Ὁ (SA
Lie déni οἰκείως rai πράως αἰλλήλοις διαλεγώμεθα, ἔπεχε μικρὸν, ἀντιβολῶ.
Πᾶν τὸ ὁμόφυλόν σου οὐκ ἀργόν; οὐδὲ κάθηται ἡμέρας τε χαὶ νύχτας ὅλας ἢ οἰλλοφρονέων ἐν τοῖς χκαπηλείοις. ἢ πρὸς δίκας μετὰ ϑυλαχίου; ἐν ᾧπερ: ὦ Ζεῦ χαὶ Θεοὶ ταλαντοδίχαι. τί ἐνυπάρχει; ἀπιστίας μεστὰ πᾶντα, πλέω δυσφημιῶν" ποῖα ψεύδη; ποίας dpds; ποῖαι τοῦ δικαίου φυγαί; ποῖαι γαγγραίναι τῆς ἐπιειχείας : ποῖα τηλέφια τῆς εἰρήνης ; ποῖοι ϑάνατοι τῆς χριστιανῆς ὁμονοίας ; ἄλλοι δὲ οὐχ οἰνοφλυγίας μελετῶσι, οὐ γὰρ οἶνον πίνουσιν, αλλοὶ καὶ τὸν χρόνον, Θειότατον χειμήλιον, ai τὸν ϑυμόν, δῶρον Θεοῦ, διαδιδρώσκουσιν ἐν τοῖς πεσσοῖς
τε mai ἄλλαις ἀσελγείαις" ἐχεῖνοι μὲν οὖν ταῦτα, σὺ δὲ
φιλολογεῖς" ἐκεῖνοι διὰ τὴν αὑτῶν μωρίαν ἀπανθρωποιοῦνται, σὺ δὲ πρὸς τὴν σοφίαν ἐνθεάζεις. Τί οὖν σοί τε χαὶ τοῖς σοῖς ὁμοφύλοις χοινόν, ὦ μαχάριε, πλὴν ἡ τοῦ αὐτοῦ ἡλίου ὅρασις; οὗπερ ἐὰν τύχῃ ἐκείνους στερηθῆναι, τυφλοὶ xai απομματωθέντες ἁπαξάπαντες διατελήσουσι: σοὶ δὲ ὁ ἀληθὴς ἥλιος ἀναφανεῖται εἰσαεί, οὐδέποτε γὰρ διαλιπὼν ἔσεται, op” ἑαυτοῦ μόνου στίλδων,. μόνος τοῦ παντὲς οἰρχὴ τε χαὶ τέλος.
Euci δὲ σχόπος εἷς χαὶ ἐν δυοῖν αἀτραποῖν. χαὶ τούτοιν Ξ
Ι στενωτάτοιν" εὐδαιμονία ἐν ἀληθείᾳ καὶ εὐπραξία" τὰ δ᾽ ἄλλα πάντα βόρδορόν μοι καὶ ἀτυχίαν εἶναι ὁ ἐμὸς βίος μαρτυρεῖ" διὸ χαὶ σὲ πρὸς τούτοις μάλιστα ἐμακάρισα τῆς πρὸς τὰ “add σπουδῆς, πρὸς fvnep ἐμοῦ χεντοῦντος, ἔγραψας καλῶς πεποιῆσθαί μοι τρέχοντα σε ἐποτρύνοντι.
Ν ᾽ , = “- “ ᾿ “ s 5 = χήπους ἐπιχουρείους μετοὶ τοῦτον TOY βίον. οὕσπερ οὐο᾽ ἐνταῦθα
aux dés ou se livrer à d’autres dissipations. Oui! voilà ce qu'ils font, ceux-là, tandis que tu étudies. Eux, par suite de leur folie, cessent d'être des hommes, tandis qu’en marchant vers la sagesse tu t'inspires de Dieu! Qu'y a-t-il donc de commun entre toi et tes Gascons, mon ami, si ce n’est la vue du même soleil? Et s'il leur arrivait d’en être privés, de ce soleil, du même coup ils deviendraient tous aveugles et traîneraient leur vie dans les ténèbres. Pour toi, au contraire, le vrai soleil brillera à jamais; jamais sa clarté ne s'obscurcira, car celui-là brille par lui-même, et, seul, il est le commencement et la fin de tout. N
Et voilà ce que je disais sur ta patrie, moi qui, en ce débat, me vois obligé maintenant de me défendre contre celui dont j'avais fait de si pompeux éloges. Eh bien! oui, je l’ai dit, mais sans le proclamer pourtant sur les toits. Je n’envie pas vos biens, mon cher, non, en vérité. Et qu’aurais-je à faire de vos biens ou de quoi que ce soit dont vous me supposez dépourvu? J'ai l'habitude de n’envier que ce qui en vaut la peine; or, ici, loin qu'il y ait chose digne d'envie, il n’y a au fond rien du tout.
A mes yeux, la vie ne peut avoir qu'un but, auquel conduisent deux chemins, deux chemins étroits : c’est le bonheur par la vérité et par la vertu active. Tout le reste, pour moi, nest que bourbier et erreur : ma vie en est le témoignage. C'est aussi dans cet esprit que je t'ai particulièrement félicité de ton application aux nobles études, et à mes exhortations tu as répondu que j'avais bien fait d’aiguillonner un homme déjà en train de courir.
Pourtant, je ne voudrais pas que les spéculations de Platon envahissent ton esprit au point de l’effacer sous un tas de chimères. Quelle singulière idée as-tu d'aller te nicher dans son Ile des Bienheureux! Était-il donc d’un homme sage ou d’un juge sérieux de proposer en prix, après la mort, à ceux qui ont le mieux vécu, ces jardins épicuriens que nous n'avons même pas jugés dignes de notre recherche ici-bas?
Ce n’est pas nous qu'il pourrait prendre à ces sophismes, à ces images enfantines, bonnes pour des bambins, pour des femmelettes amoureuses de futilités, lorsqu'il nous plante complaisamment des arbres, des bois sacrés tout couverts de fleurs, produisant deux fois l'an des semences, des fruits de toutes sortes, au bord de ces eaux délicieuses qui bouillonnent sans jamais tarir. Et pourquoi, du même coup, n'avoir pas préparé des couches, aménagé des repos et, par Mercure! des prytanées pour s'y loger? Car si les fruits sont nécessaires pour refaire ce qui s'est décomposé, dssous, évaporé, le reste le serait tout autant, pardieu!
Pour moi, vois-tu, 11 est depuis longtemps une autre attente qui l'emporte sur ces niaiseries d'aussi loin que le ciel est distant du chaos : la réunion suprême avec le premier auteur des choses, active identité se concentrant en soi et poursuivant sans effort son évolution infinie, supérieure à tout, égale seulement à elle-même et pareille pour l'éternité. Adieu!
LETTRES DE SCALIGER A IMBERT. 29 ous ἡγούμεθα ὡς παρασχευάζειν ἡμᾶς πρὸς ἐχείνους; Οὐ γὰρ ἡμᾶς ἔλαθε σοφιζόμενος χαὶ τοιαύτας παιδίας ἐπιχρώζων παισὶ καὶ γυναίοις ὑθλοπάθεσι, δένδρα προφυτεύων χαὶ ἄλση ἀμφιθαλῆ ἐν διετίοις ὥραις φέροντα πανσπερμίαν χαὶ παγχαρπίαν χαὶ ὑδάτων γλυκέων ἀεννάους ἀναξράσεις. Τί δ᾽ οὐ χαὶ χλίναι ὑπέστρωντο καὶ αἀνάπαυλαι συνίσταντο χαί, νὴ τὸν Ἑρμῆν, πρυτανεῖα ἐς τὸ χαταλύειν; ἐὰν γὰρ καρποὶ ἀναγκαῖοι εἰς τὸ ἀνατιθέναι τὸ ἀναλωθέν, ἢ διαλυθέν, ἢ ἐξατμηθέν, xai, νὴ Aix, ταῦτα.
AGE 17 : Ὁ Exxravéc. Voilà un article qui ne manque pas
de signification. Il est là pour rappeler au petit cadet de Gascogne l’insigne honneur qu’il a d’être loué par le seigneur de l’Escale, que dis-je? par Jules-César des princes della Scala.
P. 17, ligne 1 : Aoën 6 Θεός. Formule Homérique. Jliade, 1, 18.
P. 17, ligne 2: Πράττειν καλῶς. Je sais que cet accouplement de mots forme un idiotisme dont le sens est un peu différent de celui que je donne. Mais on verra plus loin (p. 21, 1. 10, et p. 26, 1. 87) que Scaliger prend ces mots dans leur sens isolé ordinaire, comme l’a fait d’ailleurs Aristote, cité dans Thesaurus d'Henri Estienne.
P. 17,1. 3 : Ἔτι ἁπαλή. Imbert, né en 1530, avait alors environ vingt-sept ans. L'expression est donc un peu forcée; mais Scaliger envisage surtout l’âge de la souplesse et de la perfectibilité des facultés intellectuelles.
P. 17,1.3. Il vaudrait mieux lire ἔῤῥωται. Scaliger a ajouté à cette forme le σ euphonique que les Attiques et en général les écrivains modernes ont introduit au parfait passif dans un assez grand nombre de verbes (voyez Fischer, Sur la Grammaire de Weller, II, p. 402-403). M. Alexandre, dans la onzième édition de son Dictionnaire grec, et M. H. Congnet, dans son Manuel des verbes irréguliers, enregistrent encore le parfait ἔῤῥωσμαι.
P.17, 1. 5 : Σοφίζειν. Bien que l'emploi de l’actif ne soit pas sans exemple, σοφίζεσθαι serait d’un meilleur emploi en ce passage, si du moins il a bien le sens que je lui ai donné.
P. 17, 1. 7. Voici cet éloge de Scaliger par Imbert : Τηλυγέτη Ζηνὸς ϑυγάτηρ πολύμητις ᾿Αθήνη, παρθένος οὖσα. χαλή, πάντας ἔφευγε γάμους" ν᾿ τὸ τὐταῦτα δὲ μαψράχαι ψευδῶς ἤεισαν ἀοιδοί, τούνεχα χαὶ πάμπαν Ψεύδεα ταῦτα πέλει.
Γείνατο γάρ σε Διὸς τέχνον φίλον ᾿Ατρυτώνη, Μαιάδος ἡδυλόγῳ παιδὶ μιγεῖσα γάμοις" εἴ σ᾽ οὖν Τριτωνὶς τέχεν, ὦ πάτερ, οὔτι γε Sadua εἰ πάϊνν ὃν μήτηρ ἔχτισε παντοδαῆ.
« La fille préférée de Jupiter, la sage Minerve, malgré l'éclat de sa jeune beauté, repoussa tout hymen. Voilà ce qu'ont rechanté sans cesse et mensongèrement ces radoteurs de poètes; et c'est ainsi que de pures faussetés sont en crédit de par le monde. La fille chérie du maître des Dieux, cette infatigable Minerve, t'enfanta, ὃ Scaliger! s'étant unie d'amour à Mercure, le fils éloquent de Maia. Or donc, si la déesse sortie du cerveau de Jupiter te donna le jour, il n'est point surprenant, maître vénéré, qu’une mère pareille ait doué son enfant de la science universelle, »
P. 17, 1. 19 : Ἐν ϑωπεύσει. Il faudrait lire : ϑωπεία.
P. 18, 1. 21 : Κέντρα. Ce rapprochement et cet emploi figuré de χαλινός et de κέντρον se trouvent dans Longin (Du Sublime, τι. 2).
Cf. J.-C. Scaligeri Epistolæ, p.35 et suiv. — Il est intéressant de voir comment Jules-César Scaliger et André Chénier se sont rencontrés dans ce programme d'indépendance intellectuelle. Chénier a dit (/nvention, vers 91):
Quoi! faut-il, ne s’armant que de timides voiles, N'avoir que ces grands noms pour nord et pour étoiles, Les côtoyer sans cesse, et n’oser un instant,
Seul et loin de tout bord, intrépide et flottant,
Aller sonder les flancs du plus lointain Nérée
Et du premier sillon fendre une onde ignorée ?
Les coutumes d'alors, les sciences, les mœurs Respirent dans les vers des antiques auteurs :
Leur siècle est en dépôt dans leurs nobles volumes. Tout a changé pour nous, mœurs, sciences, coutumes: Pourquoi donc nous faut-il, par un pénible soin,
Sans rien voir près de nous, voyant toujours bien loin, Vivant dans le passé, laissant ceux qui commencent, Sans penser, écrivant après d'autres qui pensent, Retraçant un tableau que nos yeux n'ont point vu, Dire et dire cent fois ce que nous avons lu ?
et plus loin (vers 182):
Pour peindre notre idée empruntons leurs couleurs, Allumons nos flambeaux à leurs feux poétiques : Sur des pensers nouveaux, faisons des vers antiques.
P. 18, 1. 23 : Τοῦ εὐγενοῦς ἀνδρὸς εἶναι x. τ. Δ. André Chénier (Invention, vers 162) :
Libre et sans détour, Chaque homme ose être un homme et penser au grand jour.
P.21,1. 2 : To δὲ νῦν ἐργῶδες. Il est presque superflu d’avertir le lecteur que cette seconde lettre est une réplique de Scaliger provoquée par la réponse d’Imbert à la première. Nous n'avons malheureusement plus cette réponse d’Imbert; mais on va voir qu’elle était un plaidoyer pro domo sua, c'est-à-dire en faveur de la Gascogne.
P. 21,1. 10 : Hérodote, Histoires, livre 1x, ch. 122. — Pour l'intelligence complète de ce qui va suivre, il est nécessaire de donner ici une plus complète citation du passage d'Hérodote. En voci le texte : Φιλέειν γὰρ x τῶν μαλαχῶν χώρων μαλαχοὺς γίνεσθαι: οὐ γάρ τοι τῆς αὐτῆς γῆς εἶναι χαρπόν τε ϑωῦμαστὸν φύειν, καὶ ἄνδρας ἀγαθοὺς τὰ πολέμια. — « C’est le propre des pays doux de produire des populations amollies, et jamais la même terre n’engendre à la fois fruits admirables et hommes vaillants à la guerre. »
La querelle un peu subtile que Scaliger fait à Hérodote a probablement pour base unique les mots φύειν ἄνδρας μαλαχούς appliqués à une région quelconque. Scaliger ne nie point, comme on pourrait le croire tout d’abord, les influences climatologiques ; mais il distingue entre les influences physiques et les influences morales, et, à la suite d’Aristote (Morale, 11, 1), il accorde à ces dernières une puissance prépondérante. Posant en principe l’état d'insuffisant développement intellectuel de la Gascogne de son temps (principe d’ailleurs très contestable), il n’admet pas que l’on puisse l’excuser en invoquant une prétendue débilité native, une fatalité physique, et il se croit autorisé à la déclarer coupable d’une négligence de culture, d’un mauvais régime moral. — A ce sujet, ai-je besoin de rappeler les remarquables considérations émises dans le traité d'Hippocrate : Des airs, des eaux et des lieux, et les développements célèbres de Montesquieu dans l'Esprit des Lois? - |
P. 22, 1. 21 : Οὐ γάρ, #. τ. à. Scaliger a dans la pensée plusieurs passages de la Morale d’Aristote. Voir en particulier le chap. vir du premier livre.
US
P. 22,1. 22: ᾿Ἐμπεφυχότα. Tout ce passage paraît avoir été inspiré par la lecture de Philon le Juif (p. 216 et suivantes, édition de Paris, 1640).
P. 22, 1. 24 : Οἱ περὶ τὸν Πλάτωνα. Scaliger fait allusion à ce passage de Plutarque (Questions naturelles, 14, 1): Züov γὰρ ἔγγειον τὸ φυτὸν εἶναι où περὶ Πλάτωνα καὶ ᾿Αναξαγόραν nat Δημόχριτον οἴονται. Cf. Opinions des philosophes, xxvi. Le passage de Platon visé ici est, je crois, dans le Timée, p. 90, A. Du reste, il faut remarquer que l’auteur venait d'examiner longuement ces doctrines des anciens dans un commentaire exégétique des livres De Plantis attribués à Aristote. On trouve même dans ce livre, publié en l'année 1556, plusieurs passages auxquels Scaliger se reportait mentalement en écrivant à Imbert. En ce qui concerne Plutarque il faut remarquer que, précisément à cette époque, Scaliger avait eu occasion d’en faire une étude particulière. Voyez mon introduction aux notes de La Boëtie sur l’Eportx6s.
P. 22, 1. 26 : Ὅπερ ὁρᾶς. L'emploi figuré de ϑύλακος semble remonter à un mot célèbre d’Anaxarque (Voy. Gataker sur Marc Aurèle, vur, 37); mais Scaliger fait particulièrement allusion à un proverbe cité par le comique Alexis et conservé par Athénée (Banquet des Savants, xt, 470).
P. 22, 1. 27 : "Ανθρωπός ἐστι. Cf. Platon, Ze" Alcibiade, 130, c).
P. 22, 1. 28: Διψῶν τὰ ἄνω. Il semble qu'il vaudrait mieux lire : τῶν ἄνω.
P. 22, 1. 29. Un chapitre des observations de Scaliger contre Cardan (Exercit. cxL, 2) traite du même sujet et se termine ainsi: « Postremum est a fine contemplandum. Nam sicuti plantæ os a terra, sic nobis oris situs a cœælo; ut quemadmodum illæ indè, sic nos illinc nostrarum actionum principia hauriamus. »
P. 25, 1. 49 : Προσφυόμενον. Scaliger ἃ présent à la pensée et paraphrase d'assez près le commencement du second livre de la Morale d’Aristote.
P. 25, 1. 63 : ᾿Αλλοφρονέων. Il y a ici une irrégularité d'accord provenant de l’attraction de la pensée.
P. 25, 1. 64. J'avoue avoir hésité sur le sens de cette phrase: ἢ πρὸς δίχας μετὰ ϑυλαχίου. L'emploi figuré de ϑυλάχιον, quelques lignes plus haut (p. 22, 1. 26) et sa réunion ἃ ἀσχός ne faisaient qu'augmenter mes doutes. Et puis, l'emploi du langage de la
Grèce antique éloigne d’abord de l'esprit son application à des usages particuliers de la France moderne, J'ai enfin songé aux sacs de procès des procureurs du xvi° siècle, et je suis convaincu que cette interprétation rend exactement la pensée de Scaliger. Du reste, pour justifier ma traduction, je puis citer l’auteur lui même : en ses’ poésies latines (J.-C. Scaligeri Poemata, éd. de Commelin, 1621, p. 388), il dit, parlant encore de ses voisins de l’Agenais :
. litibus tremenda secta saccorum.
P. 25, 1. 66 : Ποίας ἀράς. Il semble qu’il y ait ici un lapsus. La notion implicitement contenue dans le mot δυσφημιῶν ne semble pas suffisante pour justifier cette syntaxe.
P. 25, 1.67 : Τηλέφια. Il faudrait ajouter ἕλκη, et lire : Τηλέφεια.
P. 25, 1. 69. Scaliger se souvenait encore de Philon, p. 867, B, C, éd. de 1640.
P. 26, 1. 78 : ’Apyn τε καὶ τέλος. Ce passage est une réminiscence de Platon, Rép. vu, p. 532, 533, éd. d'Henri Estienne. — Sur Ῥὄμμα ψυχῆς, voyez Wyttenbach sur Plutarque (De sera numinis vindicta, p. 94).
P. 26, 1.82: Οὐκ ἐγνώρισα δέ. Je ne sais si j’ai bien saisi le sens de ces mots, car, en réalité, Scaliger ne s’est point gêné pour publier en toute circonstance ce qu’il pensait des habitants de l’Agenais. Dans la préface de sa Première harangue contre Erasme (Tolosæ, 1621), on lit (p. 3): « .… Quo concilio hactenus orationem illam » [contra Erasmum] edendam distulerim, nemini admirationi » esse debet, qui, quibus in locis, quibusque temporibus, quasve » inter gentes agam, compertum habuerit. Agennum oppidum » est Aquitaniæ, ut incolæ jactant, princeps…. Ager ubertate » 5011 incertum est prositne magis incolis, an officiat : ita annonæ » spe suspensi omnia munia, non civilia solùm, sed rustica quoque » negligunt. Propterea animi cultui minûüs student. Si quis tamen » ad literarum studia 5656 applicat, lucro illectus agitur eam in » partem cujus ope fortunarum suarum promoveat graduim. Id » unum hîc intuemur, ut acceptum patrimonium ampliore censu » faciamus... »
Cette préface est datée de 1531, vingt-six ans avant les lettres à Imbert. En 1535, dans sa Seconde harangue contre Erasme
(p. 31, éd. de Toulouse, 1620), il reaouvelait la même critique et se plaignait de son isolement au milieu des barbares. On voit que chez Scaliger c'était une opinion invétérée. Voici du reste le portrait versifié des Agenais qu'il envoyait à Ferron (Poemata, p. 389-390) :
cAt me hic nocentum Nitiobrigum turba,
Inertia ebriosa, muccido in luxu
Cuivis Megæræ ambacta, .....
Miratur execrare quæ ipsa sacravit,
Certationes, perrvicacias, rixas,
Mendaciosum pectus, invidos mores,
Hydras Cleonis, Alphii truces hydras,
Colere quietam, solitariam vitam,
In totum ab istis Cerberis abhorrentem,
Qui fænus acre persequuntur, ac lites.
Une autre peinture satirique du Gascon d'Agen au temps de Scaliger se trouve aux pages 403-404. Elle se termine par ce trait de mœurs plus mordant encore que le reste :
Cœlum fatigans cereisque, votisque, Templi frequentans limen, assidens aris, Deum nec intus esse, nec foris credit.
On voit que Jules-César Scaliger s’est plu sur ce point à diversifier l'expression de ses critiques, mais qu’à aucune époque il n’a pris soin de se taire sur ce qu’il pensait de la Gascogne d'alors. La Gascogne d’aujourd’hui se console en songeant qu’Erasme n’a pas été mieux traité qu’elle par cette plume hautaine et tranchante; elle prend sa revanche en honorant le grand érudit, et en s’efforçant d'élever chez elle-même un mouvement populaire à sa mémoire respectée. (Voyez les excellents travaux de M. de Bourrousse de Laffore et de M. Ad. Magen relatifs à Jules-César Scaliger.) P. 26, 1. 92. Je donne la lecon de mon apographe; mais il est probable que Scaliger a écrit: τῇ σῇ διανοία. P. 26, L. 03. Scaliger (Poemata, p. 42) :
Ecce ego, cui rigidi arrident spineta Lycei, Nec divina placent magni pigmenta Platonis….
P. 26, 1. 96 : Τοῖς εὖ βεδιωχόσι. Voyez Platon, Gorgias (523, 4,8) et Axiochus (371, c). — Scaliger se souvient évidemment d’un passage de Plutarque, Parallèle de Cimon et de Lucullus, 1.
P. 29, 1. 98 et suivantes. Cette fin est remplie d'expressions empruntées à Platon et aux néo-platoniciens.
P. 29, 1. 100 : Προφυτεύων. Autre inspiration évidente de Philon (p. 48, À, B, éd. de 1640).
P. 29, 1. τοι : Διετίοις. Mot douteux dont le sens n’est pas net. Je l'ai traduit en me reportant à cette phrase du Critias (p. 118, E) à laquelle il fait évidemment allusion : Καὶ δὶς δὴ τοῦ ἐνιαυτοῦ τὴν γὴν ἐκαρποῦντο. Du reste, Platon lui-même ne fait que varier un vers fameux d’Hésiode sur les habitants des Iles des Bienheureux (Travaux et Jours, 172):
P. 29, 1. 103 : Καὶ κλίναι. C'est précisément ce que Platon reproche à Musée d’avoir fait (Répub. τι, 303, c).
P. 29, 1. 103 : Ἄχορος. Il faut remarquer que, du temps de Scaliger, ce mot n’était pas encore enregistré par les lexiques.