‹ Lettres et pièces rares ou inéditesChapitre 2 sur 142 · PREFACE · texte numérisé non relu

PREFACE

Les pièces que je publie , ou que j'analyse , sont émanées des personnages suivants :

Un anonyme du x* siècle ; Godefroy ;

Un anonyme du xm* siècle; D. de Wicqfort ;

Un anonyme du xir siècle ; Fouquet ;

Un anonyme du xy* siècle ; Chapelain ;

Un anonyme du xyii* siècle ; Colbert ;

Louis XI ; Le Ménestrel ;

Marguerite de Valois ; Bochart ;

Marguerite d*Angoul6me ; Thévenot ;

Cbarles-Quint ; Bigot ;

De Brézé ; Adrien de Valois ;

Un anonyme du xyi* siècle ; Louis XIV ;

Marie Stuart ; Un anonyme du xvu' siècle ;

Henri m ; M"« de La Vallière ;

Henri de Navarre (Henri IV); Scarron;

Xylotectus ; H^ Scarron ;

Conrad Peutinger ; M^^ d'Aubigné ( M"*' de Main-

Casaubon ; tenon ) ;

Louis XIII ; Maimbourg ;

Un anonyme du xvn* siècle ; La Fontaine ;

Charles I" ; Le P. Pouget ;

Christine , ex-reine de Suède ; Louis XV ;

Descartes ; Stanislas, ex-roi de Pologne ;

Ménage; Voltaire ;

W* de Scudéry ; Buffon ;

Isaac Vossius ; Diderot ;

Tronchin ; D*Alembert ;

Réaumur ; Condillac ;

Moncrif ; Malesheibes ;

Comte de Saint-Florentin ; La Condàmine* Montesquieu ;

J'ai peu de chose à dire de celles de ces pièces qui, déjà publiées , étaient devenues rares , et que j^ai admises dans ce recueil. Elles sont si remar^ quables et si précieuses, que personne ne sera tenté d'en chicaner le nouvel éditeur ni sur le degré de rareté qu'elles offrent , ni sur la manière dont elles sont reproduites.

Pour ce qui est de leur rareté» ce caractère n'est pas le véritable motif qui a déterminé mon choix. Ce motif est tout entier dans Timportance de chaque pièce pour le plan que j'avais à réaliser.

Pour ce qui est de la manière dont je reproduis ces pièces, il n^ea est que deux^ je crois, que j'aie prises dans des recueils imprimés, et que j'ai publiées sous leurs formes connues. Telles sont la lettre de Henri IV à Casaubon , et Tallocution de La Fontaine aux députés de rAcadémie. Toutes les autres je les donne diaprés des manuscrits con-suites à cet effet, soit copies, soit originaux » et je donne ces documents sous des formes nouvelles

avec des modifications plus ou moins importantes. La lettre de la reine Christine , par exemple , était à ce point défigurée dans Arckenholt2 1 qu'en exagérant tant soit peu» je pourrais dire qu'elle était méconùaissable » du moins que la suppression qu'on y avait faite empêchait complètement d'en saisir le but réel.

Quant aux pièces inédites , qui forment la grande majorité , c'est à peine si j'ai quelques mots à dire sur les sources où j'ai puisé , sur le choix que j'ai fait et sur le degré de fidélité que j'observe.

Les sources où j'ai puisé sont indiquées pour chaque pièce. Mais j'ai degrands devoirs de reconnaissance à remplir envers les personnes qui on t protégé^ favorisé ou secondé mes recherches, mon travail.

J'ai rempli le premier de ces devoirs à la tète de mon recueil. J'éprouve le même bonheur à re-> mercier d'une rare bienveillance et d'une assistance aussi empressée que savante , les illustres gardiens des dépôts que j'ai consultés. Mais ayant visité , pour cet objet, plusieurs grandes bibliothèques de France , d'Angleterre et d'Allemagne , j'aurais l'air de faire une sorte de liste de conservateurs si je nommais tons lês hommes éminents auxquels j'ai des obli^

gâtions. Je ne puis, toutefois, me dispenser de proclamer ici ma reconnaissance pour MM. Hase , ChampoUion, Paulin Paris et Claude, de Paris; pour M. Forshall, du British Muséum à Londres; pour M. Boehmer, chef de la bibliothèque de Francfort; pour MM. Pertz, Spiker et Pinder, de la bibliothèque royale de Berlin ; pour M. Falkenstein, directeur de la bibliothèque royale de Dresde ; pour les chefs des bibliothèques de rDniversité et de la ville de Leipzig; pour M. le comte de Dietrichstein et M. le baron de Munch-Billinghausen , Tancien et le nouvel intendants de la bibliothèque impériale de Vienne; M. de Bergmann , directeur de la col^ lection d' Ambras; M. de Lichtenthaler, directeur de la bibliothèque royale de Munich ; M. Smeller, un des chefs de ce riche trésor; MM. Gfroerer et Staelin^ chefs de la bibliothèque de Stouttgart.

Mais je n'ai pas été protégé et favorisé seulement dans mes recherches de la manière la plus géné-^ reuse, j^ai été aidé avec le dévouement le plus laborieux et la plus heureuse perspicacité par mes compagnons de voyage, dont Tun du moins, mon fils Albert, licencié en droit de la faculté de Paris, ne peut m'empécher de le nommer. Il ne s^est pas

borné à me servir de secrétaire ; il a souvent guidé et toujours éclairé mon choix.

Mon choix a été dicté nécessairement par le plan que j^avais, par le but que je poursuivais.

Ce but était de réunir ceux des documents, et

surtout celles des pièces émanées de personnages

éminents qui pourraient jeter le plus de jour sur

Tétat des lettres dans leurs rapports avec les mœurs.

C'est à ce point de vue que j'ai subordonné tous les autres.

J'en ai eu d'autres, de secondaires : celui de réunir surtout les documents qui jettent du jour sur les rapports des lettres avec les mœurs et les luttes religieuses; et celui enfin de recueillir les pièces les plus précieuses , les plus dignes de servir de modèles , sous le rapport du style épistolaire dans les divers genres.

Ainsi j'ai voulu donner des lettres de science et d'érudition, des lettres de religion et de philosophie, des lettres de morale et de politique , des lettres d'affaires, de famille, d'intérieur; et enfin des lettres que j'appellerai académiques.

Sous plusieurs de ces rapports mes investiga-

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