‹ Lettres et pièces rares ou inédites publiées et accompagnées d'introductions et de notesChapitre 77 sur 137 · FOUQUET A GRONOVIUS · texte numérisé non relu

FOUQUET A GRONOVIUS

[Original. —Munich , bibliothèque de l'Universiié, cod. 90, B.J

Paris, [1666?]

Monsieur,

L'ouvrage que vous m'auez particulièrement donné, en le mettant au jour pour le public,

rcspoiid fort bien à la réputation que nous auez acquise entre les savants , et m'a esté tresagréable.

Je doibs, premièrement, approuver et toute la sincérité auec laquelle vous auez traitté la mémoire des grands hommes de nostre nation, en ce mesme genre de littérature , et ensuitteS ie me tiens obligé que vous m'ayez voullu gratiflier du présent de vostre trauail, qui est une pièce illustre, et comme le dernier ornement d'un édifice qui a exercé l'érudition de plusieurs siècles. Ne doutez point que la France, qui ne manque pas d'estimateurs justes et sans enuie, ne donne à vostre liure le prix et le rang qu'il mérite. Pour moy, qui ne puis recognoistre l'affection que nous m'auez monstrée, par l'aprobation de la doctrine, les occupations publiques m'ostant le loisir de m'y appliquer autant que ie le desirerois et n'ayant peut estre pas assez d'acquis pour en estre un digne juge, je vous prie de vous satisfaire , pour le présent, du tesmoignage que je vous rends, d'auoir trouvé merueilleusement beau tout ce que j'en ai pu parcourir, et de la gratitude que je conserverai, pour recognoistre par mes services en vostre personne et en celles de vos amys l'honneur que vous m'avez fait, et la bien-

' Je conserve Toi lliographe de l'original ; il ni'eùl élé impossible d'en conserver la ponctualion , lanlelle esl bizarre.

veillance que vous avez prise pour moy , qui suis ,

Monsieur,

Votre très humble et très affectionné serviteur,

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