‹ Lettres inédites de Choderlos de Laclos. PubliéesChapitre 8 sur 10 · L. DE C · texte numérisé non relu

L. DE C

PIÈCES ANNEXES

PIECES ANNEXES

Tous les manuscrits de M. de Laclos, mon grand'père, qui pi'ont été personnellement donnés par Mme Charles de Laclos, ma tante, devront être remis à mon neveu Louis de Chauvig'ny.

Strasbourg', 20 janvier 1887.

Baronne de Wangen.

Adminislrafion Paris, le 3 mai 1849.

de la Bibliothèque Nationale

Madame,

J'ai reçu, par l'entremise de M. Duprat, le don que vous voulez bien faire à la Bibliothèque Nationale d'un volume renfermant :

lo Le manuscrit autographe des Liaisons danffereiises.

2° Quatre lettres autog'raphes, dans lesquelles M^"^ Riccoboni fait la critique du fameux roman, et les réponses de l'auteur.

30 Les poésies de Laclos.

4° Des notices biographiques sur Laclos, par Alex, du Pieyre, Pariset, etc., avec des lettres de son fils et de sa veuve, sœur de l'amiral Duperré.

5° Mémoires de la g'uerre et de la paix, et note relative à Vauban.

60 Lettre à Mme de Staël sur la mort de J.-J. Rousseau.

70 Discours sur les moyens de perfectionner l'éducation des femmes.

Le conservatoire, à quij'aiprésenté ce don, en apprécie l'importance et la valeur, et me charge de vous exprimer sa reconnaissance,

Je suis heureux d'être sou interprète auprès de vous, Madame, et d'avoir cette occasion de vous offrir Mon hommage respectueux.

V Administrateur général, Naudkt.

Maison Palais du Louvre, le 27-80 avril i8G3.

de l'Empereur

Direction Générale

des Musées Impériaux

Madame, J'ai l'honneur de vous accuser réception du portrait que vous avez bien voulu offrir au Musée, et je vous prie de recevoir, avec mes remerciements, l'assurance de ma considération distinguée et respectueuse.

Le dlreclear général des Musées inipèriaax,

CtE de NlEUWERKËUKE,

M"** de Carrey d'Asnières, 17, rue de Provence.

Ministère Palais du Louvre, le i85

de la Maison de l'Enapereur

Direction générale

des Musées Impériaux

Madame,

Le portrait du général de Laclos est à Versailles. Il doit être apposé très prochainement avec d'autres portraits. S'il ne l'a pas encore été, ce retard est dû seulement à divers préparatifs nécessités par l'arrangement dont il doit faire partie.

Je n'avais pas oublié le désir que vous m'avez manifesté lorsque vous m'avez fait l'honneur de venir me voir au Louvre. J'ai pris sans tarder les informations nécessaires, et je puis vous affirmer

PIECES ANNEXES

aujourd'hui que le portrait sera bientôt sous les yeux du public, et enregistré dans le premier tirage qui sera fait du catalogue.

Veuillez agréer, Madame, l'expression de mes sentiments les plus distingués et empressés.

F, Reiset.

i5 janvier i856.

20 juin 1787.

Extrait du Registre des Délibérations du Corps de Ville de la Rochelle.

Le Corps de ville de la Rochelle extraordinairement assemblé^ M. le Maire a donné lecture d'une lettre de Mm« Delaclos en date du seize de ce mois, et a dit : Messieurs, la ville de La Rochelle fut pour ainsi dire la fille d'adoption de Henri IV. Pau s'honore d'avoir été son berceau, mais c'est dans nos murs, c'est au milieu de nos pères qu'il a passé les plus beaux jours de sa jeunesse; et l'un de nos concitoyens fut assés heureux pour dérober aux flots de la mer la personne auguste de ce prince.

Nos archives sont pleines de monuments qui attestent la tendre prédilection dont Henri honora les Rochellois, qu'il seplaisoit à nommer ses bien bons amis les Rochellois.

Cependant, M. M. si nous avons des monuments de l'affection paternelle de ce bon Roi, nous n'en avons point de notre reconnaissance envers lui, l'image de Henri est dans nos coeurs, mais aucune statue n'a été élevée dans cette ville à sa mémoire. Car je ne puis donner ce nom à l'effigie en terre cuite, posée sur le fronton du dôme de l'escalier de cet hôtel ; ouvrage que les secours de l'art ne peuvent plus défendre contre la main du temps ; l'insuffisance des fonds de la ville a pu seule contrarier nos désirs, en ne nous permettant pas de suivre les mouvements de notre cœur.

M. de Pressigny, aussi recommandable pour sa bienfaisance que pour son goût pour les lettres et les arts, veut bien remplir le plus cher de nos vœux, en donnant à la ville de la Rochelle la statue de Henri IV. qui fut exposée, il y a plusieurs années, au château des Tuileries.

Je me rappelle quelle joie éclata dans celte assemblée, lorsque j'eus l'honneur de vous faire part des intentions de M. de Pressiguy, que M. Delaclos nous transmit par sa lettre du 22 mai dernier. Nous touchons au moment de pouvoir témoigaer à notre gré l'hommage que nous devons au meilleur des Rois. Nous aurons son image vivante parmi nous et nous devrons cet avantage à la générosité de M. de Pressigny et au zèle et à l'attachement de M. et de M™= Delaclos. Puisse notre sensibilité transmettre à nos derniers neveux notre amour pour Henri et le prix que nous attacherons à tout ce qui peut en rappeller le souvenir.

M. le Maire a proposé de délibérer sur les moyens et les précautions à prendre pour faire enlever chez M. de Pressigny à Paris et transporter icy la statue de Henri IV et le globe de verre qui la couvre ; sur l'inauguration qui sera faite de cette statue et sur le lieu où elle sera placée ; il a ajouté qu'il pensoit que le premier objet de cette délibération seroit d'adresser à M. de Pressigny et à M. et M""^ Delaclos les témoignages de notre reconnoissance ; qu'il conviendroit de prier M. Baudoin Delanoùe, actuellement à Paris, de vouloir bien se charger de tous les soins et mesures nécessaires au déplacement et au transport de la statue de Henri IV et d'adresser la présente délibération à M. l'Intendant, en le priant de l'homologuer et d'approuver d'avance les dépenses qui seront faites à cette occasion.

Sa matière mise en délibération, sur ce ouï le procureur syndic, il a été arrêté que le corps de ville écriroit à M. de Pressigny et à M. et Mme Delaclos, en leur adressant copie de la présente délibération ; que M. le Maire écriroit au nom du corps de ville à M. Baudoin delà Noue pour le prier de se charger de toutes les précautions qu'il conviendroit de prendre ; que la présente délibération sera envoyée à M. l'intendant qui sera supHé de vouloir bien l'homologuer et autoriser les dépenses nécessaires.

On a remis à délibérer dans le tems sur l'inauguration de la statue de Henri IV,qui sera placée dans la salle des assemblées ordinaires de l'Hôtel de Ville.

Fait et arrêté dans l'assemblée du Corps de ville de la Rochelle, tenue en sa maison commune et échevinage d'icelle le vingt juin, mil sept cent quatre vingt sept, où asisstoient MM. Malartic, Maire,

PIECES ANNEXES

Grissot, Gigaux, Grée, Legrix, échevius, Macauld,dela Porte, Lavillemorain, Ricout, Bridante, Lardeau, Guillemot coqs. -assesseurs et Billaud, procureur sindic.

La Rochelle, 28 juin 1787.

Madame, Recevés les témoignag-es de la reconnoisfiance de vos concitoyens pour les soins et le zèle que vous avés mis à leur procurer le don précieux que M, de Pressigny vient de leur faire. Il est flateur pour la ville de la Rochelle de devoir à votre patriotisme la satisfaction dont elle va jouir. Nous vous supplions de faire agréer les mêmes assurances à M. Delaclos.

Nous avons l'honneur d'être, avec un respectueux attachement,

Madame, Vos très humbles et très obéissants serviteurs.

Les Maire, Echevins et officiers du Corps de ville de la Rochelle.

Malartic, Gigaux,

Magauld, Legrix, Grissot de Passy,

Billaud, N. Lavillkmorain,

De la Porte, Guillemot Lardeau,

B. Dénis.

Etat des services de Jean-Charles-Marie Choderlos de

Laclos

Bournabah, le 9 floréal an XII.

J'ai été au service de l'ancienne Compagnie des Indes tant dans les bureaux à Paris qu'aux ventes de l'Orient et comme subrécargue à la Chine depuis lySô ou 1707. J'y ai été appelé comme chef de bureau; j'y suis resté jusqu'à la suppression de ladite Compag'nie. A la formation de la nouvelle créée en 1785, j'y ai été appelé comme chef de bureau. J'y suis resté jusqu'à sa suppression par l'Assemblée Constituante. J'ai été, depuis, appelé au département de la Marine

SaG LETTRES INÉDITES DE CHODERLOS DE LACLOS

par le Ministre Monge comme Chef des colonies de l'Inde ; nommé ensuite Consul général à Cadix, où la guerre avec l'Espagne m'empêcha d'aller ; une première fois au consulat général de Smyrne, et au moment où je devois partir, je fus incarcéré au Luxembourg. Sorti de prison, j'allai Consul général à Alep, où j'ai subi toutes les horreurs de la guerre entre la République et la Porte, et où j'ai été dépouillé de tout ce que je possédois ; puis enfin j'ai été nommé une seconde fois à Smyrne, où me voilà pour tout le temps qu'il plaira à Dieu, s'il ne plait pas autrement au Premier Consul.

{Extrait (T une lettre à M^^ veuve de Laclos.)

Bournabah, le 2.y prairial an Xll.

Si les choses redevenaient à ce point et que M, de Talleyrand conservât son département, j'aurais quelque espoir qu'à raison de l'amitié qu'il avait pour votre mari, de l'intérêt qu'il a témoigné prendre à vous et à votre fils et de la satisfaction que je crois qu'il a de ma manière de faire, etc., etc.,

{Extrait d'une lettre à M^^ veuve de Laclos.)

Lettre de M. Choderlos de Laclos à Madame veuve de Laclos.

Smyrne, le i4 novembre 1806.

Vous avez fort bien fait, ce me semble, de risquer une visite à Mme Campan : on ne saurait jamais se reprocher d'avoir fait une politesse. D'après l'intime liaison qui a existé entre elle et moi, j'aurais peut-être trouvé plus d'avantages à me réintégrer auprès d'elle que de rentrer dans la carrière des Consulats, mais elle demeurait à Saint-Germain, et pour tirer parti de la dame, il eut fallu la cultiver très assidûment, ce qui n'était pas compatible avec mon séjour à Paris. Si vous avez occasion de la voir, rappelez moi, je vous prie, à son souvenir.

PIÈCES ANNEXES 327

M. Choderlos de Laclos a laissé une correspondance assez volumineuse dans laquelle sont relatés tous les incidents de son séjour en Orient, et notamment de sa captivité chez les Albanais. Il s'y révèle comme un homme d'une rare énergie, ayant tenu haut et ferme le drapeau national, en face de l'insolence britannique, et parfois même contre le gré de supérieurs pusillanimes. Epuisé de fatigue, déjà vieux, il mourut de la malaria à R.ome le 8 octobre 1808. La terre d'Italie devait être fatale aux Laclos!

Municipalité de Tarente Le 10 juin 1904.

Le Secrétaire en chef.

Très Honoré Monsieur,

En réponse à votre lettre du le"" juin courant, je puis vous affirmer, après des recherches minutieuses dans les archives locales, que celles-ci ne contiennent rien ayant trait en quelque façon au séjour du Général de Laclos à Tarente.

Néanmoins, à défaut de documents historiques, j'ai pu recueillir les traditions orales qui se sont perpétuées dans les plus anciennes familles du pays. Il résulte de cette enquête que le Général avait exprimé le désir d'être enterré dans la petite île Saint-Paul, (l'Electris des anciens) la deuxième du groupe des Ghérades, où les Français avaient construit un fort, armé d'une artillerie puissante, et dont on aperçoit encore aujourd'hui les vestiges.

Les funérailles imposantes, auxquelles la population entière s'associa, eurent une solennité inoubliable. Le corps, mis en bière par les artilleurs français, accompagné par le chapitre des chanoines au complet, escorté par la fleur de l'aristocratie Tarentine, fut porté par les soldais, depuis la maison mortuaire, (ex-couvent de Saint-François), jusqu'au rivage, où des embarcations avaient été spécialement appostées. De là, il fut transporté en grande pompe à l'Ile Saint-Paul, au bruit de salves d'ariillerie.

A défaut d'un terrain sacré qui pût recevoir cette dépouille, attendu que Taucien monastère des Frères de Saint-Benoit auxquels l'Ile avait été donnée par Constance, épouse de Boemond et Princesse de Tarente, n'était plus lui-même qu'une ruine, la sépulture eut lieu dans le fort.

Hélas! en i8i5, au retour du roi Ferdinand de Sicile, la tombe fut violée, pi'ofanée par des vandales demeurés inconnus et qu'on soupçonne avoir été des royalistes.

En 1844» on pouvait distint^uer encore un fossé long de deux mètres, profond d'autant, sur un mètre de largeur.

C'était là tout ce qui restait de la tombe du Général de Laclos 1

Puis dans un coin du fort, un fragment de pierre, qui permettait de constater que le monument funéraire avait été construit en Carparo (sorte de granit rouge du pays).

Tels sont les seuls renseignements qu'il me soit possible de fournir à votre Illustrissime Seigneurie.

Avec mes hommages,

par ordre ;

Le secrétaire en Chef.

INDEX DES NOMS CITÉS

Aboville (d'), 1,38,157.

Académie Française, 139.

Alexandre 1er, 246.

Alquier, 77,88,217,228,230,234,

Andreossi, 137.

Anglemont (d'), 272,273,315,316,

Ankesbury (Lord), 218.

Appiani, 242,260.

Augereau, 137.

Baraguay d'Hilliers, 99.

Barthélémy, 229.

Bassange (de), 293,300.

Berthier, 183,232,236.

Billy (de), 115,148,173,179,187, 223,288.

Biron, 188.

Bonaparte, 104,107,112,129,133, 136,137, 138,145,160, 161, 180, 183, 195, 197, 200,208,210,217, 222,227,236,268, 279, 285,287 .

Bonaparte (Joseph), 167,196.

Bouzanigue, 175,176.

Boze, 122.

Brune, 146,150,151,152,171,206, 226,228,241.

Bruny, 191.

Cadet de Vaux, 133.

Carnot, 91,138,140.

Cerf-Berr, 99.

Chevrier, 83.

Clarke, 102,112,134,136,146,147.

Cobentzell (Comte de) 180,187,

Collège de Navarre, 139.

Contât (Louise), 103.

Desaix, 137.

Dessalles, 119.

Dolomieu (Gratel de), 238,242.

Dulauloi, 220.

Dumesnil (Elisa), 214.

Duperré, 255.

Dupont, 255.

Eblé, 100,103,109,118.

Elliot, 295.

Feydel, 188,243,244.

Fourcade, 291.

Franklin, 161.

Ganganelli (Benoît XIV), 262.

Gassendi, 134,138,139,157,160.

Gondrecourt, 307.

Gouvion Saint-Cyr, 258,262,264, 265,271,277,282,284.

Hébert, 148,223,288.

Hocquart (Madame), 199.

Huliu, 164.

Jassaud (de), 292,299 Jollivet, d43.

Jouvan, 245.

Kalitschew, 246.

Kléber, 100.

La Coml)e Saint-Michel, 77,112, 116,127,128,130,134,136,137, 140,141,150,151,152,164,176, 198,201,221,256,278.

Lacuée, comte de Cessac, 112.

La Fayette, 188.

Laharpc, 178.

La Martilière, 145.

Laneau, 291.

La Rochefoucauld, 294,297.

Lawriston, 137.

Le Clerq (général Leclerc), 107.

Lecoulteux de Canteleu, 101,102,

Lefébure, 260.

Le Gendre, 81.

Le Page, 112.

Lespagnol, 200,254,263,271,272, 275,277,280.

Liancourt, 188.

Louis, 36,41.

Louis XVI, 188.

Macdonald, 203,240,242.

Malmaison (La), 241.

Marengo, 139.

Marivaux, 46.

Marie-Antoinette, 188.

Marmont, 113,129,134,137,145, 1.55,156,157,165,166,171,176, 177, 181, 182, 185,205,209,211 , 212, 221 , 227, 231 ,232,234,239, 240,242,243,245,247,249,256,

Maroy, 200,201.

Masséna, 134,138,146.

Menou (de), 255.

Melse, 260.

Moncey, 226.

Montaîembert (Madame de), 214.

Montmorin, 188.

Monge, 241,242.

Moreau, 100, 101,109, 116, 118, 128,131,132,150,151,203,208.

Moustier (de), 294,297,305.

Murât, 220,255,2.56,258,260.

N Necker (Madame), 178.

Oudinot, 237.

Pampelonne, 243,244.

Pariset, 143.

Paul I«^ 246.

Perrégaud, 217,234,280.

Petiet, 240.

Piou, 235.

Pourrat (Madame), 106,111,115,

INDEX DES NOMS CITES

Rheinharf, 121, Riccoboni (Madame), 295.

Robespierre, 29, Rousseau, 60,01,142,193,239, Rozier (l'abbé), 63,66.

Saifferf, 83,237.

Scheffer (Docteur), 105.

Sennes (de), 245.

Séverne, 260.

Servant, 183,227.

Sorbier (de), 99,137 Suchet, 188,242.

Sui^ny (de), 201.

Suwaroff, 112.

Salut.

Saint-Julien (Comte de), 138.

Saint-Laurent, 106,112.

Saint-Michel. (Voir La Combe Saint-iMichel.)

Saint-Rémi, 99,102,112,113,150, 160,204.

Sainte-Susanne, 101,137.

Tallevrand, 102,104,129,170,206,

Thugut, 131,166,180.

Tourvel (Madame de), 35.

Vanderberg-, 260.

Vaudreuil (Comte de), 263.

Voltaire, 178,195,207.

Wilvort (Lord), 268.

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