‹ Lettres inédites (1808-1849);Chapitre 78 sur 125 · Archives Féray-Bugeaud d'isly · texte numérisé non relu

Archives Féray-Bugeaud d'isly

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de noire fille avec M. le chef d'escadrons Feray ', du l'^'" de chasseurs d'Afrique, beau-frère de M. de Salvandy^. Cela aura lieu dans une quinzaine de jours. Après cela, nous partirons tous pour la France, où je compte rtre le 20 juillet.

Je vous plains d être dans les i^rilïes d»- no? t-iecicars, je connais vos tourments et j'y sais compatir. On ne me les épargne pas, malgré l'énorme fardeau que je porte depuis bientôt six ans.

Adieu, mon cher Genty, mille hommages à Madame,

mille amitiés pour vous.

Maréchal duc d'Isly.

Alger, le 8 juillet lSi6, 3 hev"-' ■'" >"■■'■"

Mon cher Genty,

J'ai i"e<ju vos billets des 27 et 30 juin. Vous voulez savoir Mia rentrée en France ? Je partirai d'ici le 18 et je serai à Excideuil le 24 ou le 25, à Paris le 17 août.

1. Feray (Henri,, né le 11 janvier ISlî: a Paris, décédé à Paris le 3 janvier ISTO. Sous-lieutenant « sur la présentation de la commission des récompenses nationales » et autorisé à suivre les cours de l'École de Saumur le 21 février 1S31. Nommé d'abord chef d'escadrons au 8' cuirassiers le 9 septembre lb!4;j. il est envoyé au 1" chasseurs. d'Afrique le 9 décembre de la même année. 11 avait déjà été en Algérie en 1840 et il y resta de 1845 à lS-49. 11 rentra en France ayant été nommé colonel du "i^ lanciers le 1" mai 1849, et arriva juste pour la mort du maréchal Bugeaud. (jénéral de brigade en 1832, il commanda une brigade de cavalerie de l'armée d'Orient. Général de division en 1855, en ISô2 la division de cavalerie du camp de Chàlons et en 1863 la division de cavalerie de la Garde impériale. Il mourut en activité de service, inspecteur général du 6* arrondissement de cavalerie et président du comité de cavalerie, après avoir commandé en 1857 et 1858 les divisions de Limoges et de Toulouse.

2. Salvandy (Narcisse (nOo-lSa'i). Homme de lettres elhomme d'État; en 1816 auteur de la brochure hardie la Coalition et la France contre l'occupation. Capitaine sous Napoléon 1"', conseiller d'état sous le ministère Marlignac, député en 1832, ministre de l'Instruction publique en ISSl et 1S43, ambassadeur à Madrid et à Turin ; promoteur de la fusion entre les deux branches de la maison de Bourbon; académicien en 183.'j; grand-maître de ITniversité ; publia Alonzo et VHistoire de Pologne .

J'avais vaguement entendu parler de raffaire de la saline d'Arzew par les Feslugiere. Ils ne m'en ont rien dit et je suis bien décidé à lui laisser suivre son cours naturel. Si les offres sont avantageuses, le conseil d'administration donnera un avis favorable sans s'inquiéter de celui de M. de L..., qui du reste peut l'avoir donné sans savoir que M. Festugiere fût mon parent.

M. de L... vous tient rigueur à cause de moi? Il devrait vous aimer à cause de moi, car il devrait être reconnaissant de ce que je l'aie tant ménagé, lorsque j'aurais dû demander son rappel au milieu même de l'insurrection. Il a été détestable, et il est bien peu de gens dans l'armée qui ne le reconnaissent. Jamais on ne vit une renommée plus déchue. Il paraît que le contre-coup ne s'est pas encore fait sentir dans le public de Paris, puisqu'on le porte, dit-on, à la place de Jacqueminot. On est convaincu que c'est un foudre de guerre.

Le mariage s'est fait hier. Je pars aujourd'hui à quatre heures du matin pour Médéa avec Salvandy, qui est enchanté de ce qu'il voit et entend.

Adieu, mille amitiés bien vraies.

Maréchal duc d'Isly.

Dans la lettre suivante, on trouve pour la première fois le nom du général Charon,auquel le maréchal Bugeaud adressa plusieurs lettres publiées ci-après. Aussi croyons-nous devoir lui consacrer la notice suivante :

Charon (baron Viala), général de division, né à Paris le 29 juillet 1794, mort à Paris le 20 novembre 1880.

Entré à l'École polytechnique en 1811 et à l'École d'application en 1813, il prend part à la défense de Metz en 1814. Nommé lieutenant du génie le 23 mai 181o, il fait la campagjie des Cent- Jours et assiste à la bataille de Waterloo.

Capitaine le 10 février 1821, il est affecté au 5« corps de l'armée d'Espagne et se signale aux sièges de Saint-Sébastien et de Pampelune. Il reste cinq années en Espagne et est nommé chevalier de la Légion d'honneur en 1827.

DU MARÉCHAL BIGKALD 1846) 293

Désigné sur sa demande pour faire partie du corps expéditionnaire de Belgique, il commande une des compagnies qui couronnent le chemin couvert au siège d'Anvers (1832;. Il est fait oflicierde la Légiondhonneur à la suite de cette campagne (1833;^

l.e 8 mars 1835, il s'embarque pour l'Afrique, où il reste penilant quinze années. Durant cette longue période il assiste à de nombreuses affaires, notamment au siège de Bougie, où il se distingue. Cité à l'ordre du jour pour les combats des 9 et 12 novembre 1835, il est promu chef de bataillon le 31 décembre delà même année. Il prend également part au siège de Blida, aux expéditions de Clierchell et de Miliana :;cité à l'ordre du jour le 18 mai 1840), de Mascara (1841), du Chéliffet des Flissas (1843).

Colonel en 1842, maréchal de camp en 1843, il est rappelé en France et nommé directeur des affaires de l'Algérie au ministère de la Guerre le l*"" janvier 1848. Le 10 juillet suivant, il est promu général de division. Le 9 septembre de la môme année, il est appelé au gouvernement général de l'Algérie, poste qu'il conserve jusqu'au 4 novembre 1850, date à laquelle il rentre en France et entre au comité des fortifications, dont il reste présidentjusqu'à son passage dans la disponibilité pour cause de limite d'ùge, le 1" janvier 1865.

Commandeur de la Légion d'honneur le 19 avril 1843, grandofficier le 2 décembre 1850, grand-croix le 31 décembre 1857, il reçoit la médaille militaire le 14 juillet 1852.

Il avait été nommé sénateur le 31 décembre 1852 et créé baron par décret du 3 février 1864.

A Monsieur le lieutenant général, pair de France, ministre de la Guerre^ .

Paris, le i" septembre 1846.

Monsieur le Ministre,

J'ai l'honneur- de mettre sous vos yeux la pétition qui

m'est adressée par les principaux habitants du faubourg

Bab-el-Oued à refîet d'obtenir que les conditions dans

lesquelles ils sont placés, comme propriétaires d'élablisse-

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