‹ Lettres historiques sur la médecine chez les IndousChapitre 3 sur 12 · PRÉFACE · texte numérisé non relu

PRÉFACE

Il sera trop lard pour éludicr les hommes, quand il n'y aura plus sur la terre que des Européens.

(A. Rémusat.)

En 1858, je terminai mes études médicales par une thèse inaugurale intitulée : Essai sur l’histoire de la MÉDECINE CHEZ LES INDOUS. Ce travail, nécessairement fort imparfait, mais, le premier en France sur la question,' fut accueilli mieux que je ne pouvais l’espérer. La faculté de Strasbourg m’accorda le prix de thèse annuel, et, en 1860, S. Ex. M. le ministre de l’Instruction publique m’adressa une lettre de félicitations et d'encouragement.

Je fis nécessairement, dans tout cela, une très-grande part à la nouveauté et à l’originalité du sujet; je compris que les questions historiques, malgré les tendances pratiques de notre époque, continuent d’intéresser, comme elles intéresseront toujours, les esprits élevés.

Je regardai alors comme un devoir de poursuivre mes investigations dans le sens où je les avais commencées. De nouveaux renseignements m’arrivèrent, et les documents dont je disposais, primitivement fort restreints, se multiplièrent peu à peu et s’accrurent très-notablement.

D’un autre côté, les procédés de la critique moderne m’apparaissant comme la seule base possible des travaux analogues à ceux qui exerçaient sur moi tant d’attrait, je compris qu’avant de pouvoir donner sur la médecine, dans l’Inde antique, un travail suffisamment complet, il me faudrait consacrer de longues heures à des études très-variées.

Néanmoins, comme il ne s’agissait pas d’une de ces mines scientifiques où les travailleurs abondent sans cesse, mais bien d’un filon inexploré, dans lequel personne, en France, ne semble jusqu’ici sérieusement engagé, j’ai cru qu’il serait utile, tout en poursuivant mes recbercbes, de mettre en lumière, successivement, ceux des résultats obtenus qui ont le caractère des faits à peu près définitivement acquis. C’est là ce qui explique la présente publication, dans laquelle je n’ai eu d’autre but que de donner une idée générale de la médecine et du médecin chez les Indous.

JV. B. Les lellres majuscules insérées dans le texte, entre parenllicsos, correspondenl aux notes placées à la fin du volume.

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