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338 COHUliSPONDA.NCE INÉDITE
Je pense avec vous et plusieurs autres qu'il n'est pas malheureux pour moi de n'avoir pas encore paru sur la scène politique. Je ne me suis pas dit que, si les circonstances m'y appelaient inopinément, je serais certainement plus fort ; mais il y a un terme à tout.
Ce que vous me dites de l'opinion à mon égard m'est confirmé aujourd'hui par un républicain de la veille, mais modéré. Il me fait l'honneur de me considérer comme une réserve précieuse. II n'aurait pas tenu ce langage il y a deux mois. Il me considérait alors comme dangereux et propre seulement à lâcher contre l'Autrichien ou le Russe.
Le mot de M. de Susleau* est très significatif. C'est en effet un diapason. Ce M. de Susleau n'esl-il pas un peu boiteux? J'en ai connu un qui l'était. Nous avons aussi en Afrique un capitaine d'élat-major nommé Susleau de Malroy.
Je suis de plus en plus reconnaissant du dévouement du général H... u.
Je trouve tout naturel que vous ayez remboursé MM. de Bar et Fouché. J'enverrai le supplément àGardère. Je vous engage à le prier de ma part à en faire l'avance.
Je vous transmets le mot d'un M. Bourin aîné, de Paris. Vous remarquerez qu'il ne me donne pas son adresse. Je n'aurais donc pas pu lui répondre, lors même que j'en aurais eu l'intention; mais je crois qu'il vaudrait beaucoup mieux que vous le vissiez, si vous pouvez découvrir sa demeure dans les dix mille adresses. Vous remarquerez qu'il me
1. Susleau de Malroy (Achille-Charles-Louis de), né à Nancy le 14 avril 1813, mort à Fontainebleau en 1884. Entré à Saint-Cyr en 1831, il est sous-lieutenant élève à l'École d'état-major en 1834. En 1840, il est capitaine à l'état-major général de l'Algérie et aide de camp du général Randon l'année suivante. En 1S4C, il passe à l'état-major de la division d'Alger, où il est nommé chef d'escadron en 1831. Comme lieutenant-colonel, il est détaché en mission auprès dn général Simpson en Crimée, et est cité à l'ordre du jour de l'armée anglaise, après l'avoir été quatre fois à celui de l'armée française. U reçut Tordre du Bain. Général ue brigade en 18j8 et général de division en 1870.
DU MARÉCHAL BUGEAUD ^iSiS
{>it'>-e iir lui ii';pondre et qu'il a l'air assez sur w.- .-on um.
Si jen jugeais par quelques correspondances de journaux de province, nous serions à la veille d'une nouvelle entreprise des rouges. Les banquets du Chalet, de Toulouse, de Bourges, etc., m'avaient déjà indiqué ce projet farouche.
Lorsque vous aurez l'occasion de rencontrer M. Baude, je vous prie de lui témoigner ma reconnaiss »" ^ -' - - 'ns qu'il s'est donnés pour ma candidature.
Nos affaires de province ne reprennent pas du tout, au contraire. Tout est à vil prix ef il ^f" v.-^nfl frô-: nr-n W>? forges sont dans le marasme.
Adieu, mille amitiés.
Maréchal B. d'Isly.
A Monsieur NoëL Feslugicr .
La Durantie, te -J* ocioùre lbi6.
Mon cher Noël.
Les renseignements que vous me donnez sur Charles ', d'accord avec ceux du D' Philippe - et de Julia •', d'accord aussi avec les lettres de l'écolier, nous ont fait le plus grand plaisir. Je commence à croire sérieusement que la raison rayonne dans cette jeune tête.
Vous savez que nous nous sommes séparés de notre chère Léonie\Nos sollicitations, nos tendresses nonl pu la retenir; le devoir la emporté. Noire douleur a été daiiiant plus grande qu'elle est partie fort souffrante. M. et M"" Gasson