AU PRINCE CAMBACÉRÈS
ARCHICIIANCELIER DE L'EMPIRE (2).
Bayonne, 17 juin 1808.
Je reçois votre lettre du 13. L'interrogatoire de Florent-Guyot et
(2) Jùid.
de Jacqueniont m'a frappé; prenez-en, je vous prie, connaissance. Cette affaire mérite d'être suivie. Jacqueniont nie tout, non seulement ce que dit Malet, mais encore ce que dit Flore nt-Guyot. Cet homme trempe visiblement dans un complot. Je suppose que vous n'aviez pas connaissance de ces interrogatoires avant votre lettre du 13. Je vous prie de faire une enquête sur les personnes qui voyaient journellement ce Jacquemont. Faites venir le préfet de police et témoignez lui ma satisfaction de l'activité qu'il met dans la poursuite de ce complot. Recommandez-lui, indépendamment de ce qu'il m'écrit, de vous rendre compte tous les jours, et dirigez-le par vos conseils et votre prudence. Il est nécessaire que vous parliez de toutes ces affaires au conseiller d'Etat Pelet (1)...