‹ Lettres inédites de Napoléon Ier (an VIII-1815) (volume 3)Chapitre 133 sur 280 · AU COMTE COLLIN DE SLSSY · texte numérisé non relu

AU COMTE COLLIN DE SLSSY

Oftende, 23 septembre 1811.

J'ai toujours pensé que les licences que je donnais à la police devaient donner lieu à beaucoup d'abus. Je m'en suis Gé à vous là-dessus. Je vous envoie, de la mairie de Dunkerque, un état qui prouve que 2,800,000 francs de marchandises ont été importés par les licences de la police en France. On m'assure que beaucoup d'importations ont lieu à Ostende, à Boulogne, et même en Hollande, et qu'il y a 4 ou 5 millions d'introduction, ce qui forme un très grand privilège. Donnez-moi un état exact de ces importations (vous avez le secret de l'afiaire), et faites-moi connaître la fin de la question. L'objet pour lequel cela a été fait a-t-il produit une quantité égale à celle de l'importation en France? Ayez l'œil là-dessus ; car c'est sur vous que repose toute ma conCance. Le ministre de la police a trop peu d'expérience de ces matières, pour que je ne croie

(1) AFiv 89*.

(2) Ibid.

pas qu'il ne puisse pas être trompé par Tavidité des maisons. Faites vous-même un travail là-dessus.

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