‹ Lettres et opuscules [microforme]Chapitre 4 sur 38 · FANTASIO · texte numérisé non relu

FANTASIO

C'était une âme alerte et vive Dans un corps fragile et dormant.

L'âme souffrait d'être captive ;

Le corps souffrait‘ du mouvement.

Durant cette existence brève, L'âme altière et le corps chétif Ont lutté sans merci ni trève, Comme la vague et le r'escif.

l’ague qui sans cesse déferte, Tantôt, calme et chaude, au soleil Faisant luire son flanc de perle Æt ses paillettes de vermeil :

Tantôt, par le vent agtlée, Se démenant avec orgueil, Et retombant soudain, heurtée Au sombre obstacle de l'écueil.

Mais la vague était immortelle :

Ælle à brisé l'obstacle enfin Pour s'en aller, contente d 'elle, Se perdre en l'océan divin.

JOSFPH TURCOTTE

eu à

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