‹ Lettres et opuscules inéditsChapitre 70 sur 166 · Q LETT&E · texte numérisé non relu

Q LETT&E

on pouvait encore se flatter; mais, depuis celle d^Austerlitz, aucun homme usant de sa raison n^a pu conserver d'espérance. Tout se réduit donc dans ce moment, pour S. M. ^ à une indemnité plus ou moins disproportionnée. Pour l'obtenir, nous comptions sur deux amis puissants: Pun a disparu comme un brouillard (du moins pour quelque temps); que fera Tautre? Je n'en sais rien. Un prophète qui était roi a dit : Ne vous fiez pas atix rois (Nolite confidere in principibus). Certainement , Monsieur le chevalier, ce grand et saint personnage n'a pas voulu déprimer un ordre auguste dont il était membre lui-même; il a voulu seulement exprimer une vérité toute simple ; c'est que tous les actes des souverains étant nécessairement soumis à la raison d'État, laquelle obéit à son tour aux agitations éventuelles du monde politique et moral, fah*e dépendre sa sûreté et son salut des dispositions constantes d'une cour quelconque, c^est, au pied de la lettre, se coucher, pour dormir à Faise, sur Taile d'un moulin à vent.

Outre ces observations générales , j'en ai de particulières à l'Angleterre. Les gouvernements mixtes forment toujours des alliés équivoques. Je n'entends point manquer de respect à ce gouvernement, je le vénère, au contraire, et Tadmire infiniment (à sa place néanmoins, et non ailleurs) ; mais il est cependant vrai que ces sortes de gouvernements rendent les alliances bien précaires. Il faut accorder une foule de volontés. L'opinion tient le sceptre. La guerre et la paix sont déclarées souvent à la Bourse avant de l'être à Saint-James, et nul ministre ne peut résister à la volonté de la nation bien exprimée. Le roi, d'ailleurs, touche à la fin de sa noble carrière. A sa place, nous voyons arriver un élève de Fox, sur lequel je compte fort peu. Même dans toute la vigueur du règne actuel et du ministère passé, je vois Pitt, accusé de nous avoir abandonnés.

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dire en plein parlement : a Nom aurions rendu un fort mauvais service au roi de Sardaigne en le plaçant en conr tact avec ces républiques incendiaires d'Italie. x> Je vois S. M. mise dans la balance^ au traité d'Amiens^ avec 111e de Ceylan^ et complètement sacrifiée sans balancer. Je lis enfin les lettres anciennes du digne comte de Fro4b> où il ne cesse de me répéter que, si les deux puissances n'a-gissentpas de concert, il a bien peu d^espérance. Aujourd'hui que non-seulement elles n'agissent pas de concert, . mais en sens contraire, que pourra et que voudra l'Angle- • terre? C'est ce que j'ignore. Ajoutons que la haine mortelle que Napoléon a vouée à cette puissance retombe sur nous, et que, du moment où il nous a vus sous sa tutelle seule, il était de toute évidence qu'il allait tomber sur nous, quand ce ne serait que pour étouffer sur-le-champ la petite faveur qu'allait prendre notre pavillon, et prévenir l'utilité dont il pourrait être aux Anglais pour leurs spéculations dans la Méditerranée. En attendant, sa haine épouvantable se déploie de toutes les manières contre S. M. Il refuse de la reconnaître pour souverain ; il fait disparaître son nom de tous les calendriers qui lui obéissent, etc.

Et lorsqu'avec cet homme qui tient PEurope dans sa main, on en viendra enfin à une paix finale (supposé cependant qu'elle soit possible), s'il vient à s'obstiner irrémissiblement, et à faire des offres acceptables à l'Angleterre sans vouloir entendre parler de nous, fera-t-elle la guerre pour le roi?

Au moment où je m'occupais le plus fortement de ces tristes idées, il arrive ici un favori de Napoléon. Cet homme se prend de quelque intérêt pour moi, sans savoir pourquoi, car je ne lui avais pas même fait une visite. De plus, il est présenté dans une maison avec laquelle je suis fort lié; et le chef de cette maison, qui est un Français naturalisé dans ce pays, et chambellan de S, M. I., est un homme I. 11

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déliée qui est fait exprès pour coaduire uoe HÎùke, e%qâ me veut d'ailleurs beaucoup de bien« Je réfléchis sur tOHl «ela^ et je me demande s'il n'y aurait pas moyeu de tîier parti des circonstances en faveur de & M. Les bomoM extraordinaires ont tous des moments extraordiiudpes; il ne s'agit que de savoir les smsir.Lesnûsons les plus fortes m'engagent à croire que, si je pouvais abcnrder Napolécm^ j'aurais des moyens d'adoucir le lion^ et de le rendre plus traitable à Pégard de la maison de Savde. Je laisse vâùm cette idée^ et plus je l'examine^ pkis elle me parsdt plausî* ble. Je commence par les moyens de l'exécuter^ et ^ à cet égards il n'y a ni doute ni dif&culté. Le chambellan, M. de Laval y dont il est inutile que je vous parle plus lei^e* ment^ était ^ comme je vous le disais tout à l'heure^ /Izil exprès. Il s'agissait donc uniquement d^écarter de cette ^treprise tous les inconvénients possibles, et de prendre garde avant tout de ne pas choquer Napoléon. Pour cela, je commence par dresser un mémoire écrit avec cette espèce de coquetterie qui est nécessaire toutes les fois qu'on aborde l'autorité, surtout l'autorité nouvelle et ombrageuse, sans bassesse cependant, et même, si je ne me trompe, avec quelque dignité. Vous en jugerez vousmême, puisque je vous ai envoyé la pièce. Au surplus. Monsieur le chevalier, j'avais peu de craintes sur Bonaparte. La première qualité de l'homme né pour mener et asservir les hommes, c'est de connaître les honmies. Sans cette qualité^ il ne serait pas ce qu^il est. Je serais bien heureux si S. M. me déchiffrait comme luL D a vu, dans la tentative que j'ai faite, un élan de zèle; et comme la fidéhté lui plaît depuis qu'il règne, esa refusant de m'écouter il ne m'a cependant fait aucun mal. Le souverain Intime , intéressé dans l'afTaire , peut se tromper sur ce pcHnt; mais l'usurpateur est infaillible. Tout paraissant sûr de ce côté, et m'étani assuré d'ail*

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leoi^ dé ^approbation de cette cour^ et mdme de la protectioii qae les eirccmstances permettaient^ il fallait pen- 9Bt à l'Angleterre^ et prévenir tout mécontentement de sa part^ et prendre garde surtout de lui fournir un moyen d'éc&a{q[>er à ses «igagements en nous disant : Puisque vous agissez sans moif vous n'avez pas besoin de moi. Je me rends donc chez l'ambassadeur d'Angleterre^ qui était sur le point de partir^ et je lui fais part de mon projet^ en lui expliquant que l'idée appartenait uniquement à moi^ et le priant d'en parler dans ce sens en Angleterre, si je venais à partir^ ce qui était douteux. U ne me fit qu'une seule objection : Nevaudrait^il point tnieux peut-être attendre €ê gts^on pourra faire pour U roi à la paix générale P Je lui répondis: Myhrd^ V» E. pourrait-^e m^ assurer que t Angleéerre, dans un traité de paix, insistera sur V indemnisation du roi? — Il se tut. Je continuai sans insister. — Je voudrais tâcher, mylord, d^ adoucir cet homme , et de lui faire adopter des idées plus modérées^ afin qu'il soit plus traitable lorsque la générosité de S. M. B., de qui Tious attendons tout, lui proposera des indemnisations pour nous. Il me remercia de ma confiance, et n'insista plus de son côté sur l'objection. Je lui remis une lettre pour M. le comte de Front y dans laquelle j'instruisais ce dernier de tout ce qui s'était p^ssé, rautorisant à déclarer, dans le cas où je partirais, que S. M. ignorait cette démarche y faite absolument ^ mes périls et risques.

Et la même déclaration était insérée dans le mémoire sur mon expresse parole dlionneur, et certainement on y croira. Ainsi, Monsieur le chevalier, nul inconvénient possible pour S. M. : tout est prévu. Cependant, pour abon« der, je déclare par écrit, dans ma lettre d'accompagné* ment au général Savary, que, si mes qualités ne sont pas exprnnées dans mon passe-port, je ne partirai point. En effet, il ne me convenait nullement de montrer un écrit

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qui aurait supposé que S. M. n'est pas ce qu'elle est. Enfin^ comme une certaine supposition absolument hors delà sphère des probabilités n'était cependant pas tout à fait hors de celle des possibles, je priai S. M. de vouloir bien se rappeler une lettre que j'avais eu l'honneur de lui écrire une fois; et, démon côté, j'avais pris mes mesures pour n'être embarrassé dans aucune supposition.

Tout étant donc scrupuleusement prévu, et la consultation préliminaire étant impossible, je me déterminai. Maintenant, Monsieur le chevalier, raisonnons. Que pouvait-il arriver? Ou Napoléon me recevait, ou non ; dans le dernier cas, il n'y a ni bien ni mal de fait : ce n'est rien, et tout reste à sa place. Dans le second, je vous avoue que j'avais de grandes espérances. Pour ôter les épines dupassage, j'avais exclu le mot restitution ; quelle puissance de PEurope oserait le prononcer? Mais je savais quelles cordes je devais toucher, et il ne s^agissait pour moi que d'arriver. Quand je n^aurais fait qu'amortir la haine et l'infatigable persécution qui nous font tant de mal, j'aurais beaucoup fait. Le nom de S. M. rétabli dans toutes les listes royales, ses ministres admis à Paris et reconnus partout, son pavillon respecté, le commerce de ses sujets libre, etc. , c'était beaucoup; mais vous entendez assez que, si j^avais trouvé les chemins ouverts, j^aurais entrepris d^autres choses. Je comptais commencer la conversation à peu près de cette manière : Ce que f ai à vous demander avant tout, c'est que vous ne cherchiez point à nC effrayer y car vont pourriez me faire perdre le fil de mes idées, et fort inutilement, puisque je suis entre vos mains. Vous m'avez appelé, ie suis venu; f ai votre parole. Faites-moi fusiller demain^ si vous voulez; mais écoutez-moi aujourd'hui.

Quant à l'épilogue que j'avais également projeté, je puis aussi vous le faire connaître. Je comptais dire à peu près : // me reste, Sire, une chose à vous déclarer : c'est

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que jamais homme vivant ne saura un mot de ce que fat eu t honneur de vous dire y pas même le roi mon maître; et je ne dis point ceci pour vous y car que vous importe? Vous avez un bon moyen de me faireiairCyfuisque vous me tenez* Je le dis à cause de moi, afin que vous ne me croyiez pas capable de publier cette conversation. Pas du tout^ Sire/ Regardez tout ce que j'ai eu l'honneur de vous dire comme des pensées qui se sont élevées d'elles-mêmes dans votre coeur. Maintenant je suis en règle; si vous ne voulez pas me croire^ vous êtes bien le maître de faire tout ce qui vous plaira de ma personne^ elle est ici. — En effet, si Napoléon m'avait cru assez fou pour me vanter de ce que j Vais dit dans cette occasion, il ne devait plus me laisser voirie Jour; et il n'y avait nulle jaison de m'exposer à ce danger sans utilité pour S. M.

Vcrilà, Monsieur le chevalier, ce que j'avais à vous dire sur ce point. Il en résulte, avec Pévidence la plus comiplète : 1" que la tentative que j'ai faite a été calculée avec toute la prudence imaginable; 2° qu'elle pouvait être d'une utilité immense à S. M. ; 3° qu'elle ne pouvait lui f faire aucun mal; 4** que toutes les chances favorables étaient pour elle, 5* et tous les dangers pour moi.

Que Bonaparte et sa race doivent tomber, c^est ce qui me paraît infaillible; mais quelle sera Tépoque de cette chute? c'est ce que personne ne sait. Or, comme cette suspension peut détruire la maison de Savoie de deux n^nières et sans retour, pour écarter ce danger autant que la chose est possible, que fallait-il faire? Ce que j^ai fait : il n'y a pas deux réponses.

Comment donc cettç idée a-t-elle été si mal accueillie à Cagliari? Je crois que vous m'en dites la raison sans le savoir, dans la première ligne chiffrée de votre lettre du 15 février, où vous me dites que la mienne est un. monument de la plus grande surprise. Voilà le mot. Monsieur

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fe cbevaliep; le eabinet est surpris. Tout est perda. En vaio h monde erottle^ Sletinoa&garded^aneidée imprévue! etc^ ce qui 0&e persmade eneoredévantage qneje ne suis pas votie homme; eap je puisbien vouspromeftrede fjiire les affairesde S. M. aussi bien qu^un dutre , mais je ne pms vous promeCtre denejamaisroussurprendre.C'estuninconvénientdècarao» tère auquel je ne vois pas trop de remède. Depuis six mortdtes années^ mon infatigable plume n'a cessé d'écrire cfaaqtœ semaine que, S. M, comptant absalmnent sttr la puissance ainsi que sur la loyauté de son grand ami, et ne voulceni pas faire un pas sans son approb(x(iùn, etc. : c^est cela qnf ne surprend pas ! Dieu veuille bénir les arme» de M. de Front plus que les miennes ! Quand f ai vu qu'elles se brisaient dans mes mains, îfai fait un effort pour voir si Je pourrais rompre la carte; l'ennemi n'a pas voulu m'entcndre : û vous y songez bien, vous verrez que c'est une preuve certaine que j'avais Iwen pensé. Il a jugé à propos, au reste, de garder un silence absolu sur cette démarche;! car je n'ai nulle preuve qu'il en ait écrit à son ambassa*^ deur ici, et je suis sûr qu'il n'en a pas parié au comté Tolstoï à Paris.

Au surplus, Monsieur le chevalier, sans me permet des communications imprudentes, je ne m'en suis pas cependant tout à fait fié à mm-niéme. J'ai discuté laehoSé, par exemple, avec Tami qui était confident nécessaire et dont j'estime la dextérité, avec le ministre des affairés étrangères, avec le ministre adjoint, l'tm des hommes Us plus sages de ce pays, avec le prince Czartorisky , qui est d'un autre parti. Pas un ne m'a fait la moindre objection contre le projet, et presque tous l'ont jugé très-4itile , si je pouvais rexécuta*. Or, p^mettez-moi de vous le dire. Monsieur le chevalier, lorsqu'une idée née dans une fête smne qui surmonte un cœur droit a de phis été examinée sttentivementet approuvée pcH^ quatre ou cinq hommes de

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pûlds^ elle ne saurait phu^ être absurde ni condamnable; die peut être sinqdement désapprouvée , mais c'est bien ASiÉTent. Tout ministre qui agit de son cbet, dans ces occasions rares où il ne lui est pas possible de consulter^ sait bien que sod maître peut dire oui ou non; mais lorsque TOUS me dites que S. M.^ sans donner de sinistres interpéialions à mes démarches^ etc., c'est précisément comme si vous aviez écrit au maréchal Souwaroff : Le roi. Mon" fêsur le maréchal, sans croire que vous éfes un poltron, foue néanmoins, etc. Je n'en dis pas davantage sur ce pomt» vu qu'il est aisé de s'échauffer en écrivant comme ca pariant.

C'est un principe incontestable en diplomatie^ et sans kqœl même il n'y a point de dipîomatie^ qu'un ministre p^ »gner sub spe rati tout ce qui lui parait utile à son msâire, et qui ne peut souffrir délai. Si nous avions été admis^ le duc et moi^ à Tilsitt, n'aurait-il pas fallu signer? et si, dans ce moment même , Napoléon exigeait sur la frontière une négociation soudaine sur les intérêts du roi, menaçant de ne plus écouter au delà du court délai qu'il fixerait, fandrait-Û répondre , votre lettre à la main , que je ne puis entamer aucune négociation, à moins que mon gouvernement ne m'en ait prescrit d'avance tous les détails? Impossible, Monsieur le chevalier. Tant que je serai I ministre, je ferai le ministre. Si les propositions me parais- \ saient blesser les intérêts de Sa Majesté, je refuserais de t signer; mais si je les trouvais bonnes ou tolérables, je signerais sub spe rati, et Sa Majesté ferait ensuite ce qui lui f partirait convenable. — Mais il y a plus, dans ce cas. Permettez-moi de vous demander dans quel endroit de mes dépêches vous avez trouvé le mot ou l'idée de négociation? Il n'y a pas d'idée que j'aie exclue plus exactement. ' * Tout se réduit à la demande d^une simple conversation ; cimme simple particulier. Jamais je n'ai dit un mot de

plus. Si j'avais pu arriver, je serais allé, sans avoir écrit un mot, dire à Sa Majesté : Voilà, Sire, ce qui rrCa été dit; Votre Majesté en fera V usage qu'elle jugera à propos.

Si cela s'appelle une négociation, j'entends bien mal le sens des mots. J'en reviens donc toujours à la surprise. Il n'y a que cela.

Une circonstance bien remarquable, c'est que, pendant que mon mémoire marchait à sa destination, vous approuviez mot à mot ma conduite dans votre numéro 29 du 19 novembre ; de manière que ce fut, suivant mon usage, avec une parfaite bonne foi que, dans ma réponse à cette lettre (médiate ou immédiate, il ne m'en souvient plus), je me félicitai d'avoir rencontré précisément votre idée. En effet, vous me dites dans cette lettre : Nous tâcherons, avec l'adresse convenable, d^amener le rapprochement que vous conseillez (ne vous fâchez pas, je vous prie, si je vous dis en passant que dans ce genre toute adresse est maladresse). Vous continuez : Mais Sa Majesté pense que vous pourriez y contribuer vous-même, au moins indirectement (c'est ce que j'ai tâché de faire), yai V entremise du ministère de Russie lui-même (c'est ce que j'ai fait), ou par quelque personne en liaison avec le négociateur (c'est encore ce que j'ai fait) ; il est vrai que vous ajoutez, sans vous compromettre. Mais vous savez de reste que ces formules de bureau n'ont absolument point de sens, et signifient au fond : Dites et ne dites pas, faites e\ ne faites pas. D'ailleurs, Sa Majesté n'était nullement compromise dans aucune supposition possible, et moi-même je ne l'étais point comme ministre. A la rigueur, je pouvais l'être personnellement, car on était maître sans doute de m'emprisonner ou même de m'étrangler à Paris; mais tout cela, sauf l'intérêt de bonté, ne fait rien du tout à Sa Majesté.

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