LXXXVIII
COMTE A MILL
Paris, le jeudi 3 septembre I81G.
Mon cher Monsieur Mill,
J'ai été très touché de la sincère sympathie témoignée, dans "votre lettre du 43 août, au sujet de TafiFreux malheur personnel que je viens de subir, et dont votre propre cœur vous fait dignement sentir la vraie profondeur. Comme vous le dites, le temps seul peut atténuer de telles douleurs, qui sont au-dessus de toute consolation. Mais jusqu'ici, plus je considère cette perte irréparable, plus j'en apprécie l'intime gravité. La seule diversion efficace que comporte maintenant ma triste vie privée consiste à m'absorber encore davantage dans ma vie publique, d'où je dois désormais tout tirer. Empêché par mes devoirs professionnels de prendre, au moment de cette catastrophe, les deux ou trois semaines de repos total qu'exigeait une telle secousse, j'ai dû consacrer d'abord la première moitié de mes vacances actuelles au simple rétablissement de mon système nerveux. Mais, quoiqu'il reste encore bien ébranlé, j'espère utiliser la seconde moitié de ce précieux loisir pour reprendre convenablement ma grande élaboration de Tan dernier.
Afin de renouveler plus tôt mes rapports directs avec le public, je suis presque décidé, par mes der-
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nières réflexions, à publier d'abord les deux premiers volumes de ce traité, et ensuite les deux autres, au lieu de la publication intégrale que je projetais primitivement, mais avec la conviction, toutefois, que l'ouvrage ne comporte réellement pas un plus grand morcellement. Cette modification utile procure d'ailleurs à mon cœur la secrète satisfaction de hâter l'apparition de la chère dédicace destinée à faire apprécier réminente compagne intellectuelle et morale qui semblait promise au reste de ma vie. £n attendant, mes intimes préoccupations continuent à me détourner des graves embarras passagers de ma situation matérielle ; au milieu d'une telle mélancolie, je sens à peine l'active méchanceté de mes ennemis, et même la tiédeur inattendue de presque tous mes amis.
Vous apprendrez sans doute avec un véritable intérêt, à la fois privé et public, la tentative nouvelle, ou plutôt renouvelée, que je viens de commencer hier, auprès du ministre de Tinstruction publique, pour faire créer, en ma faveur, à notre Collège de France, la chaire A' Histoire générale des sciences positives, dont j'ai parlé dans ma fameuse préface comme ayant été, en 1832, d'abord accueillie par l'instinct philosophique de M. Guizot, et finalement repoussée par ses rancunes métaphysiques. Le temps m*a paru opportun pour reproduire cette proposition, d'après la sage énergie avec laquelle le ministre actuel vient de briser la tutelle pédantocratique dont ses prédécesseurs n'osaient pas s'affranchir ; il faut d'ailleurs saisir le moment, sans doute très passager, où un tel ministère se trouve confié à un homme étranger aux divers corps enseignants. En offrant ainsi au gouvernement une occasion formelle de compenser noblement Tiniquité
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dont il déplora de n'avoir pu me préserver en 1844, je puis d'ailleurs compter sur Tappui spontané des deux ministres de la guerre, qui ont pleinement apprécié ce cas inouï. Si M. Guizot était, moralement, autre chose qu'un misérable parvenu, ou plutôt un pédant sans cœur, ce serait là, pour lui, un moyen facile de réparer envers moi ses indignités primitives, que sa conscience pourrait maintenant lui reprocher comme la première source de mes embarras actuels. Mais je compte peu sur son intervention quelconque, que je suis très décidé à ne solliciter aucunement. En tout cas, je n'ai tenté cette démarche que parce qu'elle n'offre, d'ailleurs, aucun inconvénient, sans toutefois en espérer sérieusement le succès. Je vous instruirai de son issue quelconque.
C'est avec une vive satisfaction que je vois croître votre judicieuse confiance sur Finstallation décisive du positivisme dans le domaine actuel de la discussion publique. Quoique les adhésions aient été, en France, plus tardives qu'ailleurs, elles y montrent maintenant une sorte de compensation par leur netteté et même leur plénitude. Tous les camps philosophiques ont ici donné déjà une sanction plus ou moins complète au nouveau régime intellectuel. Mes graves préoccupationsdiverses m'avaient empéché,depuis quelque temps, de vous indiquer, à ce sujet, plusieurs manifestations spéciales, qui pourraient vous offrir quelque intérêt; je puis aujourd'hui les réunir à de nouveaux témoignages analogues, qui se multiplient journellement.
Je vous ai déjà annoncé la grande extension que j'ai donnée, cette année, avec un entier succès, au préambule philosophique de mon cours habituel d'astronomie populaire. L'une de ces douze séances a suscité une manifestation publique qui mérite de vous être signalée
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comme indice d'une heureuse modification dans l'opinion française, dont le progrès actuel m*a toujours paru mesurable surtout par le degré d'exécration nationale vouée à la mémoire du charlatan rétrograde qui a tant troublé la marche révolutionnaire. Au sujet de l'aptitude naturelle du positivisme à systématiser toutes les gloires, j'ai été conduit à recommander à mon auditoire la digne glorification de notre héroïque Jeanne, que la théologie n'a pas su s'approprier, et que le principal propagateur de la métaphysique négative a si indignement tenté de flétrir. J'ai terminé cette exhortation spéciale en ajoutant que « cette manifestation spontanée constituerait une digne compensation de la déplorable apothéose décernée à Bonaparte ».
Par ces dernières paroles, je craignais bien d'exciter quelques murmures, qui, du reste, ne m'auraient nullement ébranlé. A ma grande surprise, elles ont, au contraire, déterminé, dans toutes les parties de ce nombreux auditoire, Texplosion immédiate d'énergiques applaudissements, dont je n'avais jamais été ainsi accueilli. Un tel indice est propre à atténuer un peu les craintes trop naturelles des graves désordres que pourrait ici susciter bientôt la déplorable situation des esprits, à la mort du chef actuel.
Outre de nombreuses adhésions spontanées, mais individuelles, caractérisées par d'énergiques lettres émanées surtout des jeunes esprits scientifiques, je crois devoir vous signaler spécialement la démarche collective des médecins de Rennes, qui avaient formellement chargé leur organe au dernier congrès médical de me témoigner leur active sympathie pour le positivisme systématique. Au fond, la classe des médecins doit ici fournir notre principal point d^appui immédiat^ comme
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mieux préparée qu'aucune autre, malgré ses graves imperfections théoriques, à bien accueillir la nouvelle philosophie. Ils y sont même plus propres que la classe, d'ailleurs moins nombreuse, surtout moins compacte, et, à tout prendre, moins influente, qui se recrute à notre École polytechnique; car lavantage incomparable que possède celle-^i, d'avoir commencé révolution philosophique par sa véritable origine, s'y trouvé jusqu'à présent beaucoup neutralisé par son stupide dédain pour les études qui doivent la compléter, et qui seules lui impriment son vrai caractère social.
Au contraire, les médecins sentent beaucoup mieux ce qui manque à leur préparation mentale, et ils ont, en général, la sagesse de le regretter franchement.
En descendant la hiérarchie intellectuelle, j'arrive aux manifestations purement métaphysiques.
Celle qui a paru le [.13 avril, dans notre Revue des Deux Mondes, se trouve, au rapport de Littré, beaucoup plus satisfaisante que nous ne l'attendions, quoique je n'aie pas cru, comme vous le supposerez aisément, devoir l'honorer d'une exception à mon régime d'abstinence cérébrale. Ma classification des sciences s'y trouve complètement admise, quoique Fauteur ait sans doute peu compris la portée philosophique d'une telle concession.
Le symptôme est d'autant plus favorable qu'il émane, non du milieu idéologique, bien moins éloigné des tendances positives, mais du milieu psychologique proprement dit, qui n'a chez nous aucune nationalité, et qui n'y constitue qu'une importation germanique, principal appui véritable de la religiosité actuelle, et dont rintroduction en France s'est accomplie sous la réaction rétrograde de Bonaparte, pour lequel nos psychologues professent un étrange culte.
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Je dois, enfin, VOUS signaler jusqu'aux démonstrations formellement théologiques. Vous serez, sans doute, encore plus surpris que moi d apprendre que, en pleine ^Sorbonne, un prêtre catholique a expressément recommandé, comme professeur à notre faculté de théologie rétude générale de mon grand ouvrage, en y signalant .une tentative de reconstruction où il reconnaît un esprit tout à fait indépendant de la philosophie purement négative du siècle précédent. Quoique ce professeur ait, bien entendu, proclamé en même temp^ sa réprobation radicale d'un tel effort, cette justice partielle et cette invitation relative doivent sembler d'autant plus remarquables que, par une singulière inconséquence, il a oublié la proscription de mon livre par l'index papal .
Tous ces divers symptômes me persuadent de plus en plus que le [moment serait enfin venu, s'il se trouvait un peu d'énergie et de générosité chez quelques puissants patrons, d'imprimer une activité systématique à la propagation continue du positivisme par son application périodique au mouvement actuel, non seulement en France, mais aussi dans tout le reste de notre Occident. Je conçois très bien les vœux importants qui terminent votre lettre sur l'imminent besoin d'étendre à l'Angleterre la pleine liberté d'exposition et de discussion qui existe maintenant ici pour jamais. Toutefois, je ne puis, à cet égard, m'empêqher de penser que la vraie liberté ne se concède pas : elle se prend.
Tout à vous,
A*' Comte.
m MiLt A GOKtË It mai lS4l
J*ai remis hier un billet d'introduction auprès de vous, qui m^a été demandé par une dame polonaise, appelée à Londres par quelques courtes affaires littéraires. Quoique je la connaisse seulement depuis quel- ^ques mois, sous Tentremise de M"'"' Âustin, je la crois vraiment digne de votre intérêt, malgré certaines nuances d'excentricité qui n'altèrent pas une remarquable nature intellectuelle et surtout morale.
Je vous serai obligé de l'assister de vos conseils, et même, s'il y a lieu, de votre intervention.
iMlLL A COMTE
(Refu le mercredi 19 mai 1847.) (Répondu le...)
Ifidla Houae, l« 17 mal 1S47.
Mon cher Monsiepr Comte,
Je pense qu'il pourrait vous être intéressant d'avoir quelques renseignements sur les choses qui se passent actuellement en Angleterre et en Irlande, d'autant plus qu'elles me semblent caractériser d'une manière frappante une sorte de crise sociale.
Vous savez que le siècle où nous sommes est celui des transactions, et surtout de la grande transaction
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qui se renouvelle sans cesse, à des conditions variables, entre les pouvoirs anciens et les idées modernes. Vous savez aussi que TÂngleterre est le pays des transactions par excellence. Ce que, peut-être, vous ne savez pas, c'est la forme particulière que revêt aujourd'hui chez nous la grande transaction européenne. Nous sommes entrés à plein (sic) voile dans le système du gouvernement charitable, il y a longtemps qu*on prêche aux classes supérieures qu'elles ne remplissent plus leur mission, qu'elles sont tenues à faire quelque chose pour ceux dont le travail les nourrit^ qu'elles n'ont le droit de gouverner qu'à condition d'être moralement responsables du bien-être de la société, et notamment de la classe pauvre, etc. Or, comme cette remontrance amicale leur est venue d'un côté, tandis que le chartisme et le socialisme apparaissaient de l'autre, elles ont dû, quelle que fût leur insouciance, y obtempérer quelque peu, et petit à petit elles sont venues jusqu'à prendre au sérieux ces doctrines de responsabilité gouvernementale, qui, au fond, ne laisajaient pas d'être passablement flatteuses à leur amourpropre d'aristocratie. Seulement, elles ont entendu cette obligation de la manière dont elles le pouvaient, c'està-dire de la manière la plus facile et la plus ignoble, en la réduisant aux proportions de l'aumône.
Aujourd'hui, il n'est question que de donner aux pauvres, non seulement de l'argent, mais aussi, il est juste de le dire, tout ce qu'on croit leur être utile, comme le raccourcissement des heures de travail, une meilleure police sanitaire, de l'éducation même, chrétienne et protestante surtout, mais sans exclusion de quelques connaissances terrestres. Il s'agit enfin de les gouverner paternellement, et la cour, les nobles, les
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riches s'y disposent tout tranquillement, sans jamais se douter qu'il faille pour cela autre chose que de la bonne volonté, et en concevant le but selon la mesure de leur propre capacité intellectuelle et morale, o'est-à-« dire d'abord en faisant abstraction complète de la dignité morale de la classe pauvre. Gela est très naturel^ attendu quMIs n'ont que faire de ce sentiment pour eux-mêmes, n'ayant plus la dignité morale du passé, et n'ayant pas encore celle de l'avenir ; d'ailleurs, sMls en avaient, ils ne la croiraient pas faite pour des gens pauvres, pour des ouvriers. Ensuite, ils oublient complètement, ou plutôt ils n'ont jamais su, que le bienêtre ne s'accomplit pas par les seules qualités pas^ivea, et qu'en général ce qu'on fait pour les personnes ne leur est utile qu'à condition de seconder seulement ee qu'elles font pour elles-niêmes. Ils se flattent que le bonheur des prolétaires dépend des riches, et ne se doutent pas qu'en définitive il dépend de l'énefgie, du bon sens, et de la prévoyance des prolétaires euxmêmes; que le philanthrope le plus haut placé n'y peul rien, qu'en éclairant et en renforçant ces précieuses qua* lités chez les pauvres, et que si, au contraire, il y porte atteinte, s'il tâche de mettre l'intervention sociale à la place de ces vertus individuelles, il dévient nécessaire* ment nuisible au lieu d'utile. Mais de cela nos philanthropes comme il faut n'ont pas la moindre idée, dénués qu'ils sont de toute connaissance approfondie, et pétris de suffisance aristocratique.
La tendance que je viens de caractériser, et qui se signale depuis plusieurs ans d'une manière croissante, arrive aujourd'hui à une expérience décisive, amenée par la disette irlandaise. Cette Ile malheureuse, victime si longtemps de la tyrannie et de l'intolérance anglaises»*
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dont maintenant elle n'a plus à se plaindre, semble destinée à être victime encore une fois de notre philanthropie. Vous connaissez le déplorable état industriel de ce pays, partagé entre une multitude démesurée de paysans paresseux et affamés, et un petit nombre de grands propriétaires insouciants et la plupart endettés, qui tirent du sol tout ce qu'il peut rendre, en rançonnant les paysans, non pas par la force brutale, mais par la concurrence effrénée de ces malheureux, toujours prêts à promettre plus que la terre ne produit. Depuis longtemps, ce fléau est signalé à Topinion publique. Les Anglais reconnaissent le mal ; ils désirent y remédier. Mais ils y ont toujours échoué devant leur propre incapacité politique et sociale ; n'ayant d'autre idée d'amé-lioration générale. que celle de faire entrer tous les pays dans le système anglais, tant politique qu'industriel, tandis que ce système est tout à fait impropre à l'Irlande. C'est un grand malheur pour l'Irlande que de se trouver sous la domination d'un pays tout exceptionnel, et dont les principes ne sont en toute chose que la généralisation de l'exception, tandis qu'elle appartient, elle, au type normal européen, et que ce sont des idées continentales qu'il lui faut. Pour tout autre penseur qu'un Anglais, le remède est clair: c'est le système de la petite propriété, convenablement modifiée. Il faudrait assurer aux propriétaires actuels, en rente fixe, le revenu net de leurs terres, en laissant la terre elle-même à la disposition absolue des cultivateurs. Avec cela, on aurait probablement, en peu de temps, une production triple ou quadruple de celle d'aujourd'hui, et une population aussi laborieuse, aussi prévoyante, et aussi indépendante quo les paysans français. Or lesAnglaisnecomprennent rien à ce système : ceux qui croient en savoir
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quelque chose, et c^est le plus petit nombre, sont remplis des idées les plus fausses, ils n*ont jamais pu concevoir d'autre amélioration en Irlande que d'en faire une autre Angleterre, c'est-à-dire un pays à grande culture, avec une population de laboureurs salariés. Or, sans rien préjuger sur l'avenir lointain de Thumanité, il est certain qu'aujourd'hui, en Irlande, ce système-là ne vaut rien. En le supposant même possible avec le caractère irlandais, il entraînerait la suppression de la presque moitié de la population ouvrière actuelle. Ne pouvant donc pas réaliser cette heureuse idée, que fait-on ? On jette à Tlrlande une loi des pauvres. On décrète que la population ouvrière tout entière vivra d'aumône. Onlui prometau moins que tous les indigents auront de Taumône autant qu'il leur en faut, et les indigents, c'est toute la population agricole.
Pour moi, je ne vois de cette loi d'autre résultat probable, pour l'Irlande, que celui de réduire tout le monde au niveau de la misère générale, après quoi je m'attends à une dissolution sociale complète. Lorsqu'on aura passé par d'affreux malheurs, il faudra procéder à la reconstitution delà société du sein d'une désorganisation totale, sans une idée constructive quelconque, et après avoir fait prendre au peuple des mœurs essentiellement anarchiques; car je ne connais pas de gouvernement possible, là où la majorité a pris l'habitude de demander à grands cris la subsistance et le bonheur aux autres, au lieu de les chercher par elle-même. Certes, on n'a pas eu de pareilles idées en 1793, et on n^a aujourd'hui, chez les communistes, rien d'aussi profondément anti-social. Ce qui en sortira, impossible de prévoir. J'y vois, pour seule consolation, une réaction certaine contre le système du gouvernement charitablei On
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aura une grande preuve expérimentale de cette vérité, qu'on ne peut pas traiter Touvrier comme on traite le bétail, c'est-à-dire le faire travailler pour. les autres en lui donnant une bonne nourriture et un bon gite. Gela n'était possible que lorsqu'on y ajoutait le fouet. On ne peut, pas plus en industrie qu'en autre chose, faire marcher l'ancien système en lui ôtant, Tun après l'autre, tous ses moyens d'action.
Tout à vous,
J. S. MiLL.