A M. FOUCHÉ
Btyonne, 26 mai 1808.
Je lis datis Votre bulletin, à l'article d'Art Vers, la réponse du Contrebandier Vicusseux (2). tl est difficile d'être plus impudent. Cau-
(1) AFiv 863.
(2) Etienne Vicusseux était un des associés d'une maison d'Anvers qui avait des succursales à Hambourg et à Paris et qui pratiquait en grand la contre*
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scz un peu de cela avec le grand juge et le sieur Treilhard, pour voir s'il n'y a aucun moyen de faire pendre ces gaillards-là. Toutefois, il est convenable de faire mettre dans les journaux une réponse à ces arguments. Faites poursuivre vivement ces contrebandiers et faites mettre les scelles sur leurs biens, meubles et effets. Ecrivez à mon ministre en Hollande, et au ministre de Hollande ici, pour que le nommé Florent, de Breda, soit arrête. Vous me parlez de nommer une commission ; il me semble que j'ai déjà nommé une commission du conseil d'Etat pour ces affaires.
Donnez ordre que le nommé Desruisseaux, prévenu d'avoir été à Bayeux en 1801 avec une mission pour une correspondance anglaise, soit arrêté et mis dans un château fort. Je ne puis que blâmer votre coupable indulgence pour de pareils garnements. Que voulez-vous faire de la surveillance avec des misérables de cette espèce? Faites-les arrêter et enfermer au fort de Joux.
Faites-moi un rapport général sur tous les contrebandiers. Ne pourrait-on pas en tirer 8 ou 10 millions? Quel moyen y a-t-il de les faire juger?