AU MARECHAL OUDINOT, DUC DE REGGIO
Paris. 3 avril 1813.
Je VOUS ai accordé une gratification de 100,000 francs sur le domaine extraordinaire, pour preuve de ma satisfaction.
Paris. 4 avril 1813.
Témoignez mon mécontentement à mon ministre près la cour de Bavière de ce qu'il laisse imprimer dans les gazettes de Nuremberg, Bayreuth, Angsbourg et autres villes de la Bavière, toutes les nouvelles les plus fâcheuses. Faites-lui connaître qu'il doit faire les plus fortes instances auprès des ministres bavarois pour empêcher cela à l'avenir.
(1) AFiv 899.
(2) Ibid.
(3) Ibid,
Paris, 7 êvril 1813.
Vous recevrez le décret que je viens de prendre poar faire juger le comte de Bentinck, maire de Varel, par une commission militaire. Envoyez ce décret à Wesel par une estafette extraordinaire. Chargez Lemarois de nommer une commission militaire composée de généraux. Que cet homme soit fusillé dans les vingt-quatre heures, ses biens confisqués, et que la sentence soit imprimée dans toutes les langues.
Saint-Clond, 8 tTril 1813.
Il est évident qu'il y a eu un mouvement anarchique en Provence. Il est indispensable que vous en fassiez partir le sieur Barras. Donnezlui ordre de se rendre à Rome, où il restera. Ayez soin qu'il soit en voiture vingt-quatre heures après la réception de votre ordre, et prenez des mesures pour que, s*il n'était pas parti dans un délai de quarante-huit heures après votre ordre, on Tarrête.
Saint-CIood, S avril 1813.
Faites continuer l'enquête sur le général Jjoison. Il est temps de donner des exemples ; la plus grande insubordination règne parmi les généraux; la vie des soldats et la gloire de mes armes s'en ressentent.
Faites répondre le général Loison sur les questions suivantes :
(1) AFiv 899.
(2) Ibîd,
(3) Ibid.
Avait-il reçu à Kônigsberg Tavis qu'il commandait la 34* division?
A-t-il fait en conséquence un marché pour acheter des chevaux et atteler son artillerie?
A-t-il reçu ordre de partir avec cette division?
Pourquoi Ta-t-il laissée partir sans lui?
Par suite de cette négligence dans son service, ne peut-on pas lui attribuer la dissolution de cette division à Oszmiana, où elle a été laissée au bivouac et exposée à périr de froid?
Du moment qu'il a reçu le commandement de cette division, n'en était-il pas responsable? et du moment qu'elle marchait à l'ennemi, devait-il la quitter pour rester dans un bon quartier général?
Faites mettre dans les petits journaux que le général Loison, qui a quitté l'armée sans permission, a été mis aux arrêts, et que le général Pamphile Lacroix, qui a abandonné son poste, a été arrêté pour être jugé selon toutes les rigueurs des lois militaires.
Saint-Glood, 8 avril 1613.
Faites connaître au comte de Valmy que, en considération des services de son père et de l'estime que je porte au maréchal, et aussi des services personnels que lui-même m'a rendus à Marengo, j'ai oublié bien des sottises, que je veux bien encore oublier celle-ci, mais que j'espère qu'il se rendra enfin digne du nom qu'il porte, par sa bonne conduite et par son bon esprit. Donnez-lui ordre de se rendre à Mayence, où il sera employé selon les circonstances.