‹ Lettres inédites (1808-1849);Chapitre 68 sur 125 · Sans adresse ni sienitmc · texte numérisé non relu

Sans adresse ni sienitmc

le Chélif et a gagné l'Ouarensènis ainsi que les tribus du versant sud de ces montagnes. On s'est déjà battu plusieurs fois autour de Ténès.

Le 5 mai, je réunirai sous Miliana, dans la vallée du Chélif, une bonne petite colonne et j agirai conformément aux circonstances. Les journaux V Algérie, V Afrique et autres diront-ils encore que c'est nous qui allons chercher la guerre ?

Voudront-ils que nous envoyions leurs feuilles aux insurgés qui nous ont attaqués, au lieu de leur opposer nos baïonnettes et nos sabres? L'un d'eux prétendait l'autre jour que nous avions fait passer la charrue avant les bœufs, qu'au lieu de guerre il fallait faire connaître aux Arabes ce que nous voulons par la voie de la presse, qui est la reine du monde.

El puis dans un tel pays n'esl-il pas bien pressant d'établir partout le gouvernement civil? On y est toujours dans la situation où les républiques antiques donnaient la dictature.

Kranios des Sbeali, sur le Chélif, le S juin 1843 i.

Votre lettre du 16 mai, mon cher Genty, m'est arrivée fort tard et au milieu de mes opérations. Elle était jointe à une masse de dépêches auxquelles il fallait répondre sur-lechamp ; voilà ce qui explique mes divers retards avec vous.

Je vous remercie de chercher à me consoler du retard en me faisant entrevoir encore un avenir prochain. Je vous jure que je ne suis pas affligé, car je sais me consoler par cette bonne opinion dont vous me parlez; mais je suis étonné et même un peu blessé qu'on ail été si large et si facile envers des services beaucoup moins grands et qu'on soit si difficile envers moi. Au reste, je n'ai de rancune contre personne, car j'ignore entièrement à qui je dois cette rigueur de principes qui paraissent inventés exprès pour moi.

On attendait, m'a-l-on dit, une occasion; eh bien! en

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