès de vous, quoique la bonne dame m'eût placé assez près. Chaque jour, je vous Tassure, mon imagination me transporte auprès de vous. G^est une de mes plus douces jouissances de me rappeler les scènes enfantines de mes premières années, où vous étiez toujoors mêlée pour quelque chose. L'âge de la raison amena d'aukes plaisirs; mais je ne me souviens pas d'en avoir goftté de réels hors de cette société, que je n'ai jamais remplacée. Tout ce que je vois, ma chère tante, n'est que du brait. Â mon âge on ne change pas de goût; je ne m'amuse réeUement qu'avec mon petit compagnon : il s'occupe fortement de la langue du pays; il lit, il écrit, il^acasse. Nous ne nous quittons jamais : autant qu'un aussi proche parent en peut juger, il me semble qu'il a bien réussi ; mais je ne sais comment ce que je possède ne sert qu'à me faire rêver davantage à ce qui me manque. Je n'ai pour tout bien que les portraits de ces trois créatures , et c'est viande creuse. Savez-vous, ma chère tante, que ces aimables images ont demeuré dix-huit mois en route, et que je les croyais perdues sans ressources? mais, enfin, les voilà ! Je connais donc ma chère petite Constance et son chat : elle n'est pas aussi bien que sa sœur, mais il faut aussi dire qu'elle a été assez mal tirée (voyez, ma tante, si je me rappelle les bons termes); je lui trouve l'air spirituel, mais c'est peut-être une paternalité.

Voici ce mauvais sujet de Xavier qui veut que je lui rende la plume. Mais, Monsieur, attendez donc, j'ai encore une infinité de choses à dire : il faut que j'embrasse de tout mon cœur cette, excellente Thérèse, qui est tout amour comme sa patronne, et qu'on ne saurait aimer as-

JèicaxaBBfaiieHftiéiénBceàraaiabie Rosette, et la prier &t wêMk mam fdA eoBani sor ses geaaawi, dfai que je paisse leaveser à MoaaBe;jelafâi€iiede Pcsprit et de r«idbaé^ de cet oda^ doDÉ on neécrît des menciiles. Mais coolân je snb fiché des longiies souffirmees de ce panm losepkt je Fenteasse tendrement, ânâ qne son firoe : 9 y atoago» ^Klqoe chose qm y% mal dams ce monde. Ëofoyemes caresses, à travers les Alpes,àlaçraTeMaiiaDne; jebaàseirosdemL mains^ma dièietaiitey ma bonne maman; je me recommande tendrementàTotresonrenir, le mien tous poinsnit^YOïis ennonne^ tous assiège. Foor peu qoll y »t de sorcdkrie dans le monde, TOosdeTez me YoirqndfMloîs. llyades moments où fl me semble «pie je réussis toot à fiût, etqœ j'entre chez Toos. Ah ! ma dière Théfèse, aranoe-mm donc mi &iiteii3 ; je Tiens de kMn^ je sois bien las; fiib-moi donc dn TÎn brûlé, j'ai ïA&ï firoid. Mais qodle extravagance ! Cet homme esl-fl fou? — Ma chère tante, si vous saviez poorqaoi je ris, vous ne me bttmeriea pas. — C'est pour ne pas (d^irar.

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