A M. LEDUC AÎNÉ
A PARIS
Saint-Prix, le 25 juillet 1813.
Puisque tu donnes des notices aux panégyristes des morts, tu m'apprendras peut-être quelque chose de la vie militaire de ***, tué avec ***. Je l'ai connu particulièrement avant qu'il se fît ingénieur ; je lui ai donné des culottes, et, je crois, les premières bottes qu'il ait jamais portées.
1 Langlès.
Maintenant j'en veux faire un héros ; pourquoi non ? Le voilà tué en bonne compagnie, c'est là l'essentiel ; je ne te dis pas mon projet. Ramasse tout ce que tu pourras en entendre dire, et tu me conteras tout cela à notre première entrevue.