‹ Lettres et pièces rares ou inédites publiées et accompagnées d'introductions et de notesChapitre 78 sur 137 · FOUCQUET · texte numérisé non relu

FOUCQUET

Le compliment et la signature sont de la main de Fouquct. On voit , par ce document, qu'il faudrait écrire Foucquel, et non pas l'on que t.

« A Monsieur Monsieur Gronovius , etc. , à Deventer. »

REMARQUES SUR CETTE LETTRE

Elle ne porte pas de date ; mais elle est évidemment contemporaine de celle de Wicqfort, qui la précède. Celle-ci annonçait un ouvrage présenté à M. le procureur général. Ici , c'est la réponse ou le remercîment de Fouquet.

Ce remercîment se borne, pour le présent, à des sentiments de reconnaissance et d'affection ; mais il laisse entrevoir autre chose. M. le surintendant promet de reconnaître 7?ar ses services la gratitude dont il est pénétré pour un ouvrage si merveilleusement beau.

Quel est cet ouvrage?

C'est ce que le silence de la lettre et le nombre des publications de Gronovius ne permettent plus de déterminer. Mais ce qui est certain , c'est que l'auteur y avait voulu plaire à la France , et qu'il y avait mis pour les écrivains français tous les éloges les plus propres à séduire M. le surintendant des finances. Cela n'était pas difficile. A cette époque , la France et la Hollande étaient à ce point amies ,

(In moins quant à la politique littéraire , que l'une avait autant d'cniprossenient à jouer le rôle de protectrice , que l'autre , celui de protéj^ée.

Les lettres de Chapelain viennent en témoignage de ce grand fait , que n'atteignit aucune révolution ministérielle , et qui se manifeste avec les mêmes caractères sous l'administration de Colbert que sous celle de Fouquet.

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