MOKTAGNE DE LA COUR
voir chrétien. Les hypocrites, les serviles ou le-: lâches ne la comprendront jamais.
Demander protection pour la vérité, c'est insulter le pouvoir , et je le respecte.
La vérité est forte et se protège elle-même ; il n'y a qu'à la laisser passer.
Le pouvoir ne doit protection qu'à ce qui est injustement attaqué. Je ne lui demande même pas et je ne dois pas lui demander la sienne pour des attaques qui me détruiront au premier choc, si j'ai trompé, — mais qui ne m'effleureront même pas, si elles sont injustes.
Je n'ai pas à dire ce qu'a été Louis-Napoléon jusqu'au plébiscite du 25 novembre : ma plume s'est toujours arrêtée là où ma conscience m'a paru ne pas pouvoir être libre. Je dirai ce qu'il doit être, à mes yeux, dans l'empire ; on me jugera.
Je n'ai besoin que de rappeler que j'ai cru remplir un devoir de bon Français. Que le pouvoir fasse le sien ; et nous aurons l'un et l'autre, je pense, bien mérité du pays.
Frédéric BILLOT.
Paris, l«f janvier 1853.