‹ Lettres et pièces rares ou inéditesChapitre 15 sur 142 · DE MARGUERITE DE FLANDRE · texte numérisé non relu

DE MARGUERITE DE FLANDRE

Avant da donner ee catalogue, et afin de mieux en Aura apprécier l'importance pour Tbistoire des lettres et celle des mœurs , noua devons quelques indications sur la personne de Marguerita de Flandre , sur l'origine de sa bibliothèque , sur l'inventaire qui en fut dressé , et sur le degré de nouveauté qu'offre ce document.

Marguerite de Flandre, née en 1350, recherchée par le prince de Galles, à l'âge où toutes ses gràoes s'étaient développées comme ses talents , épousa Philippe le Hardi , duc de Bourgogne. Dans ces temps de renaissance où plusieurs princes faisiiient de nobles sacrifices pour se procurer des manuscrits, le duc était un de ceux qui attachaient le plus de prix à ces trésors. Il augmenta i grands frais ceux

que ses pères lui avaient laissés, et la duchesse de Bourgogne fut, sur ce point, la noble rivale de son époux. De même qu'elle distingua toujours les États qu'elle tenait de son père , de ceux du duc, son mari , qui en avait pris possession avec elle , elle distingua aussi sa librairie (bibliothèque) particulière de celles qu'elle avait trouvées ou établies, soit dans les villes de la Bourgogne, soit dans celles de la Flandre.

Devenue veuve, Marguerite mourut Tan 1405, quelques années seulement avant l'invention d'un art qui l'aurait comblée de joie, et qui aurait singulièrement accru la collection dont nous publions l'inventaire.

Cet inventaire fut dressé sans doute peu de temps après la mort de la princesse. Mais il ne fut reçu à la chambre des comptes de Dijon que l'an 1412. Nous ignorons les raisons qui en firent retarder la remise ; mais le document luimême nous apprend qu'on observa à son égard les formalités voulues, qu'il fut revêtu du seing de l'évéquc de Bayeux.

Le manuscrit d'après lequel nous le publions , appartient aujourd'hui à la bibliothèque de la ville de Troyes , où il porte le n^ 202. Il appartenait autrefois à la collection de Bouhier, président du parlement de Dijon *.

Ce document est inédit. M. Barrois avait donné, d'après un autre inventaire , une sorte d'extrait qui répondait parfaitement au dessein de son ouvrage*, mais qui ne pouvait pas faire connaître la collection tout entière. C'est la première fois que celle-ci se révèle dans l'histoire littéraire, et rien ne nous parait plus propre à faire bien apprécier les

' Il était coté A , 53 daus l'ancicD fonds Bouhf^r. Nous devons notre copie à la main habile de M. Hamiand, bibliolbccairc de lu ville de Troyes.

* BitHothhqueprotifpograpIwiucPariBt 1830, 1 vol. in-4.

goûts , les lectures , les études plus ou moins sérieuses d'une fenime instruite de cette époque , que cette liste de livres appartenant à une princesse éminente.

Dressé au xv* siècle , ce catalogue d'une collection faite au xn% n'est pas le seul inventaire de livres , ou plutôt de manuscrits que nous ayons de cette époque. Le garde de la librairie du Louvre , Gilles Mallet , en rédigea la liste l'an 1373; collationnée en 1380 et continuée jusqu'en 1410 par Jean Lebègue, elle est imprimée. D'autres listes de collections plus importantes que celles de Marguerite de Flandre, le sont également. Mais s'il en est qui ont plus d'importance pour l'histoire générale de la littérature savante et de la bi« bliographie érudite, aucune ne peint comme celle que nous publions l'état général des belles-lettres mises à la portée du public choisi ; aucune ne répand plus de jour sur la situation morale du temps.

C'est sous ce rapport que nous ferons apprécier ce document, soit dans les notes dont nous l'accompagnons, soit dans les considérations que nous présenterons à sa suite.

Voici le document, qui n'est, ainsi qu'il le dit, que la partie de l'inventaire relative aux livres de la princesse , qu'un extrait du tableau général de ses joyaux ; car les manuscrits étaient classés parmi ses joyaux.

Extraict de Tlnventaire des Joyaux et autres Biens, meubles de feue Madame la Duchesse de Bourgoingne , envoyez en la Cham' bre des Comptes à Dijon par l'ordonnance de Monseigneur, par révérend Père en Dieu l'Evesque de Bayeuh, et encioz soubz son »gnet.

Receu en ladicte Chambre le quinziesme jour de décembre mil quatre cens et douze.

Vk

Du coflte signé par L.

NottidoflflMli êfltf6 cfocb«ti rdrtliogrÉ{>be itil?i6 dan» «Tautret màtto- •iHti ^ l« ttOtre, «l doUi ijottlolll èfl ^Mil texte ifttèl^ts note! tttr MTtaltti oiivragM.

fin Livre de Droict^eû Fjrançoiâ, digoé deâstif^ le livre :

Jean de Jus...

Le Livre des Fableaux [Fàbliaus].

Le Livre de la Foy, et d'autres choses.

G« vokiD< porto ordiourameat puiir titre , Al te /M cAftoumé*

Le Roman t [Roumant] de Sidrac.

Ce nom eat éorit d'iutrea foii Sydrao» Gidrac et Sidrach, et Toft igouie  ce mot ceux-ci : « de toutea sciences, » ce i|ui indice , je eroîfi une science générale et un peu mystérieuse plutôt qu'une encyclopédie. Le roman de Sidrac est ta même chose que le livre de Sidrac /ephi/o#^h# o« te ftkw des ScUneei.

Un Livre de Balades et de Virelas [Virelays]...

tel baladeif dill d'amour, kil, vlretâis et rotidéâttt formaient Uû 6]rcle.

Le Livre de ChastelaiD de Coucy [du Caitelain d#

Couchy]...

Le Livre de Sebiile d^Âyeui et de Ciye [ Sébile

d*AyetlletdeHélie]...

On mettait souvent dans le même toliime les prophéties dt Sébilto et celles de Merlin.

Le mot Ayeul est écrit quelquefois Ayoul.

On a aussi la Sebiile (Sibylle) des quinze signes.

tin Livre de Médecine...

Nous reparlerons de cet ouvrage au sujet de la seconde copie qu'en possédait la duchesse.

Un livre de l'histoire du sainct Greal [Oraal].

Ou de la Sainte-Ëcuelle , type de tous les roililiiil de là Tablé ronde. Le livre est imprimé en trois vol. to-fol.

Un Livre de ThlBloire de Troyes.

Les destinées de Troie ont joué un grand H^te dans les lettres et dans les traditions du moyen âge.

Ce livre a été imprimé à Cologne, vers H 70, in-folio, comp. PaulÎD Paris, Manuscrits françàii lie /o Biblioth^Uë du Éai, V, 87 Ai

Le Livre des Veux du Paon...

Ce livre est de Jacques Louguioo. Il donne les statuts et les en§a|ements de Tordre du Paon.

On a aussi les Vœux du Héron, imprimés dans les Mémoires de Sainte- Palaye , sur l'ancienne chevalerie.

Un Livre de Salhadin, et de la prise de Constantino-» pie [Constantinobie].

On a aussi THistoire du Soudan Salhadin , ou du roi Salhadin.

Le Livre de pèlerinage de vie humaine.

n a été composé en vers latins, en 1330, par Guillaume de Ouilleville, mis en prdse par Gollopes, vers 1880. 11 est imprimé.

Le duc Philippe avait payé un exemplaire de cet ouvrage 400 francs d'or, ou 2,400 francs de notre monnaie. Bibl. protypographique, p. xvi.

LeRomant du Roy Artus, etdeLâncelotduLâC...

On a le roi Artus , par Gaultier Map , et la mort du roi Ârtul. -Bim ftolsl la nativité de Lancelot , ses faicts et chevaturs.

Un Livre du Gouvernement des Provinces.

Cest Pfineêi qui est In leçon véritable. Le titra ordinaire ett i Du gou vemement des rois et des princes.

L'ouvrage origioal , écrit en latin , est de Gilles [i£gidius Colonna] de Rome. 11 joue un rôle dans l'histoire de la politique ( V. Matter, ËUtoifè des doctrines morales et politiques, 1. 1), comme dans eeUê de li littérature (Paulin Paris, Manuscrits, V, p. 87).

Le Livre des Vies des Anciens [Anchiens] Pères et des philosophes. ••

C'étaient deux livret difiérenu.

La vie des Âncieos Pères est imprimée , Paris chez Vérarti, 1495.

Le Livre de la Rose...

On a aussi le livre de la Violette, etc.

Le Romand de Clomadès et de Bertlye.

Il faut lire Cléomadès et Berthe. Est-ce Berthe aux grands pieds ? Le roman de Cléomadès est attribuée Adcnei, ou à Girardin d'Amiens. Il est en vers.

Philippe Camus l'a mis en prose.

H est imprimé.

Le Livre des Évangiles en françois...

Le Livre du Rendus [Rendus] de Moliens [Morleens].

11 est en vers rimes , et porte aussi ce titre: La charité du reuclus de Morléens.

11 est d'environ trois cents douzains , et remonte au xiii* siècle.

Le Livre du baril et d'autres plusieurs dioses.

11 faut lire sans doute , le livre du bamel.

Le Romant Régnant.

Est-HM Regnaut de Dammartin ou Regnault de Montauban ?

Ce dernier roman est en cinq forts volumes in-folio. Nous en avons quatre à la Bibliothèque de l'Arsenal. La Bibliothèque Royale de Munich en possède le cinquième, qu'elle destine, je crois, à la France.

Le Livre des guerres [gherres] de Constantinople.

Le Livre de cent balades

Un Livre de la complainte de Nostre Dame et d^au* très choses....

On a aussi la Complainte de TËglise.

Le Livre de Bestiaire

On a sous ce liire, taolôldes fablet, taalôl det traités d'amour, dont les comparaisons et les moralités sont empruntées aux mœars des animaux. Ces mœurs étaient d'ailleurs mal étudiées et l'on citait beaucoup d'animaux fabuleux. On avait des Bestiaires d'amour en rime et en prose. Le Besual d'Amors, par Richard de Furnival (xiii* siècle) a été imprimé à Paris, par Jehan Trcppercl, in'4°. La Réponse au Bestiaire d'amors, faite par une dame , est supérieure au Bestiaire. Elle rétorque les exemples allégués, pour montrer que les femmes y trouvent plus de motifs de résister que de complaire.

Le Livre. des Veux du Paon.

C'était une seconde copie d'un ouvrage déjà nommé.

Un Livre de Ruth^ de Thobie , et d'autres choses. Le Livre de Lancelot. . • Le Livre de Machaut.

Il est appelé aussi le Livre de Goille de Machaut.

Le Romant d'Ogier.

C'est le roman d'Ogier le Danois , par Adenez, du xiii* siècle. Imprimé i Paris sans date.

La Vie (de) saint Grégoire Pape...

Le Romant de Basin et (le roman) du Boucher d'Abeville.

Ce sont deux ouvrages différents. Le roman Basin est en rimes. Le roman du bouchier d'Abbeville est d'Eustace d'Amiens. Il est imprimé.

Le Livre des Enseignemenz des Philosophes...

On a aussi les Enseignements d'aucuns rois et princes.

Le Livre du buisson d'Enfance, Et le Miroir des Estatz du monde.

Ce sont deux ouvrages.

L'Eslat du monde , de Rutebœuf , est-il autre choie que le miroir des Estatida monde?

Le Livre de Cent balades.

Plitt haut on a déjà l'élevé deà livre* de ballades. Le recueil des Cent ballades est appelé d^autres fois le livre de uni bûtadeê itamaru et de dameê.

On volt que la princesse possédait deux copies de cette production.

Le Livre de Esmery de Narbonne , de Guillaume d^Oreûge , et de Renouart au Tiael.

Ce sont trois ouvrages intitulés aussi, Guillaume de Merbonne, QfâlÙê d'Orenge , Renouart au Tyner, c'est-à-dire au Guvier.

Le Livre de Bestiaire et de Mapemonde.

Ce aonl deux onvraget, %i d'autres copiel de livret déjA oilét.

Le Livre des Dis (ou dits^ de dicta) de Fortune, et de S^ Jean de Paulus.

Ce sont deux ouvrages.

Les dicts de saint Jehan Paulus sont les plus oondtls.

Le Livre de la Voie de Paradis, et d'Enfer.

Ce sont, je crois , deux titres pour un seul ouvrage. La Voie de Paradis est 4e Rotftbeuf* Elle esl impriaée.

Le Livre de Zacharie Albazarish [Zacarye Albata-

rye].

Ouvrage d'astrologie connu sous le nom du Zachaire.

Le Livre en papier de la Voie de Paradis et d'Enfer* . • •

Les mots en papier indiquent que le reste était en parchemin.

Le Romant [Roumant] de la Capette [cbapette, chapelle?] Martinet.

Cet ouvrage m'est inconnu. Je ne le trouve mentionné qu'ici. SeraitHse le romn de la Gbareiie commencé pftr Cbrealien de T^es, achevé par Geoffiroy de Ligny ?

Un Livfe de Âdtroiiomie.

Cet ouvrage était traduit de l'Espagool, et remontait aux Crées par les Arabes.

Un Mandenelle en papier.

Cest sans doute le romant de messire Jehan de Mandevitle.

Un Livre de Messire Gasse.

On a les Déduits et les A?is de messire Gace.

Le premier traitait du Déduict des chiens et des oiseaux.

Un Livre de la propriété des pierres.

Sida dottic nn traité de spéculations mystiques sur les pierres. On a aussi des traités De la nature des Pierres > et Des propriétés des Heribes.

Un petit Romant.

Du coffire signé par M.

Le Livre des Fableaux [fabliaus].

Le Livre de Me&sire Guillaume des Barres ^ et des Sept Saiges.

On avait , outre le livre des Sept Sages , ceux des Sept Vertus , des Sept Péchés mortels» des Sept SeaumCs*

n parah que les deux titres réunis ici se mettaient ordinairement ensemble. Le premier chapitre de monseigneur des Barres est intitulé , CmueU quê ly mariaye est bon. Les sept Sages du roman ne sont pas ceux de la Grèce. V. Paulin Paris, t. tl, p. U4, et 1. 1, p. 1 10.

La Bible en françois.

n serait diificile de dire quelle était cette version { mais on sait que la première traduction française de la Bible qu'on ait imprimée , est de Julien Macho. Lyon, 1477, in-folio.

Le Livre du Roy Meliadus.

C'est une traduction faite par Rusliciens de Pîse ou Girart d'Amiens.

A rhittoire de Méliadus était jointe , quelquefois, celle du chevalier Saupeur, appelé le Brust, ou le Brut.

La Légende d'Or.

Saut doute la traduction française [par Jehan de Vignay] de l'ouvrage latin de Jacobus A Voragine.

Le Livre de la Dame à la unicorne.

Ce roman porte ailleurs le tilre suivant, De la Dame à la Licorne ot «lu beau Chevalier.

Le Livre de la propriété des choses.

C'est une traduction faite par Corbcchon , du livre de Proprieiatibtis rerum, de Bartholomée Langlois. V.Paulin Paris, Manuscrits de la Bibliothèque du Roi , t. 11, p. 317 .

Le Livre du S^ Greal de Tristan et de Galaard.

C'étaient, je crois, deux ou trois écrits diflérents.

Nous avons déjA cité celui du Saint-Graal.

Tristan était le fils du roi Méliadus. Galaad était associé A Palamède.

Le cycle des romans de la Table ronde embrassait le Saint-Graal , le Meriin, le Lancelot, la mort d'Ârtus ou la Quête du Saint-Graal, le Tristan et le Bret (Brust), et le Palamède.

Les rédactions de ces contes remontent au commencement du xui* siècle, et rérudition religieuse qui règne dans le Saint-Graal , parait confirmer l'opinion que l'original, écrit en latin, est de Gaultier Map, chapelain de Henri il , roi d^Ângleterre.

Le roman Merlin est emprunté aux traditions politiques de la Bretagne. Les amours de Lancelot du Lac et de Genièvre offrent moins d^intérét.

I^ plus beau de ces récits est celui des aventures de Tristan.

Le Romand de Cléomadès , de Robert le Diable , et d'autres choses...

Robert le Diable a été imprimé par P. Mareschal, Lyon, 1&06, in-4''. Le duc Philippe, le mari de Marguerite, avait payé 400 écus d'or un exemplaire de cet ouvrage.

Un Livre d'Amour.

On a un Livre d'amours de Guillaume MachauU , écrit vers 1349 , et un Livre d'Amour et Amitié.

Le Livre de Caton en françois.

Il s^ctt fait au w^ siècle plusieurs éditions du Çatun français. On a aussi le Cathon en anglois.

l^e Livre de Boèce , de Consolation.

On avait de cet ouvrage une traduction par Jean de Meun, et plusieurs autres versions en prose et en vers ; c'était en général un des livres les plus répandus dans les bibliothèques du moyen âge.

Le Livre des Miracles Nostre Dame.

On a des miracles de N. D., en rimes, par Gautier de Coinsi.

Un livre de Mapemonde, et autres choses.

Le livre de Mappemonde ou Maparoonde , est de Gautier de Metz.

11 est imprimé.

On a une Mappemonde espirituelle, par Jehan Germain.

Un Roman t en papier.

Les mots en papier, nous Tavons déjà dit, indiquent que les autres manuscrits étaient sur velin oo sur parchemin.

Les Croniques de France.

C'est probablement l'ouvrage de Froissard. On le trouve sous le raéinc • titre qu'ici dans l'inventaire du duc de Berry, frère de Charles V.

1^ Romant du Roy Bauduyn de Jhrlm (Jérusalem).

A distinguer de Baudouin ou Baudewin ( Baldewin ) de Gonstantinople.

Le Livre des authoritez du chevalier au Lion y et

d'autres choses.. • Le Fjivre des Proverbes, et des douze moyens.

On a les Proverbes de Salmon , les Proverbes et disciplines , les Proverbes français.

Ungrealnolé.

Cest évidemment un Graduel noté , c'cst-à-dirc accompagné du notes pour le chant.

Du coffre signé par 0.

Une Bible en François.

C'est un second exemplaire que possédait U lavaiite prii|cette.

Une Cronique de France.

La Légende dorée.

Ces deux titres donnent lieu à la même remarque.

Le Romant du bon Larron. De Lestât du monde , et d'autres choses.

Ce sont au moins Iroif ouvrages différents.

Deux Bréviaires notez.

Notés , veut-il dire accompagnés de notes pour le chant des hymnes ?

LeLivredeMellin.

On disait Mellin pour Merlin , Challes pour Charles , pelles pour perles. L'histoire de Merlia , par Bouron , est imprimée i Paris , chei Vérard, 1498 , 3 vol. in-folio.

Le Livre de Cassidorus.

n o«t ^ distinguer du livre de (^issidoine , car Gaffidoruf ét^l dit empereur de Gonstantinople,

Le Livre de Lespinache, autrement du Gouvernement du monde.

11 est appelé d'autres fois le livre de FEspermache.

Un Romand de Bataille.

Ailleurs, il est désigné ainsi , Roumant de Batailles.

Trois Autres Romans en papier.

Quatre Livres de Droict civil, est assavoir le Code digeste vielle, digeste neufve, un Forsards.

L'on de cea trois ouvrages , le Code, était , d'après l'indication du tabellion» en deux livres.

1^ eolleclion des Pandectci $t distiagunil ^^ moyço 4ge «H ifoit paiv tiet • le Vieux Digeste, l'Infortiat et le Nouveau pigesu» n j avait Bao8 doute înfortiat, au liea de Fonards.

La Somme dassâ.

Cest la Somme d'Asse sur Code et sur Instttute, autre ouvrage de jurisprudence également volumineux.

Un Chine.

Je me suis demandé d'abord si ce serait le Cy nous dit, qui traicte de la Saincte Escripture ? ou le Sy no die ? Mais c'est , je présume, le roman en vers rimes , cité ailleurs ( dans le catalogue de la bibliothèque de BourKOgqe, à Bruges, Barrois, p. 20:{j , traitant du chevalier auChisoe.

Un Livre de lexposition des Evangiles en Uomaqd*

Ce sont des prônes ou des homélies sur les textes sacrés. Ils étaient destinés aux prédications des dimanches et fôtes. Ils sont l'ouvrage de Maurice de Sully , arehavéque de Paris. Oo las a iroprimés , non plus en roman, mats en style rajeuni, à Chambéry et à Lyon, 1484 et plot tard. V. Histoire littéraire de la France, t. XV, p. 149*158. U parait qiM ces petits discours en français ont été prononcés dés avant f 160.

Un Livre de9 battements [Esbatements^ P. R; et rouUe d'Esbatemens].

Du coffre signé par P.

Un [g] Livre bien enluminé où sont plusieurs Oraisons [Orisons] en latin et en françois*

Lequel livre est mis en un [ungpetis] coiïre garni d'argent.

Le Livre de la propriété d'aucune [s] Pierre [s].

Mis en une bourse de veliau vermeil [veluyeau vermeil]

C'est du root veluyeau que vient celui de veloor**

Un autre livre en latin d'une [et une] Evangile composé [e] de la Concorde du texte des quatre Évangiles ;

à couverture de perles , et doux [cloans] d'or et de perles ;

en un estuit [estuy] de cuir couvert de drap d'or vert(àLusage).

Ce BODt des traductions latines d'ouvrages originaii-cment ccrils en grec, sous le titre d'Harmonies ou de Synopstq des Évangiles. Les clous étaient en métal , en argent , ou même en or, mais rarement.

Deux Bréviaires de Rome^ l'un grand et l'autre petit.

Plus tard, en 14 18, le duc Philippe le Bon paya [en écus d'or] , 3,000 fr, un bréviaire de Rome bien enluminé , dont il voulut faire cadeau à la duchesse sa femme.

Un Livre (où le calendrier est au commencement) de Nostre Seigneur et Nostre Dame et de plusieurs saincts et sainctes , suz escriptures.

Los derniers mots ont-ils été bien ou mal copiés par le tabellion ?

Un autre livre neuf, seur cloans^ ou sont plusieurs

Messes ; et est couvert de vermeil.

Un Psaultier.

Une grande Heures de Nostre Dame ; en un grand coffre garni d'argent.

Une autre grande Heure ; en une bourse de veliau vermeil.

On avait des Heures de N. D. avec toutes les épiihctes, celicb de grandes, petU9$, richet, belles, etc.

Une autre Heure ; \

de cuir yermeil, à clouans, de verde soye et d'or;

mise en un sachet blanc.

Une autre Heure ;

couverte de satin vermeil, à deux ciouans d'or, à

deux tissus f battus à or.

Une autre Heure ; couverte de drap de damas pers.

Le ptn est le bleu foncé.

Une autre Heure ;

couverte de satin pers » a cloans d'or garnis de

perles. Deux autres Heures; petites , d^une façon ;

C'est-à-dire tontes les deux de la même façon.

couvertes d^un drap de damas vermeil, à cloans

d'or.

Une grande Heure ;

'Couverte de cuir rouge, à cloans d*or; et y a un pentoir à enseignes , garni de ix gros [ses]

pelles [perles] ;

Dans l'inventaire de 1405, on lit penfotr pour pentoir, Barrois, p. 111.

et sont mises en une vielle bourse de veluiau noir.

Une autre petites Heures ;

couvertes d^un drap d*or vert à fremaulx d'or.

L'inventaire du Louvre (Barrois, p. 53), quoique plus ancien (137^)), a fermoert au lieu de fremaulx. Il a aussi clous pour cloans.

Une petite Heure ;

couverte de satin noir, à cloans d'or, garnie de 3 perles, et une [quatrième] perdue...

Une autre petite Heure ;

couverte de drap de soye ynde , à deux doux d'or.

La soje ynde est de la soie bleu azur.

Un petit livre [t] de deux Evangiles ;

et les Heures de la Croix , à couverture garnie d'or, et de 58 grosses perles [ perles grosses] ;

et sont mises en un estuit [ung estuy] de camelot persy à une grosse perle, et un bouton de menues perles.

Le camelot pera est du camelot bleu foncé.

Lea Heures de la Croix formaient uo écrit à part, comme Icc ÊUurêi de la Passion , les Heures du Saint-Esprit.

On voit que le môme étui conteDait deux volumes.

Un petit livre [t] de plusieurs Oraisons [Orisons]

en latin et en françois; couvert de drap de soye noire ; et mise en un estuit [estuy] de bauteliobe à P et i

M d'or.

Lct lettres P et M formaient lea initiales de Philippe et de Marie.

Une [sic] livre de Romant , de la Moralité de [s] nobles bommes sur le jeu des Escbetz ;

couvert de drap de soye a florettes , blancbe et vermeille , à cloans d^argent doré sur tissu vert....

C'est le livre des Moralités du jeu des eschiés , traduit au xiii* siècle par Jean de Vignaj. On avait les Moralités des mouches i miel, des moines , des philosophes, etc.

Un autre petit livret de plusieurs Oraisons en Ro*mant;

couvert de damas vermeil à cloans d'or 8ur tissu battu à or.

Oo trouve ailUiirt des Oroisons en latio , en françois , en flaroeng , an aimant. Dans les catalogues je ne remarque que celles-ci en romant.

Un autre livret de plusieurs oraisons en Romant ; couvert de satin noir à cloans d^or sur tissu vert,

de P et M battu à or.

Un autre livret d'Oraisons en Romant ; escrit de lettre courante, à couverture de cuir

noir^ à cloans d'argent doré ; mis avec le livret précédent en une bourse de soye. Un autre livret de plusieurs oraisons [orisons] ,

historiées d'images; couvert de cuir rouge y à cloans d'argent doré ; et

au pentoir des enseignes , quatre petites perles et

deux mauvaises pierres ; mis en une bourse vermeil.

Une [s] Heure [s] ou sont plusieurs oraisons [orisons]

en flament[flameng], et ung autre petit livret

du psautier sainct Hierosme abbregé [abrégié] ; couvert de cuir rouge suz clans [sans cloans] ; mis en ung sachet de toille blanche^ avec plusieurs

rôles d'Orisons, une viesle patrenostre etaultres

escritures.

On a , outre le psautier Je saint Jérôme , le psautier de saint Louis , le psautier de saint Thomas , le psautier de saint Bonaventure.

Une petite Heure ;

couverte de drap de soye vermeil , et tanné couleur

du tan f brun , à cloans d'argent doré sur ti^su

vert.

Et un autre petit livre d'Oraisons en françois [fran-

chois] ; sur cloans, avec plusieurs rôles d'oraisons ^ une

patenostre viesle, et autres escritures; mises an [en] sachet.

Un petit livre qui traie te de médecine. ••

Son titre ordinaire est: Le livre de médecine. 11 paraît que c'était un extrait dea vingt-cinq livrea de médecine de Helhain.

Parmi d'autres choses trouvées en la chambre de feue

Madame :

Un Romant de Guillaume de Palenine [sic^ pour Palerme].

Le roman de Guillaume ou de Guille de Palerme a été imprimé à Paria, in-4*, chez Bonnefons, sans date.

Un livre de Ditz pour tirer aux filez.

On avait le Dict de la Panure , et le Dicl de la Perdrix. Mais nous ignorons si ces ouvrages étaient du même genre que celui àbêDictspour tirer aux filets , que madame la duchesse de Bourgogne avait dans sa chambre, avec un roman.

Page 1