‹ Lettres et papiers, 1760-1850, extraits de ses archives; (volume 2)Chapitre 17 sur 43 · III · texte numérisé non relu

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iil»0 ARCHIVES DU COMTE CH. DE >ESSELRODE.

modemenl complet et sincère entre ces deux hommes supérieurs. Depuis la guerre d'Espagne, il y a une contradiction formelle dans leurs vues politiques. Celles de M. de Talleyrand tendent à la conservation, tandis que l'Empereur n'a d'autre but que de détruire. Les journaux anglais ont fait dernièrement un éloge aussi pompeux que maladroit de lui et de Fouché, en soutenant que la puissance de la France avait décliné depuis que l'un ne dirigeait plus les affaires étrangères et l'autre celles de l'intérieur. 11 en est résulté que la haine que l'Empereur leur avait vouée n'a fait qu'accroître et qu'il renchérira encore sur le système de persécution qu'il a adopté vis-à-vis d'eux.

J'ai adressé à M. de Gourief une longue lettre sur les emprunts de Hollande, dans laquelle je m'estimerais très heureux, Monsieur, d'avoir pu rencontrer vos idées. Je lui ai envoyé également les licences anglaises et françaises récemment promulguées. Henry' serait d'avis que l'on s'autorisât chez nous de cet exemple pour donner plus de liberté au commerce, car, par ce système, la France n'a d'autre but que de le faire à elle seule, en empêchant toutes les nations du continent d'exploiter cette ressource essentielle de leur prospérité.

Des lettres, arrivées aujourd'hui de Constantinoplc, annoncent que l'influence française y a fait beaucoup de progrès. Elle ne peut avoir atteint ce but qu'en excitant la Porte contre nous, et en la raffermissant dans

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