‹ Lettres et papiers, 1760-1850, extraits de ses archives;Chapitre 6 sur 43 · Kouinicki, volonlaire · texte numérisé non relu

Kouinicki, volonlaire

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une de mes lettres? Comment cela se fait-il? Dites-moi si jamais j'ai parlé d'autre chose que de l'énorme, de l'épouvantable bravoure des troupes et des officiers. C'était le 27 que les chefs devaient se montrer, car le 26 appartient à tous les rangs. Au lieu de cela, on se replie, toujours cherchant une position et certes il n'y a personne qui ne puisse vous dire avec une carte de situation que de Majinsk à Morkon il n'y a pas de ce que l'on appelle une position militaire. Je vous ferai un petit mémoire anecdotaire sur le 25 et le 26, ce sera pour vous. Je ne veux point passer pour me mêler de ce qui ne me regarde pas et je l'ai prouvé depuis que j'ai été abandonné à l'obose. Désormais mon devoir exige de moi une autre conduite, et je marcherai en fait de communications droit comme un Ratnik. Je compte en prendre le costume, la croix et le chiffre de l'Empereur. Vous n'avez pas d'idée de l'enthousiasme que cela produit. Avec ces marques je doute que quelqu'un dise : « Je mourrai plutôt que d'abandonner cette position », et qu'il l'abandonne cependant, après avoir uni à son serment toutes les formes les plus imposantes. Voudriez-vous bien me faire la grâce de me comprendre cette fois-ci et d'être persuadé que personne ne vous est plus attaché qu'Anstedt.

Mon cheval de selle ne marche plus que sur le nez^ Dieu sait ce que je ferai !

AUCmVES DU COMTE CH. DE NESSEF.RODE.

D'Ânstedt au comla Charles de Nesselrode.

Au quartier général, à Rivanilro, 21 septembre 1812.

J'étais depuis deux jours, mon cher comte, sans mes équipages, à cause du passage du Dnieper et de la Bérésina, lorsque le prince Volkonsky a passé par nos quartiers, et je n'ai, par conséquent, point pu profiter de cette belle occasion pour vous envoyer ce qui se trouvait prêt. Il vous parlera de la cacade de M. l'amiral ; pour moi j'en suis vraiment malade, car on ne combine qu'une fois des mouvements qui arrivent à leur exécution, heure par heure, jour par jour, pour les grandes indications. Je viens de faire une grande expédition pour Radzivilof. J'y ai envoyé en extraits allemands et en imprimés français tout ce qui pouvait influer. J'aurais voulu y détacher des exemplaires en bon nombre de la pièce « Nouvelles officielles » que je vous transmets aujourd'hui, mais notre imprimerie a peine à suivre à cause des marches que l'on fait journellement, et vous pensez bien que, seul comme je le suis, sans copiste et sans aide, il me reste bien peu de temps pour le travail, et il faut pourtant penser à tous les points extérieurs. On marche jusqu'à la nuit par 20 ou 45 degrés de froid. Le soir on arrive affamé dans une cage à lapins ; on y partage avec cinq ou six personnes ma mauvaise pAtée; voilà mon existence. Il est des person-

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nés qui ont plus d'aise, et ce sont celles-là précisément qui n'ont rien à faire. Je ne me plains point de mon sort cependant. Le 5, j'ai mené une batterie de 12 pièces à 100 toises de l'ennemi et j'ai foudroyé une colonne française; comme cela s'est passé sous les yeux de vos amis, j'en parle. Hé bien ! cherNesselrode, vous ne savez point le bien que cela fait de voir tomber des rangs entiers de ces dogues pillards qui ne m'ont laissé dans mes terres que des yeux pour pleurer. Je divague; revenons.

Il faut que vous fassiez imprimer vous-même mes pièces qui parodient les bulletins de la grande armée ; je me charge de leur faire courir toute l'Allemagne. Êtes-vous content des nouvelles officielles ci-jointes ? Dites-moi si ma lettre interceptée a été insérée quelque part. Par humanité, ne croyez rien des gazettes.

Maintenant quant au chapitre de ma reconnaissance, je vous en dois par-dessus la tête. La touloupe que vous m'avez envoyée et que je portais sous mon manteau m'a sûrement sauvé la vie. On doit vous remettre un surtout ouaté pour moi, faites-le-moi arriver promptement, car je suis tout déguenillé; et il faut que j'entre hWilna en gentleman. Je me flatte de vous y voir bientôt; le moment est unique. Vous savez que je ne suis point un hâbleur.

Mettez-moi aux pieds de Madame. Dieu fasse que vous puissiez déchiffrer mon griffonnage. Je n'ai pas reçu ce que vous avez remis à Mme Démidof. Mes sentiments ne finiront qu'avec ma vie.

Au moment où je croyais Mme de Voss le mieux du monde en cour, la foudre a éclaté et elle a été reléguée; j'en ignore le motif. Tout présageait un rapprochement sincère. Je n'ai rien à me reprocher; j'ai même été plus loin que je ne le devais, Michaud de même.

Le comte Worontzof va arriver, Pahlen n'est pas encore de retour; tous les autres hraves sont à leur poste. J'aime à passer une nuit aux avant-postes. Je ne reconnais point Crossard ; il est devenu puant à force de vanité. Il prétend avoir enseigné à notre état-major le système des profils. Toll l'abhorre à en perdre la tête.

Yoici une brochure qui n'est pas sans intérêt.

Ordre du jour publié par le maréchal prince de Koutoiisof.

30 septembre 1812.

Le Maréchal prince de Koutousof a publié, le 30 septembre 1812, l'ordre de jour suivant qui renferme le tableau le plus exact de l'état où se trouvent actuellement les deux armées combattantes.

Au quartier général de Letaschefka, 50 septembre 1812. Depuis plus d'une semaine l'armée occupe une position près du village de Taroutino, sur la rive droite de la Narva. Le repos dont elle jouit lui

donne de nouvelles forces. Les régiments sont complétés par les troupes que le général d'infanterie, prince de Lobanof, a formés dans plusieurs gouvernements, et qui l'ejoignent successivement l'armée. Les recrues s'exercent dans le camp; elles brûlent déjà d'envie de se mesurer avec l'ennemi. Les chevaux de la cavalerie, suffisamment pourvus de fourrage, se refont sensiblement. L'approvisionnement est organisé de manière que l'armée ne souffre pas le moindre manque de vivres; les grands chemins qui conduisent à la position sont couverts de convois arrivant des provinces les plus fertiles sur lesquelles l'armée est appuyée.

Tous les jours des officiers et des soldats rétablis sortent des hôpitaux et reviennent à leurs corps. Les malades et ceux qui ont été blessés au champ d'honneur sont dans l'intérieur de la Russie parmi leurs compatriotes, au sein de leurs familles ; des parents affectueux leur prodiguent tous les soins nécessaires. Tel est l'état de notre armée; quel est celui de l'armée française? Affaiblie et désorganisée, elle n'ose faire contre nous aucun effort. Éloignée de ses ressources, elle est privée de tous ses moyens. L'approvisionnement y devient de jour en jour plus difficile, et les prisonniers affirment unanimement qu'ils sont réduits à manger du cheval, malgré qu'ils aient plus de viande que de pain. Les chevaux de l'artillerie et de la cavalerie ennemie souffrent encore davantage. La plus grande partie de ceuxci ont péri dans les combats, surtout dans la journée du 26 août, si glorieuse pour les armes russes. Quant

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aux régiments de cavalerie qui ne sont pas entièiemenl détruits, le manque de fourrage leur fait le plus grand mal, car, de tous les côtés, nos partis de troupes légères harcèlent et entourent l'ennemi, ei lui coupent ses communications. Les moyens de se procurer des fourrages lui sont rendus tellement difficiles, qu'il ne fait plus avancer des fourrageurs que sous de fortes escortes, que nos partisans réussissent presque toujours à disperser. Les plus considérables de nos détachements sont sur le chemin de Mojaisk, de Pétersbourg, de Kolomna et de Perpoughof, et il ne se passe rarement un jour que nous ne fassions plus de trois cents prisonniers. Sous ce rapport même les paysans des villages situés près du théâtre de la guerre font un tort infini à l'ennemi.

Les Russes qui, dans tous les temps, se sont illustrés par leur dévouement à leur souverain, font paraître encore à présent un enthousiasme inexprimable dans tout ce qui tend à la destruction de l'ennemi qui a troublé le repos de la patrie. Les paysans, jaloux de défendre leurs foyers, organisent des armements contre eux. Ils placent des vedettes sur les hauteurs et les clochers et sonnent l'alarme à l'apparition des Français. Au signal les paysans se rassemblent, fondent avec acharnement sur l'ennemi, et ne quittent pas la place sans remporter la victoire. Journellement, ils viennent au quartier général demander des fusils et des cartouches. Autant que possible on cherche à satisfaire les vœux de ces respectables paysans, vrais soutiens de la

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patrie, en les armant de fusils, de pistolets, et en leur distribuant de la poudre. Dans plusieurs villages, ils se réunissent pour leur défense commune sous le serment de punir sévèrement les lâches et les traîtres.

La Providence, en bénissant les justes, et en punissant les coupables, manifeste déjà sa colère contre nos ennemis. On vient de recevoir la nouvelle que les Espagnols et les Anglais, après avoir battu les Français, ont occupé Madrid. C'est ainsi que jios ennemis sont partout confondus. Ils périssent dans les parties les plus reculées de l'Europe, en même temps où, s'étant aventurés jusque dans le cœur de la Bussie, ils trouveront peutêtre leur tombeau au sein de notre patrie.

D'Anstedt an comte de Nesselrode.

Au quartier général à Lefachovo, 5 octobre 1812.

Je suis depuis hier au quartier général, mon cher Comte. Il est composé d'une demi-douzaine d'isbas noirs et, douzième, j'occupe une planche noire sur laquelle je trace ces lignes. J'ai échappé à quelques dangers sur ma route; une inflammation du foie me fait cependant beaucoup souffrir encore, mais vous savez que j'ai de la constance.

J'ai eu l'honneur de voir un instant Je maréchal: ses

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occupations, comme bien vous le pensez, sont immenses; et il faudra savoir saisir le temps pour pouvoir remplir avec fruit ce qui m'est imposé.

Hier, j'avais la singulière manie de penser qu'il y avait quelque chance de bonheur attachée à ma personne. Il devait y avoir une attaque à la pointe du jour qui était infaillible. Michaud me l'assurait, et c'est un homme que l'on peut croire sur parole. J'ai eu une grande conversation avec lui. Il pense, il voit comme moi, et je répète, avec plus d'emphase que jamais: Bonaparte est perdu sans ressources. Je me transporte en idée dans l'avenir. Quel rôle sublime, mon cher Comte, quelle sainte vocation pour l'Empereur et l'Em- ])ire de Russie d'avoir sauvé l'Europe ! Ainsi donc il est vrai que les pénales du monde étaient réfugiés en Russie, souvent voilés. Ils sont découverts, et croyez-moi qu'il n'est ni dissension, ni cabale, ni mouvement contre l'inaction, ni inaction contrôle mouvement, qui puissent changer les choses, et Napoléon donnerait deux Moscou pour n'avoir point tenté l'entrée de cette ville extraordinaire, quoiqu'il y ait trouvé plus de ressources que l'on n'aurait dû le croire. Vous sentez bien que ma première lettre ne peut être marquée à aucun coin d'intérêt particulier. Je suis obligé de m'orienter. J'ignore quand part un courrier, j'ignore à qui confier mes missives. Ce soir, cependant, je commencerai un morceau de gazette étrangère sous forme de lettre interceptée, et si mes douleurs de côté cessent un peu, j'espère que vous serez content de mon travail. Je m'oceu-

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peiai également de quelques lignes sur le passé ; rien n'est indifférent dans ces grandes époques. Il faudrait l'aire un petit bulletin sur l'escalade de Vereja, mais comme tout est en mouvement aujourd'hui, il faut que je patiente.

De vos lettres je n'ai reçu, comme vous l'avez vu par celle que je vous adressai de Tver, que les deux contiées à Boulgakof et à Tchernichef. Dournof a renvoyé la sienne à Pétershourg, et Michaud ne sait pas ce qu'il a ÎAÏi de celle dont il était ])orteur.

Adieu, mon cher comte, on me demande ma lettre. Les amis vous embrassent de cœur et d'àme, et moi, aussi longtemps qu'il me restera une {)arcelle de foie, je vous aimerai autant que je vous estime.

Point de paix! Point d'arrangements! C'est le cri qui doit être dans toutes les bouches, les événements vont bientôt rassurer les faibles d'esprit.

D'Amledt au comte Charles de Nesselrode.

Letachovo, G oclobic 181'2.

(Test de mon grabal, mon cher Comle, où je suis étendu sans respiration que j'ai fait l'article que vous trouverez ci-joint pour les gazettes étrangères. C'est la substance vraie de ce qui est et de ce qui arrivera. Je

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sais que l'on ouvre ici mes lettres, et cela doit lier ma plume. Trouvez un moyen de l'empêcher. En attendant, mon honneur m'oblige de vous dire, malgré cabale et vent du jour : « Respectez Mme de Voss. » Elle a dit hier à la petite Thérèse des choses qui vous étonneront. Quand je saurai qui part, je les mettrai au clair et je vous supplie d'en informer le Maître.

On se bat au moment où je vous écris, j'espère ne point fermer ma lettre sans pouvoir y ajouter quelque chose d'heureux. Si je parviens à vous fournir des bulletins basés sur des données de journal, ce sera un miracle. On n'a pas d'idée de la difficulté d'aborder; et je vous avoue que cela doit paraître drôle, quand on a passé par les situations capitales où je me suis trouvé. N'importe! Persévérance est ma devise.

Vous n'ignorez pas sans doute qu'il n'y a pas de jour que l'on ne fasse une centaine de prisonniers. Avanthier, les cosaques ont fait un coup fort drôle. Ils étaient couverts par un fourré et avaient attaché un mouton à une corde traînante. Aussitôt les vedettes affamées des bleus de se jeter dessus, et d'être prises, comme bien vous pensez. « Encore, disait une moustache du 6", si nous avions mangé le rôt! » Ces jours-ci un petit hussard poursuivi se jette à terre pour gagner le large : Pourquoi avez-vous quitté votre cheval? lui demanda-ton. — C'est pour suivre plus vile, répondit-il. — Jugez des montures de ces Messieurs. La garde seule a conservé ses chevaux en état; mais quelques semaines encore, et que l'on poursuive le système proposé, d'at-

taqiier el de refuser toujours, brûlanl sur 20 verstes autour de l'armée française jusqu'aux chaumes des toits, cela est bagatelle, quand on a 24 régiments de cosaques, et vous verrez la cavalerie à pied et pas une pièce d'artillerie attelée. Concevez-vous mon bonheur quand je vous annoncerai la réalité de tout ceci ? J'espère que nous nous reverrons cet hiverà Wilna.La présence du Maître y sera nécessaire; il s'y est fait adorer^ il y verra tout le monde à ses pieds. Je vous prie de prendre dans le sens le plus étendu ce qui est souligné.

11 est cinq heures; le général Benningsen est de retour de l'affaire la plus brillante. Les Français ont été repoussés à 14 verstes. C'était une chasse au galop, 53 pièces de canon et 1 drapeau pris, plus de 1600 caissons enlevés ou sautés, sont les résultats de la journée. Tout ce qui a été pris d'équipage est énorme, le butin des cosaques est immense, ils se sont couverts de gloire sous les ordres du comte Orlof. On a fait près de 1000 prisonniers, le reste a sauté sous la pique. Figurezvous, mon ami, quelle journée utile pour nos recrues et nos ratniks ! Us se croient tous invincibles aujourd'hui. Nous avons à peu près 208 tués, peu de blessés, pas un officier, excepté le pauvre Boguerval qu'un boulet a emporté. L'honneur de cette entreprise qui est de la conception du général Benningsen doit lui appartenir tout entier. Mon Dieu, mon Dieu, si l'on voulait me donner ma matière, quel bulletin je vous trouverais !

J'ai un vœ:i dnns l'âme. Je vous le découvre : ce

serait le moment pour le Maître de revenir; lout désormais sera succès. Qu'il jouisse donc de la gloire qui est destinée au libérateur de l'Europe! Il est de votre conscience de ne point faire un mystère de ce que je vous écris, mais ce doit être directement.

J'apprends que c'est un feldjaeger que le prince veut vous expédier avec la nouvelle de la victoire, cela me dérangerait furieusement. Il faudra que j'oriente mon envoi en conséquence, et avant qu'il ne parte un homme sur, mon cœur doit être refermé.

Le départ du colonel Michaud est très précipité. Il y a quelques changements à faire aux canons, en plus vous aurez bientôt de mes nouvelles encore. Je suis très content de M. le Maréchal ou, pour parler clair, des bontés que Son Altesse m'a montrées aujourd'hui.

D'Anstedt au comte de Nesselrode.

Lelachovo, G octobre 1812.

J'ai VU Crossard; ses mémoires sont parvenus sans doute et son sort sera fixé. J'ai appris avec peine que beaucoup de choses concernant l'Autriche ont été confiées à une personne qui ne jouit point de la considération publique, et qui paraît avoir perdu la confiance du Maréchal, il ne faut pas être un renard pour deviner

de qui jo parle. Or, comme Crossard peut èlre liés utile par ce qu'il ne manquera pas de raconter, je crois, que pour le bien de la cause, il serait à propos de le l'aire aller à Pétersbourg pour quelques jours. Son absence de l'armée ne peut pas être un mal, et sa présence dans la capitale peut être un bien. Je vous engage, mon cher Comte, à prendre des ordres à cet égard, d'autant plus que Crossard désire vivement faire ce voyage. S'il entrait dans mon cœur un autre besoin que celui d'être utile de la bonne manière, je serais entré dans tous les détails que le colonel espagnol voulait me faire connaître et je serais devenu l'intermédiaire entre vous et lui, mais il vaut mieux qu'il fasse la course. J'agis de correction.

La comtesse Charles de Nesselrode à son mari.

Kamenni-Ostrof, 7 octobre 181'i.

Nous possédons, depuis quelquesjours, Mme de Staël; j'ai été la voir chez la princesse Dolgorouki, chez Orlof, et puis je l'ai vue chez nous. Je suis dans l'enchantement de son esprit et, en même temps, de sa manière simple de s'exprimer, d'autant plus que partout elle parle de toi avec reconnaissance, parce que, sans la connaître, tu lui as rendu, à ce qu'elle dit, de petits

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