‹ Lettres inédites de Napoléon Ier (an VIII-1815) (volume 3)Chapitre 139 sur 280 · A M. GAUDIX, DUC DE GAETE · texte numérisé non relu

A M. GAUDIX, DUC DE GAETE

MIMSTRR DES FIX.^XCES (1).

Amsterdam, 33 octobre 1811.

Faites mettre le séquestre sur tous les biens qui appartenaient cidevant au roi de Xaples à Rome, tels que palais et autres biens. Je n'ai rien donné au roi de Naples que les tableaux qui sont à rhôtel Farnèse. Ces biens m'appartiennent donc, et le Domaine a eu tort de les céder. Il faut sur-le-champ les mettre eu vente, et les faire entrer dans la masse des ressources domaniales de ce pays. Tous les agents que le roi de Naples peut avoir pour le gouvernement de ces biens seront renvoyés.

Amsterdam, 23 octobre 1811.

Parmi les prisonniers espagnols, il y en a un grand nombre, surtout parmi les Catalans, qu'il faudrait tenir dans des prisons d'Etat. Ce sont des brigands rusés, qui n'ont aucun honneur. Ils Gniraient par s'échapper, et nous feraient encore bien du mal. Dressez-en un état, et voyez le ministre de la police, qui vous donnera des renseignements sur leur compte. Il faut prendre sur-le-champ des mesures pour leur arrestation et leur détention dans des prisons d'État.

(1) AFiv 894.

(2) Ibid.

COMMANDANT EN CHEF l'aRMÉE D^ALLEMAGNB (1).

Rotterdam , 26 octobre 1811.

II est vrai que le prince Auguste est allé à Baie, et de là à Erfurt. La réalité est que le prince Auguste est amoureux fou de Mme Récamier; il lui a même fait une promesse de Tcpouser. L^autre, qui n'est pas si folle, s'en rit et s'en moque; elle a manqué au rendezvous de Bàle. Ainsi vous voyez qu'il y a bien peu de politique dans tout cela. Ce jeune homme est sans boussole et sans tête : ce qui désole, dit-on, la famille de Prusse.

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