SCARRON
REMARQUES SUR CETTE LETTRE
Scarron ne peut sortir faute d'un habit d'été. Quel trait de mœurs ! C'est d'abord une preuve de pauvreté dans un tel écrivain, mais ce n'est pas là tout ce qu'il faut y voir. Sa pauvreté fut réelle, et avant d'obtenir son canonicat, comme depuis qu'il y avait renoncé pour se marier, il vécut souvent de gratifications. Il obtint ensuite cette pension de Mazarin qu'il perdit trop tôt et celle de Fouquet, qu'il garda toujours.
Mais la pauvreté de l'auteur n'est pas tout ce qu'il faut voir dans sa lettre. Ce qui doit frapper davantage, c'est qu'en (îe temps on était à ce point esclave de la mode ou riche •Ml toilette, que le même habit ne pouvait se mettre en des saisons diverses.
D'un autre côté, Scarron ne voulait pas se permettre d'engager son ami à faire le trajet du Marais au faubourg
[Saint-Germain, sans doute]. Il n'ose demander une visite que dans le cas où son ami serait dans le quartier, chez M. Dupuy, par exemple, avec qui nous avons fait connaissance tout à l'heure. C'est qu'il a quelque demande à faire , car il demandait volontiers.
A cette lettre de Scarron nous en joignons une de sa sœur, et quelques billets de M"' d'Aubigné, depuis M"'*^ Scarron , plus tard M*"" de Maintenon.
La première de ces pièces donne quelques détails sur la situation de la veuve de Scarron , et sur les sentiments qu'elle montra de la perte de son mari.
Les autres caractérisent la femme illustre qui les écrivit.