AU PRINCE CAMRACERES
ARCH1CHANCELIKR DB l'BMPIRB (1).
Btyonne. 13 juillet 1808.
Faites venir M. Fouché. Demandez-lui ce qu'il veut dire dans sa lettre du 10, que je vous envoie. Pourquoi pense-t-il que je doive décimer le Sénat? Ne connaît-il pas la constitution ? ftë sait-il pas que je n'ai à nié plaindre de personne dans ce corps, qui n'a cessé de me donner des preuves de son attachement? Est-ce folie, ou ironie, de la part de ce ministre? Demandez-lui les preuves qu'il a que lé préfet 'de police] ait tenu 'ce langage. Faites venir celui-ci en pré-^ sence de M. Fouché, et tirez cette affaire au clair. Pourquoi lé ministre a-t-il ôté dû conseil de policé là connaissance de cette affaire? Envoyez-moi lé rapport et lé travail que le conseil a faits. J'ai blâmé qu'il ait ôfé là plume an Secrétaire légal dû conseil ; mais je n'ai pas ordonné que l'on revînt sur cette mesure, et vous ne lui avez pas dit cela. Enfin expliquez-moi ce (JU'à fouché dans tout cela. Est-il fon? A qui en veut-il? Personne né l'attaque; personne n'attaque lé Sénat. Qu'est-ce que cela veut dire? Je commencé à ne plus rien comprendre à la conduite de ce ministre. Que disent Real et Pelet de la Lozère? Que pensez-vous de tottt cela?
(i) AFiv 877.
216 LETTRES INÉDITES DE NAPOLÉON I er . — 1808,
Sa jalousie contre le préfet de police peut-elle le porter à de pareils excès?