A M. FOUCHÉ, DUC D'OTRANTE
Saint-CIoud. !•' juillet 1810.
Monsieur le duc d'Otrante, vos services ne peuvent plus m'ôtre agréables. Il est à propos que vous partiez sous vingt-quatre heures, pour demeurer dans votre sénatorerie. Cette lettre n'étant à autres fins, je prie Dieu qu'il vous ait en sa sainte et digne garde.
MINISTRR DE L.1 POLICK GÉNÉRALE (2).
Saint-Cloud, 1'' juillet I8I0.
Vous trouverez ci-joint une lettre pour le duc d'Otrante. Vous la lui ferez remettre dans le jour. Mon intention est qu'il aille dans sa
(i) AFiv 884.
(2) Ihid.
sénatorerie. Si cependant il entrait dans son projet de voyager dans les royaumes de Naples et d'Italie, je ne m*y opposerais pas ; dans ce cas, il faudrait qu'il vous donnât son itinéraire. Vous lui ferez connaître que, sUl ne voyage pas, je désire qu'il se retire à \ice. Je n'ai pas besoin de vous dire que, se rendant comme exilé dans sa sénatorerie, il ne doit y exercer aucune influence ni recevoir aucuns honneurs. Vous aurez soin que mon ordre soit exécuté, et que les vingt-quatre heures ne se passent pas sans qu'il se soit mis en route.
Saint-Clood. 3 juillet 1810.
Si ce qui est dit dans votre rapport du l*' juillet, relativement à des béguines d'Anvers, est vrai, il faut faire arrêter trois ou quatre des principales, et les mettre à la maison de force de Vilvorde, et faire arrêter en même temps quelques-uns des vicaires ou prêtres qui les mènent, et les faire enfermer à Fenestrelle.
6i4. — AU GÉIVÉRAL CLARKE, DUC DE FELTRE.
Saint-Clond, 3 juillet 1810.
Donnez ordre au duc de Reggio de faire Gler sur France, aussitôt qu'il aura fait son entrée à Amsterdam, tous les canons qui auraient été placés sur les lignes de cette ville et qui pourraient désormais servir contre moi. Tous ces canons, ayant été mis là en intention de révolte, seront envoyés en France.