Le ministre de la Guerre était le général de Saint- Yon
2. Lettre écrite par le capitaine Trochu et signée par le maréchal.
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ments compris dans les zones de servitude militaire, soient modifiées et fixées définitivement.
La question soulevée par cette pétition s'est plus d'une fois présentée en Algérie. Des conflits s'élèvent à chaque instant entre le génie militaire et les intérêts industriels ou autres qui se groupent autour de nos villes, conflits toujours préjudiciables à ces intérêts et dans lesquels le génie a pour lui les règlements, mais rarement larai-jn. Je pourrais citer la place de Mers-el-Kebir, où l'industrie et le commerce avaient réuni tous les éléments d'une jolie petite ville maritime. L'application des règles en matière de servitude est venue paraly.ser cet élan, et Mers-el-Kebir est restée une misérable bourgade.
En ce qui concerne Bab-el-Oued, j'ai fait comprendre sur les lieux à M. le général ('.baron que les éfablissentenls dont il s'agit, loin de nuire à la défense, favoriseraient au contraire la défense pied à pied des abords de l'enceinte et retarderaient beaucoup la reddition, si on savait s'en servir utilement.
Depuis, M. le général Charon a dû vous prier d'adopter un polygone exceptionnel dont il a fait le projet et qui, en favorisant les intérêts industriels fixés à Bab-el-Oued, ne compromettrait en rien la défense.
Je vous prie de vouloir bien adopter ce projet et, s'il ne vous était pas encore parvenu, de le réclamer à ^L le général Charon. Dans mon opinion, la réclamation des propriétaires de Bab-el-Oued et la plupart de celles du même genre sont fondées en raison. Les propriétés et établissements qu'elle concerne sont en général très intéressants pour la colonisation. Il importe bien plus de favoriser leur développement que de s'assujettira la rigoureuse observation de règles auxquelles on attache, selon moi, en Algérie particulièrement, beaucoup trop d'importance.
Recevez, Monsieur le ministre, l'assurance de ma haute considération.
Maréchal duc d'Isi.y.
DU MAHICHAI, liLGtALU ^in»0 -9o
P. S. — Si ' je devais défendre Alger, je serais fort aise d"a\ oir en avant et près des glacis de bons faubourgs bâtis en pierre; je les considérerais comme des ouvrages avancés meilleurs que des ouvrages réguliers et je les défendrais pied à pied.
Alger, le 6 novembre 1846.
Mon cher Genty -,
Je n'ai pas besoin que vous me rendiez la lettre en question, je vous prie seulement de la brûler afin qu'elle ne tombe pas entre les mains des infidèles.
Je viens encore de terminer heureusement et rapidement une alTaire qui aurait pu être tourmentante pour cet hiver, si l'on était resté surTinsuccès du 17. Je ne dis pas l'échec, car nos troupes s'étaient vigoureusement battues, mais les fautes de quelques chefs avaient obligé de se retirer sans avoir vaincu et atteint le but. Nous avons bien frotté l'ennemi le 28 et les deux grandes tribus dissidentes de l'agalik de Taourgha ont capitulé et ont été organisées. Elles comptent à elles deux 6.000 hommes armés. Au printemps dernier, elles avaient été comprises nominalement et géographiquement dans l'agalik sur l'assertion de l'aga nommé, qui prétendait avoir sur elles assez d'influence pour les amener à soumission sans combat. Le pauvre diable avait besoin de nos baïonnettes. L ne fois vaincus, leur soumission a été franche, et les Kabyles sont plus fidèles à leur foi que les Arabes. Je compte sur ceux-ci, nous serons tranquilles de ce côté cet hiver.
Mille amitiés. Maréchal B.
A Monsieur le directeur de V Intérieur et de la Colonisation.
Alger, le 14 janvier 1S47.
Monsieur le DmECXEUR,
L'intention^ de M. leministre est que uuus encouragions,