‹ Lettres franques à Napoléon III, empereur des françaisChapitre 3 sur 26 · LETTRE PREMIERE · texte numérisé non relu

LETTRE PREMIERE

Prince,

Vous l'avez dit : l'empire c'est la paix! et la France entière a accueilli vos paroles avec un véritable enthousiasme !

Mais quelle paix?

Vous l'avez fait pressentir aussi : une paix digne de la France /. . .

Loin de vous la pensée de franchir les Alpes et les Pyrénées, d'aller graver votre nom sur les Pyramides, de planter vos tentes sous les murs de Berlin, de Vienne et de Moscou;

Loin de vous la pensât ^^^^n^^^^X^'^'^'^*^^'" mes échos de VXdÀae eV ô.wU\tv^v^^^^ ^v^.^'^^^

violemment rAutriche de ]a Lombardie et de Venise, de donner des rois à FEspagnc, à ]a Hollande, à la Westphalie, à Naples ou à Rome ;

Loin de vous, prince, la pensée funeste de bouleverser de nouveau l'Europe continentale, de porter le fer et le feu chez des peâpiles amis, de ravager et de conquérir : vous n'amoncelleriez que des ruines au sein desquelles vous ne tarderiez pas à être enseveli.

Un grand homme d'État l'a dit : « On ne fait (( pas de révolution avec le passé. » Et le passé a jugé les guerres et les conquête^, en leur donnant pour dernier terme le deuil et le néant.

Lïllustre rapporteur du sénat, M. Troplong, a dit vrai a son tour, et son sentiment a été approuvé par la France entière, lorsqu'il a rappelé » que la France était assez riche des triomphes « militaires du passé ...»

Non, la France n'a pas besoin de verser du sang pour le plaisir de verser du sang, quand sa dignité ne sera pas engagée, — de détruire pour le sauvage plaisir de détruire,— de dominer pour le stérile orgueil d'une puissance sans durée possible, — d'inscrire son nom dans les capitales de l'Europe où il a été porté avec plus de bruit et de gloire qu'il ne serait possible à un conquérant moderne d'en produire désormais...

Outf la France veut la paix, m«L\a \hv^ ^^vil d\-

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