‹ Lettres et opuscules inéditsChapitre 94 sur 166 · II., VI · texte numérisé non relu

II., VI

N'est-ce pas qu'il est bien trouvé? J'espère que personne n'aura jamais rien à dire.

Votre oncle vous dira la jolie vie que j'ai menée cette i semaine avec sa femme. Ce qui m'a fait véritablement plaisir, c'est qu'il m^a paru que cette attention de ma part lui était agréable : je m'attache tous les jours à cette femm6> qui est pleine de raison et d^bons sentiments. Elle m'a lu votre conversation avec le Pannonien, qui m'a extrême- { ment amusé. Il ne peut^ au reste^ être plus honnête homme que ceux qui renvoient. Du moment où j'ai vu cette puissance en jeu, j'ai dit et écrit ce que vous me dites : qu*eU$ profiterait de l* occasion pour reprendre la prépondérance $

(i) Et oliin qaU dicat : Pâtre vero hic multo fortior! •

(Heyne, Uad. litU

AU COMT» MMDOLPHE. 289

9tqm0 c'éMt là iaui ce qu'elle vmtlaiU Cependant o» parait coBteRtd'eUe^et jeoe saispasiirop compreiidreooin- BaeBt on pourra évièer une nouvelle guerre^ malgré la pro • iMigaticNii de l'annifitice. J'ai vu votre ancien chef^ cpii est toujours le même : il voit tout en noir^ comme vous savec; epand j^ai parlé quelque temps avec lui^ je sens que nK)n imagination se noircit. J'espère cependant qu'il s'exagère certaines choses à lui-même; mais ce qui m'effraye particoiièrementy c'est qu'il a toujours deviné! Mandez-moi [et n'oubliez pas ceci) combien de temps doit durer encore votre position équivoque^ et si le défaut de titre décidé ne vous nuira point. Gomment faut-il vous écrire? on ne peut dire aide de camp y et encore moins^ ce me semble, attaché.

Je vous sais bon gré^ mon très-cher enfant, de ne pas savdr vous amuser pleinement sans moi^ et de me le dire en latin de Cicéron, qu'il ne faut point oublier. Je compte que votre séjour en Allemagne vous rendra fort sur les déclinaisons, voire même sur les conjugaisons^ au point de pouvoir vous entretenir couramment avec tous les maîtres de poste de Germanie. Soyez fort exact et fort attentif auprès de madame de W.^ et ne négligez rien aussi pour contenter le général d'Auvrai. J'ai trouvé extrêmement plaisant qu'après avoir desservi l'oncle^ il emploie le neveu. An veste^ mon frère venant d'être fait général^ il me semble que tout est dit.

Nous avons, en effet, perdu notre procès de quatre voix ea Angleterre; mais quand je dis perdu, ce mot doit être expliqué. Le bill n'a point été négative, seulement la question est renvoyée. Mais les catholiques ne lâcheront point prise. Je voudrais que vous pussiez suivre les papiers. Voua f verriez leurs espérances et le nom de leurs persécuteurs. Hua tôt ou plus tard, nous verrons le bill tant désiré, et ce mm^une Ère.

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BKpoHDe. On K pvfe pas mtms^ daas ce iDOBOÉyiitt

Jb SBB bies aise qoe moQ irèie ait jogé conne iBoi flttdHK cfe SéfîgDé. j!Ickb k parlons pas dn tafent, qm eA mnrimiie, mais da earaetèie. Si j^arais à duêir cntie li mèwt et la fiBe^. f épcnsnafi la fflfe^, H pois je partim pour recevoir les lettres de raotre. Je sais bien qat c'est mte mode de cocdamiier madame de Ckignan; mais pv le recnefl seulement des lettres de la mère, lœs comme CD doit fire^ la supériorité de la fiOe sv la mère (dans tout ce qn? y a de plos esseotiei) me paraft proorée à révidnce.

Je ne tocs pas de Afficnlté que toos fisicz Emile, si loos en afcz la fimtaiâe. C'est mi oovra^ de coDége qui a beauconp phis de TotoiDe qœ de masse, et qui ne renfimne presque rien de Térkabiement utile. Tons \enei. de qoeb ouvrages an s^fatoait dans le aède extrar^ant qui \iesA de finir ( à ce qa*OQ dît da moins^ car, pour mot^ je n'en crois rien). Le morceau le plus remarquable de cet oo- Trage, qui a (ait tant de bruit, est la Rrofe^skm de foi d» vicaire sa tocard; ce qu'elle renferme de bon et de maorais se troure partout, mais non pas en a beau style. Après cette lecture, il serait bon de lire les lettres sur le dé^me {le Déisme réfuté par lui-même) . C'est par ce fivre que Texcelleot abbé Bergier commença sa noble carrière; et j'ai ooî dire que Rousseau lui-même fut frappé de la force des raiscMinements autant que du ton constant de moderati<Mi qui règne dans cet ourrage. En effet, il n'y a jamais répcMuiu, et même^ que je sache^ n*a jamais noouné Bergier.

U y a une phrase sur moi^ dans je ne sais plus quelle de Tos lettres^ qui m'a fait trembler. C'est celle où yous dites

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