‹ Lettres inédites de Napoléon Ier (an VIII-1815) (volume 2)Chapitre 19 sur 263 · BOI DE HOLLANDE · texte numérisé non relu

BOI DE HOLLANDE

Paris. 13 mari 1810.

Toutes les raisons politiques voulaient que je réunisse la Hollande

(1) Il s'agit de deux lettres que le roi Louis avait écrites au conseil d'J^tat et au Corps législatif de Hollande, et qui avaient été insérées dans la Gazette d'Amsterdam du i*' mars. Voir les explications que donne à ce sujet M. RocQUAiN, p. 259, note.

(2) AFïv 883.

(3) Ibid, — RocQUAiN, Napoléon et le roi Louis,

LETTRES INEDITES DE N.'IPOLEON I*'. -- 1810. 19

i la France. La mauvaise conduite des hommes qui appartiennent i Tadministration m'en fÎEdsait une loi. Mais je vois que cela vous fait tant de peine, que, pour la première fois^ je fais ployer ma politique au désir de vous être agréable. Toutefois, partez bien de ridée qu*il faut que les principes de votre administration changent, et que, au premier sujet de plainte que vous me donnerez, je ferai ce que je ne fais pas aujourd'hui. Cesjplaintes sont de deux natures, et ont pour objet, ou la continuation des relations de la Hollande avec TAngleterre, ou des discours et édita réacteurs, contraires à ce que je dois attendre de la Hollande et à ce que je dois attendre de vous. Il faut, à Tavenir, que toute votre conduite tende' à inculquer dans Fesprit des Hollandais Tamitié de la France, et non à leur présenter des tableaux propres à exciter leur inimitié et à fomenter leur haine nationale. Je n'aurais pas même pris le Brabant, et j'aurais augmenté la Hollande de plusieurs millions d'habitants, si vous «wz tenu la conduite que j'avais droit d'attendre de mon frère et d'nn piince français. Mais le passé est sans remède; que ce qui est arrivé vous serve pour l'avenir! Ne croyez pas que l'on me trompe, et n'en voulez à personne : je lis moi-même toutes les pièces, et probablement vous avipposez que je connais la force des idées et des phrases.

Vous m'avez écrit pour l'ile de Java. C'est une question bien prématurée; et, dans l'état de puissance où sont les Anglais sur mer, il faut, avant de se livrer à des entreprises, augmenter ses forces. Je compte que vous pourrez bientôt m'aider, et que votre escadre pourra concourir avec les miennes.

Paris, 16 mars 1810.

La Gazette de France d'aujourd'hui donne des détails sur l'archiduchesse Marie-Louise qui sont indécents, d'autant plus qu'ils ne sont pas d'un style clair; on ne sait ce qu'il (le rédacteur) veut dire.

(i) AFiv 883.

Gompiègne, 37 mmn 1810.

On écrit beaucoup de lettres anonymes aux cardinaux qui sont à Paris. Il y a un foyer d'agitation établi autour d'eux. Jetez-y les yeux, et sachez quels sont les intrigants ou intrigantes qui écrivent ces lettres et agitent ces vieux imbéciles.

Saint-Cloud, 31 mars 1810.

Tenez la main à ce que les journaux n'impriment aucun des discours tenus à l'impératrice, avant que vous les ayez vus. Celui qui lui a été adressé à Bar-sur-Ornain n'a pas le sens commun.

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