‹ Lettres et souvenirs d'enseignement d'Eugène GandarChapitre 42 sur 57 · TuUi rammiran^ taUi onor li fanno · texte numérisé non relu

TuUi rammiran^ taUi onor li fanno

Id luogo apertOy luminoso ed alto.

lie ni Torgueil. <x Us me font honneur, dit Virgile à Dante, et ils font bien, e di cid fanno bene. »

Mais lorsque la troupe glorieuse veut lui faire place dans ses rangs S Poussin refuse de la suivre; sa destinée ne le permet pas; il le sait, et se soumet sans regret à sa destinée. Tandis que les maîtres de Florence, de Rome et de Venise regagnent la colline d*où ils étaient descendus, colline aimable qui domine la plaine obscure et dont on croirait que les dernières lueurs du jour éclairent les cimes, le peintre des Andelys dirige ses pas solitaires vers une vallée silencieuse, à demi perdue dans les ténèbres.

D'autres ombres venaient à sa rencontre; elles étaient peu nombreuses, marchaient sans bruit, n'élevaient la voix que par intervalles *. Elles aperçoivent enfin celui qui leur avait été promis. Aussitôt de pâles rayons dissipent les vapeurs du crépuscule, et une lumière pareille à celle de l'aube perce les ombrages de la prairie bienheureuse. A la vue de celui qui fit un éternel honneur à ses leçons, Varin ne peut contenir sa joie. Lesueur contemple en silence le maître dont il vénérait le nom et les ouvrages. Cousin s'avance et lui cède le sceptre qu'il a tenu pendant près d'un siècle, d'une main ferme, et non sans gloire. Vouet seul ne peut supporter un tel affront , et court chercher une nuit assez épaisse pour dérober à tous les regards les farouches transports de sa jalousie.

1. E più d'onore ancora a!>8ai mi feuno, Ch'esai mi fecer délia loro Bcliiera.

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