DE M. LB COMTE JOSEPH DE KATSTRE
€ fMAte, mak la discossioii même; de l'autre^ ^e ne peat, elle oe « doit pas même lire; pvisqae tout son temps af^artient aux peu- • pies. Qui donc la détrampwait sur des matières que les passions « el renenr ont embrouillées à l'envi? » Le comte de Maistre, attaché personnellement à l'empereur par les liens d'une sincère reconnaissance, tout à fiait habitué à ce pays où le retenaient des liens multipliés, et où il avait souyent formé le vœu de finir ses jours..., demanda son rappel. Le roi daigna le lui accorder avec le titre et le grade de premier président dans ses cours suprêmes. Au mois de mai 1817, Sa Majesté Impériale envoyait dans la Manche une escadre de bâtiments de guerre pour ramener les soldats dont die déchargeait la France. Ces vaisseaux partaient dans la plus belle saison pour la navigation. Sa Majesté Impériale permit au comte de Maistre de s'embarquer sur cette escadre avec toute sa ia- ■lillew Ce fut le 27 mai qu'il monta à bord du vaisseau de 74 le Ham^ bourg, pour revenir dans sa patrie, après vingt-cinq ans d'absence, en passant par Paris. 11 arriva à Calais le 20 juin, et le 24 à Paris.
Le comte de Maistre se trouvait alors le chef d'une fiamille, Tune des plus nombreuses de l'ancien duché de Savoie, qui était demeurée tout entière au service du roi pendant tout le cours de la révolution, qui avait suivi sa cause , et toujours , et sans intérêt , et contre ses intérêts, sans qu'un seul de ses membres fût entré au service du vainqueur. A l'époque du traité de 1814 , le chevalier Nicolas, son frère (1), qui, après avoir fait brillamment la guerre, était rentré en Savoie lorsque ses services ne pouvaient plus être utiles à son maître, se dévoua de nouveau, et partit pour Paris avec BfM. d'Oncieux et le comte Costa, comme députés de la Savoie pour demander aux souverains alliés la restitution de leur patrie à ses anciens maîtres. Heureusement la demande fut accueillie , sans quoi il aurait dû, avec ses deux compagnons, émigrer de nouveau et s'exiler volontairement.
Arrivé à Turin, M. de Maistre s'occupa à donner la dernière main aux ouvrages qu'il avait apportés en portefeuille de Pétersbourg. Il fit paraître successivement le Pape, l'Église gallicane, et les Soirées de Saint'Pétersbourgf ouvrages qui ont produit une véritable explo-
(i) Noof donnons, aux Annexes da 1. 1*', une lettre de cet officier écrite après l'aftairede Gravellona, où les Insurgés, commandés par les émissaires français, avaient été complètement défaits. Elle nous a paru remarquabie par son styie animé et fran- (iH»Bcnt militaire.
32 , nancB BiooiAFHiQOB, ne.
tracer du comte de Maistre un portrait vivant et animé qui le fosse aimer de ceux qoi ne l'ont qif admiré. Rien , sans doate , ne lail mieux connaître un homme qme de «e tronver ainsi introduit dans son intimité^ 4e Tobsenrer librement et sans témoins^ d'entendre le père parler de ses enûmts, l'époux de U douce compagne de sa vie; d'éconter liiomme d'Ëtat^le sujet fidèle s'adressant à son roi, l'ami s'entreteaant aree ses amis. U m'a paru que c'était élever on . simple et noble monument à la mémoire d'un père vénéré , qœ c'était mettre ai lumière l'élévation de son génie, l'étendue de ses connaiBs^ne^i^ llngénuité de ses vertus.
Le comte Rodolphe «s MAisruu