‹ Lettres inédites de Napoléon IerChapitre 261 sur 493 · A M. FOUCHÉ · texte numérisé non relu

A M. FOUCHÉ

Bayonne, 16 juin 1808.

Je reçois l'interrogatoire de Malet, que j'ai connu dans tous les temps pour un très mauvais sujet, voleur, peu brave. Il avait déjà été compromis dans l'affaire d'Angouléme, il y a quatre ou cinq ans. Je ne donnai pas de suite à ce qui le regardait, parce que j'y reconnus beaucoup de bêtise; je continuai même à l'employer. Mais la récidive est un peu trop forte. En lisant votre dépêche, je vois que Florent-Guyot et Jacquemont y sont pour quelque chose. Quant aux sénateurs, si les accusés disaient avoir causé avec eux, ce ne serait pas une preuve; mais enGn ce serait un premier indice. Florent-Guyot passait pour un homme sage; ce n'est cependant pas la première fois, depuis l'an VIII, que j'ai à me plaindre de lui; c'est au moins la cinquième. Il m'est revenu qu'il était d'un fort mauvais esprit; cela ne m'étonne pas. Je lui avais, malgré ces sujets de mécontentement, donné une bonne place. Quant à l'autre, je n'en ai jamais entendu parler; on dit que c'est un ancien membre du Tribunat.

Mon intention est que la reine d'Étrurie et son fils logent à Compiègne et non ailleurs ; arrangez-vous là-dessus.

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