‹ Lettres inédites de Napoléon Ier (an VIII-1815) (volume 2)Chapitre 48 sur 263 · AU COMTE BIGOT DE PREAMENEU · texte numérisé non relu

AU COMTE BIGOT DE PREAMENEU

MINISTRE DBS CULTES (I).

Saiot-Gload, 31 juillet 1810.

... J'ai (2) réduit le traitement de 6 généraux d'ordres à 400 francs par mois pour chacun. Mon intention est que, dans le budget de 18 II, si les choses durent, vous ne les portiez plus que pour 250 francs par mois. Faites-moi connaître ce que font les 1 1 agents de la daterie et pénitencerie.

MINISTRE DU TRisOR PURUG (3).

Saint-GIoad, 31 juillet 1810.

Le roi de Hollande a ouvert en 1808 un emprunt de 5 millions de florins, formant 5,000 actions de 1,000 florins chacune, portant intérêt de 5 pour 100. Cet emprunt est remboursable en huit années, et hypothéqué sur le domaine de FOst-Frise. Chaque action a été donnée pour 900 florins au lieu de 1,000, ce qui fait une perte de 10 pour 100 sur le capital. De cet emprunt, il ne reste plus à devoir que 1,400,000 florins, le reste ayant été remboursé. Moyennant la prime de 10 pour 100, cet emprunt serait à trois quarts. Faitesmoi connaître quel est son taux actuel, pour voir s'il n'y aurait pas une opération à faire pour racheter cette dette. On dit qu'on pourrait l'avoir à 50 pour 100, ce qui ferait le remboursement de 100 florins par action.

(1) AFiv 884.

(2) Le commencement de cette lettre ne présente pas d'intérôt.

(3) AFiv 884. — Mémoires d'un ministre du Trésor public, t. III, p. 203.

Trianon, 4 aoAt 1810.

Je réponds à votre lettre par laquelle vous me demandez mes ordres relativement à des dépenses à payer sur les fonds des journaux. Faites entrer vos propositions à cet égard dans le budget que vous devez me présenter pour les dépenses des six derniers mois de 1810. Mon intention est qu'il ne soit payé de traitement aux rédacteurs de journaux que lorsque leur journal rapportera quelque chose. Le Mercure ne rapportant rien, je ne veux pas qu'il soit rien payé à ses rédacteurs. Le Puhliciste ne produit que 1,000 francs; il est hors de sens de donner 6,000 francs pour sa rédaction. Il ne doit rien être payé au sieur Garât qui jouit du traitement de sénateur et d'une sénatorerie. Quant aux autres historiographes, mon intention est qu'ils ne soient payés qu'en tant qu'ils travaillent réellement; et quant au sieur Hennet, pour lequel on demande un traitement, comme j'ai déjà organisé la librairie, il est superflu de le salarier comme inspecteur de cette partie.

MINISTRE DE LA POLICE GÉNiliRALE (2).

Trianon, 4 août 1810.

Vous trouverez ci-joint une lettre du général Morand et une autre du chargé d'affaires russe à Cagliari.

Vous écrirez au général MioUis pour lui témoigner mon mécontentement de ce qu'il laisse sortir de Cività-Vecchia des bâtiments sans mon ordre. Vous lui donnerez l'ordre de n'en plus laisser sortir à l'avenir des ports romains, et de faire arrêter à son retour celui qui est allé en Sardaigne.

Vous ferez connaître au général Miollis qu'il doit surveiller le sénateur Lucien, qui parait entretenir des correspondances avec les ennemis de l'État; qu'il doit le laisser aller, et que, s'il fait effecti-

(i) AFiv 885.

(2) IHd.

vement des démarches pour s^embarquer et se livrer aux Anglais, il le fasse arrêter; que je recommande le secret à sa fidélité et à son zèle. Il surveillera le sénateur Lucien tant qu^il restera aux environs de Rome; mais il le ferait arrêter au moment où il s'embarquerait. Vous vous concerterez avec la marine pour faire arrêter le bâtiment qui est allé à Cagliari, lorsqu'il reviendra, pour faire saisir en même temps ses papiers et y mettre les scellés, faire arrêter le capitaine et réqnipage et les faire venir à Paris. Écrivez directement au commissaire de police de Cività-Vecchia.

MINISTRE DE LA POLICE GÉxéRALB (1).

Trianon, 7 août 1810.

Faites-moi un rapport plus détaillé sur le nommé Adelbert Périgord qui s*est établi à Londres. A-t-il été rayé ou amnistié? En a-t-il profité pour vendre ses biens, et est-il ensuite retourné à Londres?

Trianon, 8 aoAt 1810.

Je reçois votre lettre sur Mme d'Orléans. Sa lettre m*étonne ; je la croyais à Palerme. Elle y a été pour le mariage de son fils ; il me semble en avoir des preuves. Je ne puis comprendre comment elle se trouvée Barcelone. Donnez-moi des éclaircissements là-dessus.

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