A H. DE CHAMPAGNY, DUC DE CADORE
Paris, 3 avril 1810.
Je désire que le cadeau qui sera fait à M. de Metternich soit d'une valeur égale à celui qui a été fait au prince de Neuchâtel ; il faut donc lui remettre un pareil médaillon. J'approuve le cadeau que vous proposez pour le prince de Schwartzenberg. Je désire que ces cadeaux soient remis dans le plus couri délai possible. Je pense que le prince de TrauttmansdorfF, qui a déjà un portrait de moi, recevrait avec plus de plaisir des tapisseries des Gobelins ou un beau nécessaire de porcelaine, d'autant plus que je suppose qu'il a un grand état de maison. Le prince de Schwartzenberg, qui tient une grande maison, préférerait peut-être avoir un portrait ordinaire de
(1) AFiv 883.
(2) Ibid.
(3) Ibid, — Une traduction allemande de cette pièce a été publiée dans la Neue Frète Presse^ de Vienne, du 27 juillet 1881.
LETTRES mÉDITES DE NAPOLÉON I«. — 1810. 21
k valear de 16,000 francs, avec un nécessaire de porcelaine de 30,000 francs. Le comte de Metternich préférerait peut-être aussi nn beau nécessaire de porcelaine; alors vous lui donneriez un portrait de la valeur ordinaire. Faites faire des insinuations làdessus.