A ■• le eheTaller de
Saint-Pétersboorg, mai I808«
Monsieur le chevalier,
J'ai promis , dans un de mes précédents numéros, de iFOns donner pleine satisfaction sur une tentative qui vous I paru si étrange. Je m'acquitte aujourd'hui de ma parde^ en vous priant néanmoins, avant tout^ de ne donner à tout ce que vous idlez lire que le nom d^éclaircissemetU; car, pour les apologies ^ je les abandonne volontiers à ceux qui en ont besoin.
Les États du roi sont conquis et possédés par un homme rare, extraordinaire, etc. (je lui donnerai volontiers toutes les épithètes qu'on voudra, excepté celle de §rand, laquelle suppose une moralité qui lui manque). Cet homme est surtout remarquable , ainsi que tous ses collègues qui figurent dans Thistoire, par une volonté invinciide. Avant d'agir, il réfléchit; mais dès qu'il a pris wa parti, jamais on ne Ta vu reculer. C'est un instrument visiblement choisi par la Providence pour opérer l'une des plus grandes révolutions qu'on ait vues sur la terre.
Dans les vastes projets qui remplissent cette tête, l'Ita- Ue occupe l'un des premiers rangs. Il y tient d'une manière inflexible ; et le Piémont, qui est la clef de ce beau pays, est aussi la {Mrovince qu'il a serrée le plus fortement dans ses bras de fer. Il s'en est occupé sans relâche; il y a tout détruit et tout changé. U Ta, pour ainsi dire, pétri pour Famalgamer avec la France, et il se plait à dire qu'il foulerait trais siècles pour rétablir ce qui existait.
Oq peut dire que, depuis la bataille de Marengo, la restauration du Piéniont a cessé d'être possible. Cependant