NOUVELLES LITTÉRAIRES DE
ROTS mTROttrCTITS.
Les lettres que nous venons de publier ne pouvaient ex* primer la pensée du siècle avec une liberté entière. On s'adressait à un secrétaire d'académie ; on voulait être lu par une compagnie savante; on avait l'ambition d'être cité à Sans-Souci. C'étaient là presque des lettres officielles.
Mais, à côté de cette correspondance ostensible, apprêtée, parée pour une académie ou une cour, il se faisait, au siècle dernier , et surtout pour les princes du Nord , un grand nombre de correspondances où l'on mettait , sous le titre de Nouvelles littéraires de Paris ^ toutes sortes de faits , de satires, de chansonset d'anecdotes, qui caractérisent beaucoup mieux le rôle des lettres et celui des écrivains.
Nous avons exploré à la bibliothèque royale de Munich , mon fils Albert et moi , plusieurs volumes in-4^ de ces Nouvelles littéraires. Ces volumes sont trop importants pour que je n'y appelle pas l'attention par la publication desquatre pièces suivantes.
La première est une nouvelle ; la seconde , une lettre ministérielle ; la troisième , une réponse municipale ; la quatrième , une de ces chansons qui tempéraient l'absolutisme de notre ancienne monardiie.