‹ Lettres et souvenirs d'enseignement d'Eugène GandarChapitre 44 sur 57 · Florent Lecomle · texte numérisé non relu

Florent Lecomle

4ai LES ANDELYS ET NICOLAS PO0SSIN.

était longue ; leurs noms étaient presque tous des noms fraDC<iis. Attribuera-t-oo cette rencontre au hasard? ou ne prouve-t-elle pas, une fois de plus et d'une manière évidente, que l'oussin était aimé surtout L*n France? Nos graveurs, en reproduisant si conslamment ses œuvres, cédaient à leurs préféreucep persounelles. Mais le public, par son empressement, avait prévenu ou justifiait leur cboix.

Les critiques élaieQt les interprètes naturels d'un sentiment presque unanime. L'Italie fut, dès le principe, et elle a continué à être plus équitable que la France, parce qu'il lui en coûtait moins d'êtie impartiale. Elle a toujours compté Poussin au nombre des peintres les plus illustres, sans ravaler sou mérite, sans le gi-andir. La France n'a pas su garder cette juste mesure. Poussin a eu dans notre pays le sort de ces idoles que l'on brise aujourd'hui, parce qu'on les encensait hier. Tandis qu'on l'admirait à Rome, À Paris on l'adorait; et le culte se répandit dans les provinces. Au Mans, on l'appelait « l'honneur des Français en sa profession, et le Raphaël de noire , siècle ' ; » à Caen, on le proclamait « un Timanlbe et J le peintre le plus accompli de tous les modernes*. Félibien écrivait : « Je ne croi« "«« mi'il v

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