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Lettres grecques

En réunissant pour la première fois les lettres de la mère d'André Chénier, nous avons cru être agréable aux amis du poète. Ceux-ci ne liront pas sans plaisir l'œuvre originale de la belle Grecque qui naquit à Byçance. Ils nous sauront gré de les avoir conduits à la source

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cachée où burent les jeunes muses d'André le Byzantin.

Le premier, nous avons essayé de fixer cette gracieuse figure un peu flottante. Les documents inédits, puisés aux Archives du ministère des affaires étrangères et recueillis dans les registres de la commune d'Antony , nous ont permis de donner quelque précision à la vie de la mère des deux Chénier.

Nous sommes heureux qu'une publication logique nous ait amené à rééditer en même temps les deux lettres de Guys que Madame Chénier avait choisies pour y répondre. L'une de ces lettres traite des danses, l'autre des enterrements des Grecs anciens et modernes.

Madame Chénier avait connu à Constantinople l'auteur du Voyage littéraire de la Grèce. Ce livre trop oublié «joint, » dit-elle, a au mérite de la vérité beaucoup d'érudition et un style élégant sans être affecté (i). » Nous ne sommes pas très éloigné de nous associer à cet éloge.

Nous remercions M. Guillaume Dubufe du concours précieux qu'il nous a apporté. S'înspirant de l'esprit de Madame Chénier, le jeune

jil Mercure de France, iS nor. 177S.

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peintre a su, dans ses illustrations, marier comme elle le dix-huitième siècle de la Grèce au dixhuitième siècle de notre France [i).

Ii) Nous nous excusant de n'avoir pas donné ici le portrait de Madame Chénier. Ce portrait n'a pas été gravé, et n'existe pas non pins dans la collection des dessins au physionolrace. ■ Cajes a peint, • dit M. Gabriel de Chénier dans M notice, . lel portraits Séparé* de tous tes membres de la famille, indépendamment d'un aise; grand tableau où il a rassemblé M., 3/»« de Chénier et leurs cinq enfants. Ce tableau, destiné à une saur de M. de Chénier qui habitait Carcassonne, y resta jusqu'en i856. Il est maintenant entre les mains de l'autear de cette notice. » Voulant garder toute la liberté de nos jugements, nous n'avonspas cru devoir recourir à l'obligeance de M. Gabriel de Chénier.

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